Quels enfants laisserons-nous à la planète?

Projection - débat  avec des témoins comme  Xavier de Galzain, professeur à l'école Rudolf Steiner,  Caroline Sost, fondatrice et directrice de Living School, Paris,  Antonella Verdiani, chercheuse (éducation à la paix et à la non-violence),  Valérie Vincent, instruction en famille. Vendredi 16 mars  à 20h30, à la salle du Marais Poigny la Forêt [...]

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Joie et misère

       Elle s’invite dans les salons bourgeois de Paris, suivant les contours des dessins des tapis persans et l’or fin des tableaux des aïeuls, dans « la morosité qui court de demeure en demeure » comme le disait Sœur Emmanuelle. Elle s’infiltre dans les draps usés des lits superposés des chambres des migrants,  dans la promiscuité des enfants et des adultes entassés dans une seule chambre, l’Afrique en souvenir, déracinés, fatigués : c’est bien ceux qu’elle préfère. Elle brise les classes sociales, s’en fout de l’argent qu’elle asservie pourtant, elle en fait son esclave. Mine de rien, elle bouge d’une maison à l’autre ; du plus riche au plus pauvre des pauvres, la misère s’installe là il n’y a plus rien, là où plus aucun espoir est permis, plus d’espérance, plus d’horizon. Elle s’incarne de génération en génération : car on (s’) éduque à la misère comme on (s’) éduque à la joie, sauf que par elle on choisit d’entretenir le manque, la peur et la soumission à la peur. La misère est seule. Elle y tient à cette solitude, où même pas un pauvre ne peut la consoler car, comme le disait Don Elder Camara, « personne est si pauvre qu’il n’a rien à donner ». D’ailleurs, elle ne demande rien, la consolation étant porteuse d’espérance, elle n’accueille que peine ou manque d’amour. Chacun le sait, celui qui est pauvre est parfois riche de tout ce que la misère s’acharne à détester, la dignité en première, l’humour et aussi la joie.  Tandis que le miséreux lui, il se suffit à lui même, ferme les yeux et le cœur aux lendemains qui chantent, aux yeux rieurs des enfants, au respect de sa personne. Qu’est qu’on peut bien dire d’elle si on ne l’a pas vécue ? Qu’est ce que je peux en raconter moi, pour qui le seul contact régulier est le clochard assis sur le trottoir de ma rue ? Un jour nous nos sommes parlé : « Pourquoi vous êtes là, monsieur ? » je lui demande. « Regardez mes mains, madame, j’ai tout perdu. J’étais charpentier, puis il y a eu l’accident, voyez ? Je ne peux plus travailler... » « Mais, mais... » à  chacun de mes « mais » qui portaient des solutions possibles (une assurance ? la Sécu ? la médecine du travail ? un foyer d’accueil ...) son « non » était catégorique : « non, madame, j’ai choisi la rue ». Un point, c’est tout. La rue m’a choisi, il aurait pu dire aussi. Je me pose la question : est ce que le sien est juste un passage volontaire par le dépouillement, de distance temporaire de ce monde des biens, du bien que l’on se fait à soi-même, un choix de pauvreté ? Ou à l’inverse, c’est un non-choix de misère lorsque, dans un moment de faiblesse, il a fléchi face à la privation et au désespoir? La misère, je dirais, c’est l’opposé exact de la joie. Au contraire du clochard triste et résigné (mais, qui sait, la vie est parfois surprenante...), j’ai vu des enfants joyeux jouer sur des tas d’ordures avec des bouts de ficelles ou des pneus de voitures cassées. Je les ai vu rieurs et pleins de vie, la misère ne les ayant pas encore attrapés, ils jouissaient encore de la richesse immense de la joie de vivre. Comme le disait le maitre spirituel indien Osho : « La vie en elle-même est une toile vide. Elle devient ce que vous peignez dessus. Vous pouvez peindre la misère ou vous pouvez peindre la joie. Cette liberté est votre splendeur ». J’en suis convaincue, mais savoir qu’on a le choix, en avoir la conscience, est  aussi un luxe : il faut parfois que quelqu’un nous le dise.  C’est ce qu’elle fait Martine Roussel-Adam par ses actions et par le regard qu’elle pose sur les enfants qu’elle soutient en Inde et ailleurs. J’aime ce qu’elle écris, encore plus ce qu’elle fait car elle arrive au juste moment pour eux, lorsque le choix inéluctable de la misère n’est pas déjà fait et que leurs yeux scintillent encore de l’espoir d’un vie digne. http://www.amazon.fr/jardiniers-l%C3%A2me-Martine-Roussel-Adam/dp/2709637065/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1328866675&sr=8-1 [...]

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Il n’y a pas de bonne fessée

Voici un texte d'un blog ami (Joyeuse Education) que je vous recommande chaleureusement : Pourquoi les fessées, les gifles et même des coups apparemment anodins  comme les tapes sur les mains d’un bébé sont-elles dangereuses ? Elles lui enseignent la violence, par l’exemple qu’elles en donnent. Elles détruisent la certitude sans faille d’être aimé dont le bébé a besoin. Elles créent une angoisse : celle de l´attente de la prochaine rupture. Elles sont porteuses d’un mensonge : elles prétendent être éducatives alors qu’en réalité elles servent aux parents à se débarrasser de leur colère et que, s’ils frappent, c’est parce qu’ils ont été frappés enfants. Elles incitent à la colère et à un désir de vengeance qui restent refoulés et qui s’exprimeront plus tard. Elles programment l’enfant à accepter des arguments illogiques (je te fais mal pour ton bien) et les impriment dans son corps. Elles détruisent la sensibilité et la compassion envers les autres et envers soi-même, et limitent ainsi les capacités de connaissance. Quelles leçons le bébé retient-il des fessées et autres coups ? Que l’enfant ne mérite pas le respect. Que l’on peut apprendre le bien au moyen d’une punition (ce qui est faux, en réalité, les punitions n’apprennent à l’enfant qu’à vouloir lui-même punir). Qu’il ne faut pas sentir la souffrance, qu’il faut l’ignorer, ce qui est dangereux pour le système immunitaire. Que la violence fait partie de l’amour (leçon qui incite à la perversion). Que la négation des émotions est salutaire (mais c’est le corps qui paie le prix pour cette erreur, souvent beaucoup plus tard). Qu’il ne faut pas se défendre avant l’âge adulte. C’est le corps qui garde en mémoire toutes les traces nocives des supposées «bonnes fessées». Comment se libère-t-on de la colère refoulée ? Dans l’enfance et l´adolescence : On se moque des plus faibles. On frappe ses copains et copines. On humilie les filles. On agresse les enseignants. On vit les émotions interdites devant la télé ou les jeux vidéo en s’identifiant aux héros violents. (Les enfants jamais battus s’intéressent moins aux films cruels et ne produiront pas de films atroces, une fois devenus adultes). A l’âge adulte : On perpétue soi-même la fessée, apparemment comme un moyen éducatif efficace, sans se rendre compte qu’en vérité on se venge de sa propre souffrance sur la prochaine génération. On refuse (ou on n’est pas capable) de comprendre les relations entre la violence subie jadis et celle répétée activement aujourd’hui. On entretient ainsi l’ignorance de la société. On s’engage dans les activités qui exigent de la violence. On se laisse influencer facilement par les discours des politiciens qui désignent des boucs émissaires à la violence qu’on a emmagasinée et dont on peut se débarrasser enfin sans être puni : races « impures », ethnies à « nettoyer », minorités sociales méprisées. Parce qu’on a obéi à la violence enfant, on est prêt à obéir à n’importe quelle autorité qui rappelle l’autorité des parents, comme les Allemands ont obéi à Hitler, les Russes à Staline, les Serbes à Milosevic. Inversement, on peut prendre conscience du refoulement, essayer de comprendre comment la violence se transmet de parents à l’enfant et cesser de frapper les enfants quel que soit leur âge. On peut le faire (beaucoup y ont réussi) aussitôt qu’on a compris que les seules vraies raisons de donner des coups «éducatifs» se cachent dans l’histoire refoulée des parents. Alice Miller (Chacun est libre de diffuser ce texte, sous condition de ne rien y changer.) Tract issu d’un document proposé par La Maison de l’Enfance, à l’occasion de la journée de la non violence éducative le 30 avril. Le document est disponible via le site de Catherine Dumonteil-Kremer. Autres ressources proposées par le tract : Le site de l’association “Ni claques ni fessées” : http://www.niclaquesnifessees.org/ Le site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire : http://www.oveo.org/ Le site d’Alice Miller : http://www.alice-miller.com/index_fr.php Le site de La Maison de L’enfant : http://www.lamaisondelenfant.org [...]

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Aller à l’école avec joie

« Quand tu te réveille le matin es tu heureux d’aller à l’école ? » c’est la première question d’un formulaire que je distribue aux élèves et aux enseignants, lorsque je fais un sondage sur le bien-être dans leur école.  Pour ne citer que les résultats sur les étudiants, une très grande majorité de « oui » apparaît dans les écoles (tous niveaux confondus)qui utilisent une pédagogie ouverte, interactive, coopérative et où l’on privilégie l’épanouissement de la créativité des élèves. Si la plupart de ces établissements est privée, il y a pour autant en France des écoles publiques, notamment maternelles et primaires, qui se fondent sur une telle vision pédagogique. Tandis qu’au collège et au lycée ça se gâche sérieusement... Les réponses au questionnaire le démontrent : les « oui » se font rares, remplacés par une pluie de  « moyennement, rarement, pas du tout ». Or, si l’on considère les 12 millions d’élèves en France, chaque matin l’équivalent des habitants de l’agglomération urbaine de Bangkok se lève pour aller à l’école. Mis à part les millions de parents (dont la catégorie se croise forcement avec les enseignants), le réveil sonne aussi pour les 850.000 profs et maîtres d’école, nombre correspondant à la population de Marseille, qui vont leur dispenser des cours de la maternelle au lycée. Essayons maintenant de visualiser cette énorme masse d’individus âgés en moyenne entre 3 et 60 ans qui, « rarement ou pas du tout » heureux, voir carrément malheureux,  angoissent à la simple pensée de se rendre à l’école. Les bienheureux existent pourtant, ceux qui répondent « oui, je suis heureux ! » à mon insidieuse demande, et représentent une espèce encore en voie de développement que l’Education Nationale s’obstine à reléguer depuis désormais plus d’un siècle (l’âge de la pédagogie Montessori, par exemple) dans la catégorie des « différents ». Faute de manque de données, car à mon grand regret il n’y pas en France une enquête à grande échelle sur le bien-être à l’école, on ne peux pas les quantifier ; mais il y a des fortes chances qu’ils se situent, à l’instar des « créatifs culturels » avec lesquels ils partagent beaucoup de valeurs (la coopération, l’empathie, etc.) aux alentours du 17% de la population française. Revenons maintenant à la majorité, celle pour qui « l’école n’est pas un long fleuve tranquille » et tâchons d’imaginer (ou de nous souvenir) ce qui se passe dans leur esprit au son de ce maudit réveil.  Appartenant plutôt à la tradition orale (avec des incursions parfois dans l’écriture, comme le démontrent les « à bas la maitresse » gravés par des générations entières sur le bancs d’école), le genre représenté par les « pensées scolaires au saut du lit» reste  immuable et se perpétue pendant les siècles : ça va du « je déteste cette prof » (phrase prononcée à tour de rôle par chacun de mes trois enfants) à  « il se prend pour qui ce c... » (tendre pensée pour le jeune collègue fraichement nommé). Sans parler des angoisses provoquées par les reformes pédagogiques recourant, les nouvelles circulaires ministérielles ou, dernières en date, les mesures de suppressions de postes... avuons le, la joie ne caractérise pas la population scolaire !  Alors, quoi faire ? Attendre qu’une nouvelle décision arrive du ministère, du principal, du maître, du haut de la pyramide ? Attendre que ça explose ? Peut être, mais entre temps, je propose de continuer l’exercice d’imagination (on le sait bien, en période de crise les rêveurs et les optimistes ont la côte) et d’inverser cette tendance qui rend cyniques et négatifs même les enfants, les êtres les plus enthousiastes de l’univers.  Imaginons donc 13 millions d’individus qui demain matin se rendent à l’école avec joie.  Il y a des chances que nous y faisions partie : imaginons nous donc heureux à la simple perspective de passer la journée dans un endroit où nous sommes respectés, reconnus, écoutés. Où nous avons le bonheur d’apprendre. Faisons ce rêve sans attendre: l’école est à nous, nous y passons des milliers d’heures de notre existence et nous méritons qu’elle devienne ce que nous désirons tous, un lieu de paix avec nous mêmes et avec les autres. Avis aux usagers : attention, la joie est un virus contagieux.   Il y a même un Guide des écoles différentes, par exemple, publié par Roger Auffrand aux éditions Aie/Possible.  Association pour la Biodiversité Culturelle, Les créatifs culturels en France Editions Yves Michel. 6 heures par jour x 5 jours/semaine = 30heures à l'école/semaine x 38 semaines = 1140 heures x 12 ans = 13.680 heures... c'est le temps passé en classe par un étudiant dans nos écoles du primaire à l’université. [...]

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URGENT MESSAGE FROM AUROVILLE

Dear friends of Sadhana Forest, On Friday December 30, Cyclone Thane hit the states of Tamil Nadu and Pondicherry with heavy rains and wind speeds of up to 135 kph (83 mph) and tidal surges of up to 1.5 meters (5 feet). The cyclone hit the whole coast from Chennai down to Karaikal. Our district, Villupuram, is among the worst hit as the cyclone epicenter hit close to Pondicherry. Damage to a residency. Sadhana Forest was highly affected by the cyclone. The storm hit us around midnight and strengthened throughout the morning. Around 2:30 AM on Friday morning, 94 volunteers, including families and children, were evacuated from their living spaces to the safest dormitory in Sadhana Forest. In time, the dormitory roof suffered severe damage and everyone underneath was quickly soaked. Although the conditions were very harsh, all of our volunteers kept their spirits high and cared for each other. We are all thankful for going through this experience in a loving supportive community. Sadhana Forest suffered damage on every structure. Out of 20 houses of the long term volunteers, 14 have been completely destroyed. This has been our greatest loss. These houses accommodate those who have committed to work with us for a few years or more with complete dedication. Additionally, the roofing material of all the huts including: the main community hut, the kitchen, the dormitories, and the remaining residential houses were blown away by the strong winds. The foundations and safety of most huts are severely compromised due to very wet soil around the structures. Also, the laundry and the shower huts were both ruined by the storm. In the forest, most of the young TDEF trees that we have planted survived. Unfortunately many of our older trees and Acacias have fallen. The vegetable garden and orchard have been completely devastated. The majority or our fruit trees including all the banana trees, papaya trees, and mango trees were uprooted. The traumatic experience of the cyclone didn’t hinder the volunteers’ spirits. As soon as the sun reappeared we started clearing the paths, making urgent repairs, drying bedding and blankets, and salvaging belongings from the broken homes. However most of the repairs require the purchase new materials and skilled labor which incur heavy costs. We need urgent help from all our well-wishers, friends and family around the world. The total damage to infrastructure is estimated at: 2,800,000 Indian Rupees, equivalent to 41,790 Euros or 52,830 US Dollars. If you’d like to support rebuilding a long-term volunteer’s hut, it would cost 90,000 Indian Rupees. Please see the attached spreadsheet with the detailed estimate of all emergency rebuilding costs. Thank you very much for your care and love for Sadhana Forest. Lots of love, Yorit and Aviram Donate to Support us:   Sadhana Forest Emergency Cyclone Repair Estimate Rebuild 14 Long Term Volunteer Huts at 90,000 each 1,260,000 Couples’ Huts 110,000 Children’s Land Toilet 50,000 Fencing 100,000 Laundry Hut 100,000 Roof Repairs 6 Long Term Volunteers Huts roofs at 50,000 each 300,000 Main Hut Roof 28,000 Family Hut Pillars + Roof 25,000 Solar Panel Hut Roof 15,000 Retreat Hut Roof + Pillars 30,000 Family Hut Roof + cross beam 10,000 Tool Shed roof 10,000 Entrance Hut Roof + cross bean 25,000 Parking roof 10,000 Shower Hut roof 90,000 Toilet dorm roof, broken wood on support 40,000 Middle Dormitory roof 20,000 Training dorm roof 200,000 Kitchen dorm roof 50,000 Kitchen roof 80,000 Pillar Repair Bike Hut 2,000 Toilets, walls 15,000 Healing Hut 20,000 Old Shower pillar, doors 30,000 Dosa Kitchen pillar 3,000 Replacement of Damaged Equipment Water Tank 5,000 Children’s Land shade net 15,000 Children’s Land water tower 70,000 Children’s Land PVC pipe 2,000 Solar System new invertor, connectors 85,000 Total Estimate in Indian Rupees: 2,800,000 Total Estimate in Euros: 41,790 Total Estimate in US Dollars: 52,830   inShare [...]

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The flow

Dans les années ‘90, Mihaly Csikszentmihalyi définissait le bonheur comme un état indépendant des conditions externes, mais dépendant  plutôt de la façon dont elles sont interprétées, car elles résultent de l’orientation des individus vers des intérêts matériels et/ou immatériels. Son travail est largement connu au grand public à propos de ce qu’il appelle le flow, « l’expérience optimale », clé de l'épanouissement de l'individu, caractérisée par « un état de flux, de mouvement et de concentration vers la réalisation de tâches qui mobilisent toutes les compétences. »  Si l’on pense aux enfants en particulier, il n’est pas rare de les observer pendant qu’ils en font l’expérience lorsque, par exemple, ils se concentrent sur une activité (un jeu, un dessin, la construction d’un objet...) ou sur l’observation de quelque chose qu’ils aiment spécialement. Regardez cette vidéo du point de vue du flow. Au delà des cris enthousiastes "au genie" (qui me paraissent personnellement deplacés car cette experience est accessible à tout enfant qui aurait accès à des conditions semblables), cette fillette de 4 ans est totalement prise par sa peinture, âme et corps. Ses parents, semble-t-il, ont l'intelligence et les moyens de la laisser faire: un espace lumineux lui est consacré, du matériel, des toiles et des couleurs à profusion, et surtout la liberté de pouvoir jouer avec tout ça, tant pis pour la robe ou les cheveux!  Je me souviens avoir observée moi-même ma fille de 3 ans lorsqu’elle fabriquait des collages qui rappelaient des tableaux d’art moderne pour leur originalité et qu’elle collait après coup sur la porte de sa chambre. Comme pour la fillette de la vidéo, rien ne pouvait la distraire de cette tâche qui l’absorbait totalement; tout son corps, son visage, ses petites mains étaient en accord avec les gestes qu’elle menait avec une grande précision et une assurance étonnante pour son âge. Transportée par son œuvre, elle rayonnait de bonheur car elle était en contact évident avec celle que Guy Corneau appelle sa propre source créatrice, son égo étant «dilaté par un type d’action où l’on s’oublie soi-même ». C’est un état où l’identité disparaît de la conscience et la temporalité est suspendue, c’est l’« ouverture d’une porte vers le ciel » comme la décrit un poète interviewé par Csikszentmihalyi.  Aujourd’hui un nombre grandissant de recherches s’intéresse à l’étude du Flow en contexte éducatif, par exemple pour étudier les questions autour de la motivation des élèves du supérieur, de l’impact des pédagogies actives ou du soutien des étudiants par les enseignants : tâchons de croire qu’elles puissent ouvrir grande la porte à une autre approche de l’éducation, celle qui laisse la place à la joie de l’être.   Csikszentmihalyi, Mihaly Vivre, la psychologie du bonheur, Robert Laffont, 2004. A ce sujet lire aussi de Dominique Chapot  Et si on choisissait d’être heureux ? Editions du Seuil, 2006 Csikszentmihalyi, Mihaly La créativité - Psychologie de la découverte et de l’invention, Robert Laffont, 2006. [...]

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Le secret du bonheur? Aimer ce qu’on fait, faire ce qu’on rêve, …

 avec mes meilleurs voeux de bonheur  et de joie pour tous!  [...]

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La joie en période de crise! Emission sur Radio Plaizance

Je suis intervenue le 13 décembre dans l'émission de Bernard Fagot "Regards d'ici et d'Ailleurs". Vous pourrez l'écouter via internet sur :  http://plaizance.radioperigueux103.com/2011/12/regards-dici-et-dailleurs-rv-avec-la-joie-en-periode-de-crise/ Merci à Bernard! Regards d’Ici et d’Ailleurs RV avec la joie en Périoe de crise ! by bernardfagot on déc.14, 2011, under Regards d’ici et d’ailleurs - Les mardi de 17 à 18h [...]

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ART, JEU, SPORT: PLAISIRS SUPERFLUS OU LEVIERS EDUCATIFS?

     ART, JEU, SPORT :  PLAISIRS SUPERFLUS OU LEVIERS EDUCATIFS ? Solutions d'entrepreneurs sociaux pionniers   86ème rencontre "Alter Mardis : Parlons Solutions" « Le jeu devrait être considéré comme l’activité la plus sérieuse des enfants », disait le psychologue Bruno Bettelheim. Dans un contexte d’escalade du malaise à l'école - professeurs déboussolés, violences croissantes, élèves à la dérive, apprentissages en faillite -, il est plus que temps de réfléchir à de nouvelles méthodes pour préparer l’avenir de nos enfants. Avec leurs pédagogies innovantes donnant au sport, au jeu, à l’ouverture artistique une place essentielle, des entrepreneurs sociaux remportent de vrais succès...  Nombreux sont les enfants pour qui se comporter dans la vie sociale peut relever d’un vrai défi. Cette réalité concerne les enfants en difficultés notoires : enfants des rues, enfants soldats, jeunes délinquants, enfants socialement marginalisés mais aussi plus généralement tout enfant malmené par la vie, que ce soit dû à un choc affectif, social, scolaire ou psychologique ou à sa situation en général. Tous ces enfants ignorent ou éludent les règles de la société : ils se construisent leurs propres remparts et finissent par se replier sur eux-mêmes. Comment les aider à se sentir à nouveau exister et à retrouver le chemin de la vie ? Comment les aider ensuite à se réconcilier avec les autres et à retrouver le goût de l’avenir ? Certaines pédagogies basées sur le jeu, l’apprentissage des arts (musique, peinture...) ou le sport, montrent des résultats étonnants. En lui donnant les moyens de s’exprimer, elles permettent à l’enfant d’être valorisé, de reprendre confiance en lui et l’aident à ressentir de nouveau la « joie de vivre ». Elles l’initient à l’apprentissage d’une valeur essentielle pour s’épanouir en société : l’empathie. En bref, elles accompagnent l’enfant sur un chemin de résilience et de socialisation. Comment s'inspirer des différentes initiatives pionnières d'entrepreneurs sociaux pour provoquer le changement sociétal indispensable ? En présence de : Martine Roussel-Adam, Présidente de l’associationChemins d’enfance et auteur de l’ouvrage Les jardiniers de l’âme qui raconte et analyse des expériences innovantes dans l’accompagnement des enfants en difficultés à travers le monde. Chantal Mainguené, fondatrice et responsable du développement de l’association  Mom’artre, et fellow Ashoka. Mom’artre propose une solution de garde d’enfants innovante à travers des lieux inédits de prise en charge complète après l’école, où les enfants ont accès à des activités artistiques et culturelles dans un cadre ludique. Antonella Verdiani, consultante et formatrice dans le domaine de l’éducation. Auteure de plusieurs publications sur l’éducation à la paix, la transdisciplinarité et l'éducation à la joie, approche pédagogique qu’elle a fondée. Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, il a mené de nombreux travaux de recherches notamment sur les relations que nous établissons avec les images et nos rapports aux nouvelles technologies (dont les jeux vidéo). Il est l’auteur de très nombreux livres, notamment sur la résilience et l'empathie.  Retrouvez les prochaines rencontres AMPS sur le site d'Ashoka.   Rendez-vous: Mardi 13 décembrede 19h30 à 21h00 au Comptoir général 80, quai de Jemmapes 75010 Paris M°République/ Jacques Bonsergent INSCRIPTION GRATUITEMAIS OBLIGATOIREINSCRIVEZ-VOUS En présence de: Martine Roussel-Adam, Présidente de l’association Chemins d’enfance et auteur de l’ouvrage Les jardiniers de l’âme Chantal Mainguené, fondatrice et responsable du développement de l’association Mom’artre, et fellow Ashoka. Antonella Verdiani, consultante et formatrice dans le domaine de l’éducation. Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste.                             EN PARTENARIAT AVEC :            Les Alter Mardis : altermardis@groupe-sos.orgGroupe SOS : www.groupe-sos.orgAshoka : www.france.ashoka.org [...]

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Les êtres sont condamnés à la joie: en hommage à Guy

           En Hommage à Guy Corneau  C'était en 2011, à Montréal lorsque dans le cadre des recherche sur mon livre sur la joie, Guy me fit l'honneur d'une interview. Nous passâmes plus d'une heure ensemble, dans les coulisses d'un théâtre où se jouait la pièce d'une amie danseuse, un spectacle auquel il m'invita. Je garde le souvenir d'un homme bon, charmant, profondément gentil et généreux, sensible et attentif : un exemple de l'intelligence du cœur en action.    Bon voyage Guy! Interview 2011: Antonella : Dans ton dernier livre* tu nommes la joie en tant qu’expérience personnelle, reliée à ton vécu. Ce sur quoi j’aimerais que l’on échange ce soir part du constat que la joie existe beaucoup chez les enfants, mais que l’école ne fait qu’entasser tout ce potentiel de vie. Est ce que tu penses que la joie est innée ? Est-elle toujours là ou bien elle peut disparaître? Et si oui, peut on aller la « repêcher » au fond de nous?                                       Guy : Je n’ai pas les mêmes inquiétudes que toi. Les tibétains parlent du fond lumineux de l’être, la joie. Pour moi qui a été près de mourir deux fois, ce que l’on découvre près de la mort ou de l’autre coté de la vie, c’est la joie, une joie pure. Dans les deux cas c’est ce contact avec la joie pure qui m’a guéri, un contact qui dure pendant des semaines, pendant des mois. C’est la béatitude, c’est l’extase.   A : C’est la joie sans objet... G : Oui, une joie complètement gratuite. J’ai moins d’inquiétudes que toi parce que je pense que de toutes les façons, les êtres sont condamnés à la joie, ils sont condamnés à la liberté. Ils ne peuvent pas abolir la joie ; de même ils ne peuvent pas abolir la lumière, c’est impossible. Il se peut que l’expérience (de la vie) ne se termine pas bien, mais au fond ce n’est pas si grave non plus, la joie reste ainsi que le goût de la joie. On pourrait penser que les soubresauts dans lesquels notre monde passe actuellement, tous ces signes d’éclatement, soient les signaux de la naissance d’un nouveau monde où il y aura plus de joie et plus de lumière. Peut être qu’il va y avoir aussi (dans ce passage) de la douleur, des ruptures et des conflits très importants , mais au fond ces excès préparent la venue d’un nouveau monde qui va vers des choix plus essentiels, donc vers la joie et la lumière. Je ne suis pas quelqu’un de très religieux, mais je souhaite vraiment l’avènement d’une religion de la Lumière.  Ce qui m’intéresse est que les êtres humains se reconnaissent en tant qu’êtres lumineux, des êtres créateurs qui sont venus exprimer la lumière dans le monde, de l’amour, de la joie. Maintenant, si l’on regarde du coté de l’éducation et en particulier à propos du lien entre ce que tu appelles l’aspect transcendantal et l’aspect horizontal, quand est ce que les êtres humains expriment de la joie dans leur vie?  C’est quand ils expriment quelque chose qui vraiment fait partie de leur essence, de leur élan de vie, de leur élan créateur ! C’est vrai pour les enfants et les adultes : que tu sois content d’avoir réussi des recettes de cuisine, que tu fasse une cabane à moineaux de tes propres mains ou que tu fasse pousser des légumes, là il y a une joie qui est liée à ce que tu as accompli et qui t’as remis en contact avec la vie créatrice. Comme Jung, je pense que les êtres humains sont essentiellement créateurs, que l’inconscient est essentiellement créateur. Toutes les fois que l’on est dans l’élan créateur ce qui répond c’est la joie, la joie dans l’être qui est à la fois très horizontale et très communicative, et qui permet  de toucher au fond et à la nature essentielle de l’être, la joie pure. A : Je suis d’accord, mais ne trouves tu pas que telles qu’elles sont structurées aujourd’hui, les écoles ne font que tuer cette créativité ? G : Oui, t’as raison, mais ce n’est pas vrai que c’est seulement l’école qui fait ça ; c’est nous qui le faisons à nous mêmes. Car quand tu es dans cet état de joie très profonde, tu te rends compte que tu as passé 99% de ta vie à résister à la joie. Ce n’est pas vrai que c’est l’école ou les parents qui le font, c’est toi qui te le fais à toi même ! Nous sommes construits de façon telle que la réponse que nous donnons à l’angoisse de vie est dans la recherche de reconnaissance ; ainsi on s’aliène des parties plus joyeuses de soi même et on en a peur. Les êtres humains ont peur de la joie parce que la joie les ouvre ! A : Je donne aussi une interprétation « politique » à ce phénomène car je pense que le système éducatif actuel n’est que l’expression de ce monde qui est en train d’éclater aujourd’hui, lequel est fondé sur la peur. Ainsi on nous apprend depuis tout petits à respecter beaucoup de règles et d’interdits. Par exemple, il y a une expression française qu’on apprend très tôt aux enfants à l’école et en famille qui est: « tu n’as pas le droit ... de faire ceci, de faire cela », comme si au fond on n’avait pas le droit de devenir les créateurs de notre propre vie. Donc si on inverse le processus comme on le fait dans l’éducation à la joie, on peut essayer d’aller dans l’autre sens en partant de la richesse qui est déjà là: on reconnaît d’abord la joie en soi, dans l’enfant, et par la joie on arrive à se libérer, comme tu le dis. G : Oui, mais il faut que tu trouves des leviers éducatifs qui permettent ça. J’ai donné une conférence qui s’appelle « Le meilleur de soi et l’enfant » sur la question : quoi dire à des parents qui veulent éduquer leurs enfants en leur permettant de rester en lien avec leur essence créatrice et donc avec la joie qui est liée à cette essence ? A : Il s’agit de leur apprendre à oser eux mêmes. G : Oui, mais pour moi la peur ne vient pas de l’école, elle est existentielle dans les êtres humains, qui ont peur de vivre, de naitre, de mourir. Et dans chaque être, indépendamment de l’école, il y a une quête qui va l’obliger de déconstruire quelque chose en lui qui est de l’ordre de la peur, qui va lui faire reconnaitre ses racines, les dépasser et retrouver de la joie. C’est donc de la joie que l’être humain a profondément peur, de sa réelle liberté de créateur, face à lui même, face à la vie.  C’est sur, moi aussi je souhaite une école qui soit plus attentive à ça, mais je mesure l’étendue de la tâche... A : Enorme ! G : Elle est énorme parce que toutes les structures sociales vont être en jeu. Et je suis convaincu qu’elles vont changer... A : Elles vont éclater ! C’est triste à dire, mais je suis confiante en quelque sorte dans le malaise des parents, des élèves, mais surtout des enseignants qui n’en peuvent plus. G : Ils sont sur la ligne de front. Quand j’avais mon cabinet de psychanalyste je recevais beaucoup d’enseignants et je leur disais : « ce n’est pas seulement vous qui êtes malade, mais le système dont vous faites partie et donc dans ce sens, ne prenez pas tout comme personnel. » Car c’est une maladie collective, une lutte continue (du système) contre les différences, dérivée de la difficulté de nous entendre, de nous harmoniser.  A : Mais il y a de l’espoir, n’est ce pas ? G : Il y a de l’espoir, mais aussi beaucoup de heurts et des ruptures dans les vies individuelles de gens, avec beaucoup de tourmentes. Chaque personne est convoquée à des choix très personnels : « Est ce que je choisis la paix, la joie ? Est ce que je choisis l’amour, d’exprimer la partie lumineuse de moi même ? Et même de la découvrir ? Ou bien, est ce que je choisis d’être un esclave des conditions ambiantes ? » Parce que dans ce dernier cas, c’est  la souffrance qui t’attend. Mais en même temps ces cassures sont nécessaires pour permettre que le fruit s’épanouisse ! Je regardais l’autre jour avec mon fils de 11 semaines une statue de Bouddha qui l’attirait et le fascinait beaucoup. Quand on regarde une statue de Bouddha, on y voit l’expression de la pureté humaine. Je pense que chacun de nous est invité à laisser émerger une chose aussi pure, aussi simple, lumineuse mais aussi fragile.  Je me dis que c’est vraiment à ça que chaque être humain est convoqué : à une maîtrise complète de soi même, une maîtrise de l’esprit, du cœur, du corps, du comportement, de tout... C’est un achèvement fantastique, un accomplissement très joyeux, mais quand tu mesures la distance (qui existe) avec ça, tu te dis, « wow, moi je suis « en chantier » par rapport à ça, comme une pierre brute.  Comment donc je vais arriver à laisser émerger la joie ? ». Pour moi c’est tout l’intérêt de la chose. Bien sûr, on peut arriver (à entreprendre) cette voie là par  l’éducation. En ce qui me concerne dans mes conférences, je cherche à éveiller chez les individus le goût d’aller vers la joie et de l’exprimer dans leur vie, de découvrir et d’exprimer l’amour qu’ils sentent, parce que des toutes les façons le bonheur lui même repose là-dessus. Dans ce sens là, je ne suis pas inquiet car des toutes les façons la joie est l’appel profond de chaque être humain. Merci à Guy de m'avoir accordé cet entretien, réalisé en octobre 2011 à Montréal.  *Guy Corneau, Revivre! Les éditions de l'Homme www.guycorneau.com [...]

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Stage d’une journée…

Eduquer aujourd'hui n'est pas synonyme de bien être, ni pour les élèves ni pour les enseignants, encore moins pour les parents.  Et si nous commencions NOUS MEMES à inverser cette tendance? Et si on faisait du bonheur et de la joie de vivre, les véritables buts de  l’éducation et donc de l’existence ? STAGE D'INITIATION pour enseignants, parents, éducateurs Eduquer à la Joie© Paris, le 3 décembre 2011 Pendant une journée vous allez découvrir le parcours que l’Education à la Joie© propose à travers des moments de partage de connaissances, des exemples de pédagogies venant d’ailleurs et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser à l’école, à la maison, avec vos enfants et dans toute autre situation. Basé sur la participation active et sur le vécu des participants, le module ici proposé servira d’introduction à la formation complète d’Eduquer à la Joie©. L'atelier est ouvert à tous, mais il est recommandé en particulier aux enseignants, aux parents et tous ceux qui sont dans la transmission des connaissances et savoir-faire. Déroulé de la journée v  L’importance de la Joie dans le processus d’apprentissage. De la joie - émotion à la Joie - état : un parcours éducatif transdisciplinaire. v  Comment reconnaître l’élève/le jeune, ses intérêts, ses passions, ses espoirs. Comment reconnaître si les activités choisies par l’élève/le jeune sont source de joie en lui. Les 4 étapes de l’éducation à la Joie : reconnaître, résonner, révéler, réveiller/éveiller. v  Les moyens à disposition dans ce processus (connaissance, compréhension, écoute empathique, intuition) : comment et quand les utiliser ? v  La posture de l’enseignant : passer de celui qui sait tout à celui « qui sait qu’il ne sait pas ». v  La Joie intégrale (corps, âme et esprit). v  Exercices, partages, mise en commun. Animation :   Antonella Verdiani, Docteur en sciences de l’éducation                                                                          Lieu : 48, rue d’Alésia  75014 Paris (Métro Alésia)                                                                                                           Date : Samedi 3 décembre 2011 de 10 à 18 heures (pause de 13h à 14h30) Tarif : 110 €   Le nombre des places étant limité, réservez vite en téléphonant au 06 75 20 93 35 ou par email : antonellaverdiani@gmail.com     Antonella Verdiani base son travail à la fois sur une expérience de terrain et de recherche dans le domaine de l’éducation. Elle a exercé comme fonctionnaire internationale à l’UNESCO de 1987 à 2005  (en Afrique et à Paris) en tant que spécialiste de programme à l’UNESCO en charge de programmes d’éducation à la paix et la non-violence. En 2002 elle obtient un Master en Sciences de l’éducation ayant comme sujet la médiation dans les banlieues parisiennes. Parmi ses activités à l’UNESCO, elle s’est occupée de stimuler et diffuser dans différents pays les pratiques de résolution de conflits dans le contexte éducatif, par l’écriture d’articles et publications et par des conférences et des séminaires.  Dans son activité de recherche, elle s’est intéressée à l’Inde et en particulier à l’expérience d’Auroville où elle a menée une recherche de Doctorat (2008) aboutissant à une thèse sur l’approche intégrale en tant que voie pour une « éducation à la joie ». Consultante pour différentes agences des Nations Unies, elle est actuellement experte pour la « Chaire transdisciplinaire UNESCO de développement humain et culture de la paix» de l’Université de Florence (Italie) qu’elle a contribué à créer en 2005. Depuis 2008, elle collabore au Centre d’innovation et de recherche en pédagogie de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Actuellement elle donne des formations basées sur  son approche « Eduquer à la joie », sur laquelle est également en train d’écrire un livre (à paraître en 2012). Avec le collectif « Le printemps de l’éducation » elle travaille à un projet de rencontres sur le renouveau de l’éducation. [...]

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Jonathan le Goéland s’est posé sur un banc d’école…

Je reviens de Montréal avec l’impression délicieusement ancrée en moi que le changement dans l’éducation (pratiques pédagogiques innovantes, approche éducative centrée sur l’enfant, relation paritaire enseignant élève, respect des rythmes de l’enfant, etc.) est finalement possible dans le système public puisqu’il y a des gens qui le réalisent depuis plus de trente ans! Dans la recherche que je mène sur des écoles (tous niveaux confondus) où « il fasse bon aller » dans le cadre de mon livre sur l’éducation à la joie, je suis  tombée (non pas par hasard, puisque j’ai été invitée et guidée par le professeur Charles Caouette qui l’avait fondée en 1974 avec Denise Gaudet) sur l’ École primaire alternative Jonathan à Montréal où le taux de bonheur et de joie des enfants et des enseignants me semble atteindre des niveaux très élevés ! Bien sûr, on pourra objecter que je ne suis restée qu’une matinée ; bien sur, on ne m’aura peut être montré que des aspects positifs ; bien sûr, je n’ai pas eu le temps de vivre le quotidien de l’établissement, ni la routine... mais, si je me fie non seulement à mon instinct, mais aussi à mon expérience de chercheuse (aussi dans le cadre international), je peux affirmer que l’on respire dans cette école une atmosphère « spéciale » et rare de qualité de l’éducation fondée sur des éléments divers que je nommerai en ordre aléatoire. De quoi s’agit-il? La liberté.  Les enfants travaillent à leur rythme, assis par petits groupes, libres de se lever quand ils veulent, aller parler avec les copains, circuler dans d’autres classes, questionner l’enseignant, tandis qu’ils sont concentrés sur l'activité qu’ils ont choisie auparavant. Oui, c’est leur choix qui s’impose et pas celui des profs, encore moins de leurs parents! Ainsi les sujets et les thématiques qu’ils décident de développer au début et en cours de l’année deviennent leurs projets personnels (ou collectifs) et surtout des défis réels qui contribuent à enrichir leur expérience de vie. La mixité (d’âge, de sexe, de niveaux de connaissances).  A l’intérieur des classes, des enfants de 5 à 11 ans se côtoient et travaillent ensemble sans aucune division artificielle. A cela s’ajoute la formation par les pairs qui semble très efficace: lorsque, comme j’ai pu l’observer, une « ancienne » d’une dizaine d’année peut expliquer sans perdre patience le mécanisme d’une opération d’arithmétique à un « nouveau » de 6 ans, l’apprentissage se fait dans les deux sens. Celui qui transmet apprend autant que celui qui reçoit, sans aucun rapport de pouvoir. Le silence. OUI j’ai bien dit le silence... puisque lorsque il y a attention, soin, intérêt et finalement amour pour ce que l’on fait et on étudie, il y a harmonie.  Les conversations se font sur un fond (et un ton) doux, on n'a pas besoin d’hurler, on apprend très naturellement que le silence est (une règle) d’or.  L’écoute et le partage. L’écoute de l’autre, des autres, de son propre rythme, de sa singularité et sa spécificité, dans sa différence et sa ressemblance. Les enfants ont le temps de se faire connaître pour ceux qu’ils sont, ce qu’ils vivent, ce qu’ils désirent et expérimentent : des recettes de cuisine de pays différents (des pizzas par exemple !) au cours de percussion sur djembé, un univers de connaissances provenant du vécu des uns et des autres est partagé dans les ateliers, lieux d’apprentissages privilégiés. «Autant d’occasions de vivre des moments de groupe significatifs, dit la brochure d’information de l’école, tout en s’exposant à un large éventail de sujets.  Les ateliers sont offerts par les enfants, les parents et les éducatrices en fonction des forces et des sujets d’intérêt de chacun. » La liste pourrait continuer ... je vous invite, pour en savoir plus, à lire le document de l’école consultable dans le site web (http://www2.csmb.qc.ca). Cependant, s’il y avait un secret que l’on pourrait dévoiler au sujet de l’ École Jonathan, il serait sûrement à propos de la démarche intégrale que la communauté éducative  (enseignants, parents et élèves) met en œuvre. Favoriser le développement intégral des enfants, valeur qui est au cœur du modèle pédagogique, signifie veiller à l’épanouissement de tous les aspects de la personnalité de l’enfant. Comme dans les écoles d’Auroville (voir mon article dans ce blog «  Éduquer à la joie »,  basé sur l’expérience de ma recherche de doctorat dans cette communauté en Inde), ici le « mental » est autant développé que le « physique », autant que le « psychique ».  « Ainsi, dit la brochure de l’école, en plus des matières de base telles que le français et les mathématiques, l'autonomie et la liberté assumée de façon responsable sont aussi objets d'apprentissage.  Le dépassement de soi et l’autoévaluation sont valorisés et font contrepoids à la compétitivité et la comparaison qui dominent actuellement notre société.  L'acquisition d’une saine confiance en soi et d’une bonne connaissance de son potentiel d'apprentissage procure à l’enfant des outils qui lui rendront service tout au long de sa vie. » Je crois pour conclure, que le Goéland Jonathan Livingston qui a inspiré le nom de cette école  pourrait se poser sans crainte aucune sur le banc d’une de ses classes : personne ne lui tirerait les plumes, il n’y aurait pas d’enfants méchants pour le chasser avec des pierres, mais au contraire, on se bousculerait pour l’écouter comme le faisaient ses élèves goélands dans le but d’apprendre à voler pour la gloire de voler. Ainsi, vous pourriez l’entendre dire ... « que la liberté fait partie intégrante de son être et que tout ce qui entrave cette liberté doit être rejeté; que ce soit un rite, une superstition, un interdit.  Enfin, que la seule loi digne de ce nom est celle qui montre le chemin de la liberté ». (C'est là ce que j'entends par amour...) Je remercie du fond du cœur Charles Caouette qui m’a guidée dans cette visite d’école et avec qui nous avons pu partager des points de vue qui nous « rassemblent ». Un remerciement spécial à Anne Rinfret et l’équipe des éducateurs de l’école Jonathan pour leur disponibilité et leur hospitalité. Un autre grand merci à mon amie Anne Barth, réalisatrice entre autres du film « Quels enfants laisserons-nous à la planète ? » sur l’école des Amanins en France, qui m’a facilité les contacts au Québec !! (http://annebarth.org  et  www.lesamanins.com ). Enfin merci aussi et surtout aux enfants pour leur accueil chaleureux! Richard Bach Jonathan Livingston le goéland, Édition Flammarion, 1980 [...]

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L'EDUCATION A AUROVILLE  The Children of Auroville, part One: Early Education from Auroville Video Productions on Vimeo. [...]

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L'éducation lente éditorial Jean-Pierre Lepri Temps pis ou temps mieux ? “Toujours plus”, avec et dans un temps limité, devient forcément "toujours plus vite". Alors, je zappe avidement d’une chose à une autre (1) : à la télé, au travail, dans mes loisirs, dans mes associations, dans mes "courses" (si bien nommées) Dans ma tête, les rôles et les scénarios se bousculent sans cesse, de plus en plus vite, m’éloignant euphoriquement de ma vie présente. Un temps conté pour ne pas voir mon temps compté ? En éducation aussi, une "innovation" ou une activité chasse l’autre puisqu’"il faut bien que tout change pour que tout reste pareil" (2). Alors quelques lucides se disent que ce qui compte, c’est ce qui se vit pleinement, avec et dans son temps "juste" : celui qui est ajusté, à la fois, à l’événement et à la personne. Sous l’étiquette "éducation lente", ils entendent valoriser la "qualité" du temps – dont la quantité mesurable peut alors être, en fonction de chacun et de la situation, objectivement longue, courte, lente, rapide Ce dossier de S!lence(3) présente leur point de vue. Donnons-nous le temps de le découvrir. Il sera bien temps, ensuite, de retrouver nos urgences et notre aveuglement à ce que nous cachons derrière elles. Ou peut-être pas ? Ou un peu moins ? Jean-Pierre Lepri (1) Stéphen Kerckhove, La Dictature de l’immédiateté, Yves Michel. Présenté dans S!lence n° 378, avril 2010, p. 44.(2) Tommasi di Lampedusa, 1896-1957, in Le Guépard, 1963, dont Luchino Visconti a tiré un film, avec notamment Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale, Palme d'Or au Festival de Cannes 1963. Le texte originel est : « Tutto cambi perché nulla cambi ».(3) Rien à voir avec le débat public que le gouvernement français engage ce mois-ci et jusqu’au 15 décembre 2010, dans tous les départements, sur les rythmes de l’école : c’est des rythmes de chacun, ensemble, qu’il est question ici – et non du rythme d’une institution qui ne « change » que pour mieux perdurer. Numéro épuisé : téléchargement en PDF ici. https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc6/40453_1572095909149_1438074525_31475529_6152517_n.jpg L'éducation lente (de Jean-Pierre Lepri)L'enfance n'est pas une course (entretien avec Carl Honoré)Les couleurs du temps (de Jean-Pierre Lepri)Quinze principes (de Joan Domnènech Francesch)Pour une pédagogie de l'escargot (de Gianfranco Zavalloni)L'école lente (de Maurice Holt)Question à l'éducation lente (de Marie-Pierre Najman)Critique de l'éducation lente (de Jean-Pierre Lepri) [...]

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6 heures par jour x 5 jours/semaine 30heures à l'école/semaine x 38 semaines 1140 heures x 12 ans =  ...13.680 heures   c'est le temps passé en classe par un étudiant dans nos écoles  POUR QUOI FAIRE?  regardez la vidéo....  [...]

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On vit d’AMOUR!

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Stage pour enseignants,  éducateurs et parents Eduquer à la Joie© La formation, sur 3 jours, a pour objectif d'accompagner enseignants, parents et tous ceux qui sont dans le métier de la transmission de la connaissance et du savoir-faire, à s'orienter dans la recherche de solutions concrètes à adopter au quotidien avec les enfants et les jeunes. A partir du partage des expériences des participants, le stage offrira des notions théoriques et des informations pratiques, mais surtout des exercices efficaces à proposer à l'école et à la maison pour vivre l'actuel moment de changement dans la perspective de la Joie de vivre, véritable tâche de l'éducation. Jour 1 : Eduquer à la joie (présentation des 3 jours) Mise en commun des expériences des participants (motivations, attentes, objectifs...) Cadre conceptuel de référence : la Joie, c’est quoi ? L’approche de l’éducation intégrale et transdisciplinaire De la joie - émotion à la Joie - état : un parcours éducatif Exercices : vivre la Joie Partage et clôture de la journée Jour 2 : Les 4 étapes de l’éducation à la Joie : les 4R, reconnaître, résonner, révéler, réveiller ... 1. Reconnaître (comment reconnaître l’autre, ses passions, ses espoirs ? Se reconnaître ?) Exercices  et mise en commun 2. Résonner (« entendre avec l’oreille de l’autre ») Exercices Mise en commun et clôture de la journée   Jour 3 : Eveiller la Joie intégrale 3. Révéler (lever le voile...) Exercices et mise en commun 4. Réveiller (le « maître d’éveillance ») Exercices et mise en commun La Joie intégrale (corps, âme et esprit) Partage final et clôture du séminaire Le présent module est flexible et une participation active des inscrits est demandée (le séminaire est interactif et tient en compte de leur expérience professionnelle et leur vécu). Coût du séminaire : 250 euros  Lieu et dates : à déterminer sur demande des inscrits Pour plus d’informations : email:  antonellaverdiani@gmail.com Tel : 0675209335 www.antonellaverdiani.com Antonella Verdiani base son travail à la fois sur une expérience de terrain et de recherche dans le domaine de l’éducation. Ella a exercé comme fonctionnaire internationale à l’UNESCO de 1987 à 2005  (en Afrique et à Paris) en tant que spécialiste de programme à l’UNESCO en charge de programmes d’éducation à la paix et la non-violence. En 2002 elle obtient un Master en Sciences de l’éducation ayant comme sujet la médiation dans les banlieues parisiennes. Parmi ses activités à l’UNESCO, elle s’est occupée de stimuler et diffuser dans différents pays les pratiques de résolution de conflits dans le contexte éducatif, par l’écriture d’articles et publications et par des conférences et des séminaires.  Dans son activité de recherche, elle s’est intéressée à l’Inde et en particulier à l’expérience d’Auroville où elle a menée une recherche de Doctorat (2008) aboutissant à une thèse sur l’approche intégrale en tant que voie pour une « éducation à la joie ». Consultante pour différentes agences des Nations Unies, elle est actuellement experte pour la « Chaire transdisciplinaire UNESCO de développement humain et culture de la paix» de l’Université de Florence (Italie) qu’elle a contribué à créer en 2005. Depuis 2008, elle collabore au Centre d’innovation et de recherche en pédagogie de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Elle donne actuellement des formations d’« Education à la joie », basées sur   l’approche qu’elle a élaborée et sur laquelle est en train d’écrire un livre (à paraître en 2012). Elle est mariée et mère de trois enfants. [...]

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AUROVILLE, 15 aout 2011

Le traditionnel Dawnfire (le Feu à l'aube) pendant la méditation collective à l'aube dans l'amphithéâtre d'Auroville pour la célébration de l'anniversaire de la naissance de Sri Aurobindo et la fete de l'indépendance en Inde.  Auroville, dont le nom signifie « la cité de l'Aurore » est située près de la Côte de Coromandel à dix kilomètres au nord de la ville de Pondichéry, ancien comptoir français dans le Tamil Nadu en Inde du Sud.  Cette ville a été créée d’après la vision de Mère, Mirra Alfassa Richard, considérée comme la compagne spirituelle de Sri Aurobindo. Si le concept d’une communauté internationale consacrée à l’unité humaine, trouve ses origines dans les oeuvres de ce dernier, ce sera pourtant la Mère qui lui donnera une forme concrète, et qui déclarera en 1965 : « Auroville veut être une cité universelle où hommes et femmes de tous les pays puissent vivre en paix et harmonie progressive au-dessus de toute croyance, de toute politique et de toute nationalité. Le but d’Auroville est de réaliser l’unité humaine » Pour la bâtir, une poignée de jeunes, en majorité des français, se lance donc à la fin des années soixante dans la construction d’un projet de ville de 50,000 habitants : le site choisi est un plateau désertique à basse altitude, très érodé, s’étendant à l’est vers la mer. À cette époque, dans la région il n’y a rien que de la terre rouge avec un seul petit arbre au milieu (le banian aujourd’hui au centre de la ville), « dans un état de désertification avancé ». Pourtant, la motivation est forte, comme l’expliquent les Auroviliens interviewés :« les gens sont arrivés à cause d’un appel intérieur (), un rêve d’enfance jamais formulé ni compris » dit Gilles, un de ces pionniers, qui continue : « Mère disait : n’importe quel touriste vient toujours à cause d’un appel intérieur, peut-être il n'en a pas conscience, mais c’est toujours un appel intérieur. Donc, pour moi, je me suis très rapidement rendu compte que c’était un appel intérieur, qu’en fait ça correspondait à un rêve d’enfance que je n’avais jamais formulé ni compris, () je suis persuadé que je suis né pour Auroville, c’est marqué sur mon âme et il n’y a rien d’autre à faire (). Il faut une certaine dose d’héroïsme, c’est un yoga en général, c’est l’héroïsme de chaque instant. Parce que, fondamentalement, la chose absolument essentielle c’est la maîtrise de l’ego et des désirs...», un appel intérieur qui s’est confronté à la rudesse de la situation extérieure. Une terre désertique à la fin des années soixante Dans un climat subtropical, avec des étés très chauds et de fortes pluies dans la saison des moussons, le premier groupe de résidants doit faire face à l’érosion et la sécheresse, dans des conditions hygiéniques et matérielles dures, motivés cependant par la construction de cette « utopie sur terre », comme l’appelle Mère. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans les années qui ont donné lieu à Mai ’68 et aux mouvements hippies dans les Etats-Unis : ce rêve d’humanité nouvelle rejoint en cela le rêve du changement social imaginé par la jeunesse du moment.  L’une des priorités des résidents a été donc la régénération forestière et le reboisement de la région : des milliers d’arbres et d’arbustes (plus de 2 millions à ce jour) sont plantés. Après plus de quarante ans, un résultat évident du point de vue environnemental, est la création à Auroville d'une région très verte et à moitié couverte de forêts, développement qui n’utilise aucune technologie polluante, mais des systèmes qui engendrent des énergies durables. La ceinture verte aujourd’hui Depuis ses débuts, le souci de ses fondateurs a été d’inscrire Auroville dans un cadre officiellement reconnu par la communauté internationale, soutenu par l’Etat indien. C’est pour cela qu’en 1966, le projet d'Auroville est présenté auprès de la Conférence générale de l'UNESCO par le Gouvernement indien et approuvé à l'unanimité : ce soutien continuera de façon régulière jusqu’à nos jours avec, par exemple, la célébration des quarante ans d’Auroville à l’UNESCO le 10 octobre 2008. Le 28 février 1968 des représentants de 124 pays et de tous les états de l'Inde s’étaient réunis pour inaugurer officiellement Auroville et déposaient sa Charte qui déclare : « 1. Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville appartient à toute l'humanité dans son ensemble. Mais pour séjourner à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine. 2. Auroville sera le lieu d’une éducation perpétuelle, du progrès constant et d'une jeunesse qui ne vieillit point. 3. Auroville veut être le pont entre le passé et l'avenir. Profitant de toutes les découvertes extérieures et intérieures, Auroville veut hardiment s'élancer vers de futures réalisations. 4. Auroville sera le lieu de recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une réelle Unité Humaine. » Après la mort de la Mère, en 1973, Auroville a connu une passe difficile. Les Auroviliens en conflit avec l’Ashram doivent lutter pour la survie de leur expérience et développer les moyens de maintenir la cité en fonctionnement. En 1980, une décision de la Cour suprême de l'Inde permet aux résidents d'Auroville de poursuivre sans entraves leur action. En 1988, le Gouvernement de l'Inde accorde à Auroville un statut spécial et crée la « Fondation d’Auroville » par un Acte du Parlement. La Fondation comprend trois groupes distincts : le Conseil d’Administration (Governing Board), le Conseil Consultatif International (International Advisory Council) et l’Assemblée des Résidents (Residents Assembly). Cette dernière est constituée de tous les Auroviliens à partir de 18 ans et plus, dont les noms sont inscrits sur la liste officielle (Master List) des Résidents d’Auroville. Du point de vue du dessin urbain, le plan présente un concept  original basé sur l’idée d’une galaxie en forme de spirale constituée de quatre zones convergentes : les zones internationale, culturelle, industrielle et résidentielle entourées par la Ceinture Verte (Green belt). À leur point de rencontre, au coeur géographique de la ville, se situe un édifice en forme de sphère dorée (de 29,5 m. de hauteur et de 36 m. de diamètre,) le Matrimandir, temple de la Mère, (à entendre comme la force spirituelle féminine qui gouverne l’univers, la suprême Shakti, et non relatif à la personne de Mirra Alfassa), endroit dédié à la concentration silencieuse. La cité d’Auroville, qui a une croissance régulière, compte aujourd’hui 2500 habitants environ, venant de 44 pays différents : les indiens représentent  41%, suivis par les français (15%). On peut affirmer que Auroville n’est pas une communauté, mais un ensemble (une centaine) de communautés, de taille et de caractéristiques diverses, qui se situent sur les terres appartenant à la ville, parmi des villages indiens, sur une superficie totale de 20 km2. Les activités des habitants sont diverses et vont de l’agriculture et la régénération des sols, à l’éducation, la santé, le travail de proximité, le commerce et l’administration. Recueilli par Satprem dans L’Agenda de Mère, Institut de recherches évolutives, Paris, 1991 Aurovilien s’écrit avec un seul « l », selon la règle décidée par les habitants. Disponible sur le site internet d’Auroville : www.auroville.org [...]

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Le facteur « SI » : une balle courbée qui arrête la joie sur son parcours

Le facteur " SI " est cette situation nécessaire qui nous rendrait heureux. Prenons l’exemple, « Si je rencontre LA personne, je serai complète ». Le problème est le suivant : jusqu’à ce qu’on libère ce "SI", on ne pourra jamais être complet. Puis on croit : « Cela veut dire que je dois abandonner mes rêves pour être heureux ? Je ne veux pas faire ça. À quoi la vie sert-elle sans rêves ? » ; ou une autre pensée semblable. Et c’est ainsi que le facteur "SI" nous attrape. Vous voyez, ce n’est pas le résultat visé dont on doit se libérer, c’est la dépendance au résultat ; c’est le "SI" que l’on veut laisser aller afin d’être complet. Notre résistance est notre refus à être heureux, ou complet - à MOINS QUE l’on obtienne le rêve convoité. C’est comme si on punissait quelqu’un ou quelque chose, le retenant jusqu’à ce qu’on ait notre manière de faire. On pourrait aussi bien dire « Je refuse d’être complet jusqu’à ce que je rencontre LA personne ». Au moins, cette façon de penser a le mérite d’être plus honnête. Et si on changeait pour dire « Je suis complet et prêt à rencontrer LA personne. Cette résistance à libérer le rêve, le rêve qui est le " SI " extérieur qui nous rendra heureux - ce refus de laisser aller la condition pour devenir heureux et complet – voila l’énergie qu’on doit traiter. La plupart d’entre nous avons une longue liste de " SI " à compléter avant de devenir complet. Par exemple : Je serai heureux si je gagne à la loterie. Je serai complet quand mon corps sera mince, masculin, féminin, parfait Si j’ai un enfant. Si je divorce. Si la pluie s’arrête. Si j’étais plus psychique. Si je rencontre mon âme sœur. La liste pourrait continuer ici. Évidemment, il y a des choses dans notre environnement, ou manquant dans notre environnement, qui peuvent nous rendre malheureux. Manque de nourriture, d’eau, d’abris, de chaleur humaine ; tous des besoins humains de base. Mais le niveau de confort qu’on en retire est physique. Quelques-uns sont nécessairement pour notre survie ; on ne peut s’en passer. Ils n’ont pas à être là pour nous, pour que l’on soit heureux ou complet. Toutefois on a trébuché sur un programme culturel, social ou autrement appris, et qui nous dit qu’ils sont absolument requis pour notre bonheur. Le refus de laisser aller ce programme, ce rêve, est ce qui nous empêche d’accomplir notre plénitude. Vous voyez : c’est le besoin du rêve ; c’est le besoin qui nous retient ; pas le rêve lui-même. Le truc est de ne pas chercher la plénitude à l’extérieur de soi. Par exemple, au sujet de l’âme-sœur. Il est mieux d’être heureux et complet, et de vouloir partager le bonheur et la plénitude avec quelqu’un qui veut aussi partager cette plénitude et ce bonheur avec soi. Plutôt que d’exiger de quelqu’un qu’il nous rend heureux, ou qui nous offre de le rendre heureux. Même si ce n’était que par leur seul présence. Ces deux derniers ne fonctionnent JAMAIS très longtemps. Une autre balle courbée est dans la manifestation de croyances dans la culture. On pense que si « je laisse aller le rêve, je ne pourrai pas le manifester ». Ou, « quand je réalise le rêve, cela ne me rendra pas aussi heureux qu’il aurait dû ». Voici l’exemple parfait qui illustre comme cela fonctionne. Prenons un " SI ". Pensez au plus gros souhait, au rêve du " SI " de votre vie aujourd’hui. À présent, libérez-le. Voyez-vous la résistance ? Trouvez-la dans votre corps et, regardez-la. Ne faites que la regarder. Il s’agit en fait de la résistance à libérer le " SI " qui vous empêche d’accomplir le rêve. Au fond de soi, on sait qu’il n’y a aucune influence extérieure qui nous rendra heureux ou complet ; pas pour très longtemps, de toute façon. Donc quand on a le bonheur rattaché au résultat visé, on n’atteindra jamais ce résultat. Un meilleur exercice est, pendant quelques minutes par jour, fermez les yeux et sautez dans la plénitude et dans le bonheur. Ne regardez pas ce qui en est la cause ; plutôt, être simplement dans cet état-là. On peut atteindre cet état en imaginant avoir réalisé notre " SI " . C’est le temps, maintenant. Puis, en ressentant notre bonheur et notre joie, on libère le " SI " ; et fusionnez simplement avec le bonheur et la joie ressentis, devenant en état de plénitude. Ceci permet à notre moi supérieur, à l’univers et à la vie de manifester la joie, le bonheur et la plénitude de plusieurs façons, de toutes les façons ; toujours ; et de façons qui sont 100 fois meilleures que le " SI " dont nous avions rêvé. Pouvez-vous libérer vos rêves afin de recevoir quelque chose tellement plus gros que ce que vous pouviez rêver d’obtenir ? Texte de Inelia Benz : http://www.inelia.com [...]

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Notre façon d’être adulte fait-elle sens et envie pour nos enfants ?

Teaser "le rapport au temps" de la conférence à Paris "Notre façon d'être adulte fait-elle sens et envie pour nos enfants ?" organisée par Catherine Balance et l'Association pour la Communication Non Violente en janvier 2011. L'auteur de "Cessez d'être gentil, soyez vrai" aborde dans cette conférence de presque 2 heures, la question de notre manière d'éduquer et d'inspirer les jeunes. Il nous invite à reconnaître les systèmes que nous reproduisons et transmettons à nos enfants.Image et montage : Simon Kobayashiwww.labonneprise.netSite du conférencier : www.thomasdansembourg.com [...]

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Micro trottoir : des écoles différentes, ça existe!

Micro-trottoir_intro_soirée_débat2_école_felletin par crepsc [...]

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La déesse du Feu

Auroville, 2008  [...]

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Cultivons la Joie

Stage- conférence d'Antonella Verdiani "Eduquer à la Joie"  aux   5èmes rencontres d'été UNIPAZ "CULTIVONS LA JOIE"  du 2 au 8 juillet 2011  en Drôme au Centre Naturopathique  La Pensée Sauvage 26120 Plan de Baix  [...]

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L’éducation au risque du spirituel, livre de Philippe Filliot

Alors que l’on se presse aujourd’hui aux conférences du Dalaï-Lama ou pour voir Des hommes et des dieux, notre système éducatif paraît étrangement sourd à cet attrait pour le spirituel et à la richesse des grandes traditions. Comme figé dans des combats d’un autre âge.  Philippe Filliot propose une autre vision de l’éducation, curieuse, ouverte, débarrassée de ses préjugés. En faisant le détour par les spiritualités, en explorant les rapports entre Occident et Orient, il voit sous un angle inédit les défis de l’éducation et l’urgence de renouveler la pédagogie.  Dans ce dehors de l’univers scolaire qu’est l’approche spirituelle, comment caractériser la relation du maître, de l’élève et du savoir ? Au-delà des spécificités historiques et culturelles, quel modèle de pensée pédagogique ressort de l’« éducation spirituelle » ? Comment, enfin, transposer au sein de la laïcité des éléments de spiritualité pour une éducation de notre temps ? Préface deMichel MaffesoliDate de parution16 Juin 2011 CollectionEducation Nombre de pages232 Format15,2 x 23,5 cm EAN9782220063140 ISBN978-2-220-06314-0 Prix: 21 Euros [...]

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Que du bonheur…

Un article récent commençait par "Le bonheur, c'est simple comme un fragment d'ADN". S'en suivait un développement sur les derniers travaux de la London School of Economics portant sur la génétique d'un échantillon de 2500 personnes. Le bonheur est donc un sujet d'actualité scientifique... ... à tel point qu'il pourrait devenir un sujet du bac philo : http://bac2011.blog.lemonde.fr/2011/06/06/que-du-bonheur/  [...]

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L’Education, une stratégie pour ré-enchanter la vie

Voici le livre de mon amie  Karine MAZEVET, traduction et adaptation en français du livre de Noémie Paymal (Pedagoogia 3000) L’éducation nous échappe. Nos enfants, nos élèves nous déroutent. Qui sont-ils ? Qu’attendent-ils de nous ? Quels sont les outils adaptés aux enfants d’aujourd’hui ? Tous ceux qui aujourd’hui ont charge d’éducation se questionnent et cherchent des pistes différentes pour mieux répondre aux enfants d’aujourd’hui, « public » déstabilisant pour nous, adultes de l’ancien paradigme. La présente proposition redonne un sens à la tâche d’éduquer, retrouve nos belles pratiques ajustées et réfléchies, laisse tout l’espace à l’imagination, la recherche créative et généreuse, ouvre les consciences et de nouvelles portes Facile à lire et amplement référencé, ce livre est un recueil d’études scientifiques, d’observations directes, de témoignages et de propositions concrètes, fruit de nombreuses années de recherches pluri-disciplinaires dans plus de 15 pays. Chaque lecteur, parent, enseignant, thérapeute pourra, selon son environnement culturel et écologique, l’enrichir de ses connaissances, de ses pratiques, et de son propre rêve pour créer cette nouvelle éducation qui pourrait bien nous changer la vie. InformationsEditeur : Le Souffle d'OrCollection : Champ d'idéesISBN : 978 2 84058 419 3Format : 17 x 24 cmNb de page : 336 Prix : 18 euros  [...]

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Les photos de la soirée du 27 mai à Mains d’Oeuvres

Voici des photos de cette première soirée parisienne sur la Joie et le Bonheur... à répéter à volonté!  La première étape du parcours de la Joie: Reconnaître la joie d'abord en soi, pour ensuite la retrouver dans les autres, les enfants, le monde, l'univers...    La reconnaissance de soi passe aussi par l'imaginaire, les mythes, le fantastiques, comme nous l'a indiqué le conte merveilleusement lu par Carole Perle... Et la Joie résonne et se réveille en nous!  par la musique d'Etienne Avronsart ... et par la magnifique orchestre que nous avons tous créée...  ... grands et petits!! MERCI à TOUS!  Voici les prochains Rendez-vous des ateliers "Eduquer à la joie" : - "Batir l'avenir"- 24è Forum de Terre du ciel, le 11 juin à Aix les Bains -  Salon "Playtime", en collaboration avec HappyLab, du 2 au 4 juillet, au Parc Floral, Paris - "Cultivons la Joie"- 5è Rencontres d'été du 2 au 8 juillet en Drôme - "Dialogues en humanité", Les ateliers du sensible le 9 juillet à Roanne - "Terre enchantée" - Stage de danse et joie, du 4 au 8 aout en Sicile (Italie) - "Eduquer à la vie" Université de Terre du Ciel, du 14 au 20 aout, au Val de Consolation (Doubs) ... l'été s'annonce chaud mais joyeux!   [...]

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POUR UN RENOUVEAU DE L’EDUCATION…

Soirée/Rencontre :   Eduquer à la joie et au bonheur... pour un renouveau de l'éducation   27 mai 2011 de 19 à 21 heures - Espace Mains d'Œuvres, Salle Star Trek  Eduquer aujourd'hui n'est pas synonyme de bien être, ni pour les élèves ni pour les enseignants, encore moins pour les parents. Et si on faisait du bonheur et de la joie de vivre, le véritable but de l’existence et donc de l’éducation? Pendant cette soirée nous allons débattre sur cette nouvelle vision et vous présenter l’initiative « Mouvement pour le renouveau de l’éducation » qui réunit des différents acteurs de la société civile avec des professionnels de l’éducation et de la formation, parmi lesquels :  o Antonella Verdiani, chercheuse et consultante en sciences de l’éducation, www.antonellaverdiani.com  o Bruno Giuliani, professeur de philosophie, facilitateur de Biodanza, créateur de l'Institut du Bonheur, www.brunogiuliani.com  o Carole Perle, coach, formatrice et conteuse, http://caroleperle.typepad.com  La soirée, conçue comme une rencontre - débat avec les participants, sera agrémentée par des pauses musicales offertes par Etienne Avronsart, musicien et professeur d’arts appliqués.  Participation : 5 euros  Adresse :  Mains d'Œuvres, Salle Star Trek 1 rue Charles Garnier, 93400 Saint Ouen  Métro Porte de Clignancourt ou Garibaldi www.mainsdoeuvres.org [...]

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Troisième mouvement : corps /esprit

Du point de vue de l’esprit, le mouvement est avant tout présence, attention au corps et au mental. Le mouvement imperceptible du souffle, la lenteur, le « non –agir » appellent le concept de vacuité, si cher à la philosophie orientale, comme lieu du mouvement et condition première de ses transformations. Un exemple est donné par les mouvements du pinceau des peintres chinois ou des calligraphes arabes qui savent intégrer le vide dans leur œuvre par une gestualité précise et élégante. L’écrivain François Cheng en précise sa dimension fondamentale dans cette vision du monde :  « non moins essentiel que le fameux couple Yin Yang, le vide se présente comme un pivot dans le fonctionnement de la pensée chinoise. Il est en quelque sorte « incontournable » pour peu que l’on veuille observer la manière dont les Chinois ont conçu l’Univers Outre le contenu philosophique –religieux qu’il implique, il régit par ailleurs le mécanisme de tout un ensemble de pratiques signifiantes : peinture, poésie, musique, théâtre ; et des pratique relevant du domaine psychologique : la représentation du corps humain, la gymnastique dite t’ai – chi- ch’uan » Vie et mouvement n’existent donc que par la présence du vide. La vie elle-même est mouvement, un « unique mouvement étonnant et merveilleux », comme le disait le grand éducateur Krishnamurti. Ceci est très loin de notre culture, encore plus de nos pédagogies éducatives où le silence est vu comme un espace à remplir de mots ou de pensées. A l’école, le silence est symptôme ou de punition, ou de concentration sur un devoir à rendre en vitesse ou, dans les cas les plus heureux, d’attention au cours. Mais l’alliance positive corps-silence ne se fait pas. Excepté dans le périscolaire, le préscolaire et dans quelques écoles primaires, aucune place est donnée dans les pédagogies actuelles à par exemple à la relaxation, ou plus simplement à la détente physique et mentale (encore moins pour des activités considérées comme encore « alternatives » comme la méditation, le yoga, le tai-chi, le massage ou le training autogène). Pourtant leur efficacité pour la concentration intellectuelle a été démontrée, mais fatigue à rentrer dans les murs de l’école. Par exemple, partout dans le monde, de plus en plus d’écoles de management ou de commerce commencent à introduire des séminaires de relaxation, méditation, sophrologie et yoga pour managers stressés. Le risque est bien sûr, de banaliser des pratiques millénaires présentes dans tous les courants spirituels en les proposant dans le supermarché du New Age. Aussi, on pourrait se poser la question sur l’instrumentalisation faite de ces pratiques par l’entreprise dans l’objectif de continuer à vendre plus et mieux. Cependant, si l’on sort de la logique marchande, force est de constater que cette tendance ouvre la porte à une possible prise de conscience, nouvelle dans le monde du marché, celle qui montre d’abord l’être humain avant le manager. Dans quelle mesure ces écoles en sont conscientes, pourrions –nous poser la question ? Pour tenter d’y répondre, en répondant également à l’un des interrogatifs posé par cet article, il s’agirait d’oser aller de l’avant dans la route ouverte par ces expériences, faire trésor de leurs résultats (qui sont en majorité positifs) et les répliquer en les approfondissant dans une réflexion pédagogique qui investisse l’école dans son ensemble. Bibliographie  CHENG François, Vide et plein, le langage pictural chinois, Editions du Seuil, Paris, 1991.  COUSINET Roger, L’éducation nouvelle, Delachaux et Niestlé, 1950. DAMASIO Antonio, Spinoza avait raison : joie et tristesse, e cerveau des émotions. Paris, Odile Jacob, 2003  DENNISON Paul, Brain Gym : Le Mouvement, clé de l'apprentissage, Le Souffle d’or, 2005 DENNISON Paul, Apprendre par le mouvement : Éducation Kinesthésique et Brain Gym Sully, 2006 ELIAT Myriam « On joue à touche-touche ? » revue pédagogique TRAcES, n°164, p. 23 GUERBER Walsh Nicole, EQUILBEY Serge, « Concepts d’espace et représentations Interdisciplinarité chorégraphique image dans le cadre d’un enseignement à l’Université », Actes des 1ères rencontres internationales « Arts, sciences et technologie, » Novembre 2000, Maison des sciences de l’Homme et de la Société, Université de la Rochelle.  HOULON J., CIBOIS P. (ouvrage coordonnée) La Source, école de la confiance, éditions Fabert, 2007  KRISHNAMURTI Jiddu, J. L’éveil de l’intelligence, Stock, 1975  LECOMTE Isabelle, L'ado fragile et l'école : comment se mettre à l'écoute des besoins relationnels ? Éditions De Boeck Université, 2006  PERGAUD Louis, La guerre des boutons, Gallimard, 1912 VERDIANI Antonella, L’éducation à la joie : un exemple d’éducation intégrale dans les écoles d’Auroville (Inde), Thèse de doctorat en sciences de l’éducation sous la direction de René Barbier, Université de Paris 8, 2008 [...]

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Deuxième mouvement : cœur /corps

« Toutes les émotions, affirme le neurologue Antonio Damasio (2003), peuvent conduire ou être associées à un sentiment, c’est à dire à une représentation dans différentes régions du cerveau -ce qu’on pourrait appeler le “théâtre de l’esprit”- des émotions et des modifications qu’elles impliquent dans le “théâtre du corps”. En ce sens, les sentiments sont toujours privés, alors que les manifestations des émotions sont plutôt publiques (postures, rougeurs). Les émotions deviennent sentiments par le biais de grandes cartes neuronales qui représentent en temps réel ce qui se passe dans les viscères, les muscles Avoir un sentiment, c’est éprouver ce qui se passe dans ces cartes, que cela soit fidèle ou non à ce qui se passe dans le corps ». Le théâtre du corps qui est mis en scène à l’école est trop souvent un « corps de souffrance » car on agit comme si les élèves n’étaient que des têtes sur des jambes. De façon indirecte, les données mondiales à disposition sur la violence à l’école et en particulier sur les châtiments corporels introduisent le sujet du corps à l’école qui, dans encore trop de pays, est considéré comme un objet de punition plutôt que comme un moyen d’épanouissement. La question du mouvement physique surgit à ce point, en donnant suite à une série d’autres interrogations : comment devenir libre quand, du plus jeune age, on nous oblige à « nous tenir » assis derrière un banc en longueur de journée, ou, dans ce qu’on appelle « l’éducation physique » on nous pousse la plupart du temps à compéter avec nos compagnons, à démontrer notre force, à gagner sur l’autre Peut-on se connaître soi même en tant que « corps » aussi ? « Si l’initiation et le conditionnement au maintien et à l’immobilité (selon le modèle de« l’enfant sage ») se jouent à l’école primaire, le vrai défi semble se poser lorsque survient l’adolescence. Le corps de l’apprenant se transforme soudain en usine hormonale et le mot d’ordre des enseignants se résume encore trop souvent à un sentencieux « cachez-moi ce corps qui m’empêche d’enseigner ». De toute évidence, les sanctions s’en prennent au besoin de mobilité qui est si importants pour les enfants (et pour tous !). Dans l’école de La guerre des boutons les corps sont omniprésents, des corps d’élèves turbulents qui contestent de cette façon l’autorité magistrale et provoquent désordre et anarchie dans la classe. « Aux œillades, aux gesticulations, aux bagarres, bref aux mouvements inopportuns, l’institution oppose des immobilisations (le piquet), des enfermements (la suppression de la récréation, la retenue du jeudi) ou des punitions censées redresser les esprits par la répétition du geste (les " lignes " à copier). » Bouger était donc mal vu, voire interdit, à cette époque. Dans nos écoles aujourd’hui, le fait de pouvoir bouger dans l’espace de la classe est encore rarement accepté. Le mouvement est donc relégué au cours d’éducation physique et sportive (EPS), qui comme le dit le Ministère de l’éducation nationale, vise au développement « des capacités motrices et la pratique d'activités physiques, sportives et artistiques et () éduque à la responsabilité et à l'autonomie, en faisant accéder les élèves à des valeurs morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même et d'autrui). » Mais même ainsi reconnue, l’EPS ne jouit que d’horaires minimaux : quatre heures par semaine en classe de sixième, puis trois heures, puis deux heures seulement, de la seconde à la terminale. Ces données sont à peu près les mêmes dans d’autres pays européens où les programmes scolaires en général n’accordent pas beaucoup d’importance à cette discipline. Et si l’on reprend ici la réflexion sur le lien entre corps et émotions, de la reconnaissance entre leur présence et le mouvement dans le corps, l’absence dans nos écoles de toute activité qui puisse aider l’élève à devenir conscient de cette connexion est flagrante. Si le corps à l’école publique n’est pas exalté, il arrive parfois qu’il soit occulté en considération, par exemple, des rythmes scolaires mal adaptés, du mobilier scolaire non ergonomique et jusqu’au lycée, des cartables trop lourds. En somme, « le corps des enfants et des jeunes n’est pas bien traité par le système scolaire français ». A ce sujet, par exemple, selon des données du Ministère de l’éducation nationale, d’après les pesées réalisées en octobre 2007 par la F.C.P.E. (Fédération nationale des conseils des parents d’élèves), les élèves portent des cartables de plus en plus lourds. Se déplacer dans les transports publics de la maison à l’école avec un cartable qui pèse parfois plus de 8 kg révèle parfois du parcours du combattant. Comment alors apprendre à se « sentir » d’abord, sentir ses potentialités mais aussi ses propres limites, apprendre à reconnaître où notre instinct, notre intuition qui nous guide de façon à que notre corps aussi puisse s’exprimer harmonieusement par un langage, un mouvement, une gestualité qui lui sont propices? Comment, si les mouvements que l’on a vu agir et interagir dans notre mental, notre cœur et notre corps ne sont pas favoris par les pédagogies actuelles, mais au contraire empêchés dans leur fluidité naturelle ? Comment si nous agissons selon une logique de séparation ? Car les origines de la division tête –cœur – corps, que l’on peut reconnaître dans la vision fragmentée de l’approche éducative existante à nos jours remontent à très longtemps : « Il ne faut pas accabler en même temps l'esprit et le corps; en effet, chacun de ces deux exercices produit naturellement l'effet contraire dans l'autre domaine : le travail du corps est une entrave pour le développement de l'esprit, le travail de l'esprit pour le développement du corps » disait Aristote. Cela surprend si l’on pense que la Grèce antique a influencé le « mens sana in corpore sano » des latins qui donc reconnaissaient la place du corps en lien avec la pensée. La sphère du mental, que ce soit l’intellect ou l’esprit dans le sens de la conscience est vue comme séparée du reste, duquel il doit presque « se méfier » (il est une entrave) pour pouvoir se développer. Essayons maintenant de voir ce qui arriverait si par contre on redonnait au mouvement toute sa fluidité naturelle et glissons nous-mêmes dans un domaine encore inexploré dans nos pédagogies occidentales (et donc inconnu de l’école), celui de l’imperceptible mouvement de l’esprit. [...]

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Premier mouvement : tête/cœur

Dans l’école de la République, comme par ailleurs dans l’école publique de nos pays occidentaux et occidentalisés, le mouvement, on l’a dit, concerne plutôt les deux domaines de l’intellect et du physique, avec un surdéveloppement évident du premier sur le deuxième. Par exemple, on nous a toujours appris qu’il faut faire « marcher le cerveau » et parfois « remuer les méninges » pour apprendre et réussir à l’école et dans la vie. Notre éducation nous rappelle constamment que la connaissance est avant tout intellectuelle, ce qui justifie en conséquence le fait d’exercer sa mémoire, d’apprendre mentalement des notions et des règles (de mathématiques, physique, linguistique, etc.) qui, bien que nécessaires pour structurer notre pensée, risquent de l’étouffer, si prises à trop fortes doses. Le déséquilibre – puisqu’il s’agit de mouvement - est évident. Car le « bourrage de crâne » fige le mouvement qui doit être libre, condition sans laquelle il meurt. Le mouvement appelle donc la liberté, qui doit être enseignée, reconquise, apprise, transmise dans la tête, le cerveau, le cœur pour que les idées puissent naître et s’associer et pour que la création artistique, source du mouvement inspiré par excellence, surgisse. La poésie, par exemple, comme tout acte de création libre se place à la croisée du souffle et de la maîtrise d’une technique, celle de la langue dans ce cas. On pourrait se poser la question suivante : dans combien d’écoles enseigne-t-on la poésie aujourd’hui ? La poésie étant ici entendue, non pas comme l’apprentissage de poèmes par cœur (expression qui nous signale par ailleurs que le cœur est le lieu de l’intelligence), mais comme la création poétique, matière d’expression de connaissance enseignée à l’école à part entière (une connaissance non seulement intellectuelle donc, mais aussi émotionnelle et spirituelle). La réponse est connue : les classes où les enseignants osent se lancer dans de tels exercices pédagogiques sont encore rares et ceux qui le font risquent souvent d’être mis à l’écart par l’institution elle-même. Tel n’est pas le cas dans les pédagogies actives qui ont fait de la mobilisation de l’activité de l’enfant et de la liberté, leurs axes éducatifs, comme le disait Roger Cousinet, l’un des fondateurs du mouvement de l’Ecole nouvelle en France : « Dites bien que le mot le plus important dans une méthode de travail libre, ce n’est pas le travail, ce n’est pas le groupe, c’est libre. () Etre libre, ce n’est pas seulement ne pas être contraint, c’est être placé dans un milieu où on puisse trouver les éléments nécessaires à la vie. () De quoi l’enfant a-t-il besoin pour vivre ? » se demandait-il en 1937. De se mouvoir à l’intérieur de cette liberté dirions-nous aujourd’hui. L’enfant, l’élève, peu importe son âge, a besoin de « se mouvoir » et de « s'émouvoir », en incluant dans cet acte aussi toute la sphère émotionnelle, également bannie de notre éducation. Les émotions font peur : on ne pleure pas à l’école, on ne rit pas trop fort non plus, on n’exprime pas de tendresse De là, et par peur de trop déborder vers des actes qui seraient jugés suspects, dérive toute l’aberration de la situation actuelle où des idées reçues s’infiltrent dans le milieu enseignant, comme le démontrent les propos de ces deux étudiantes d’école normale en Belgique : «il ne faut pas donner de la tendresse aux enfants, c’est le rôle des parents, nous on ne doit pas se substituer à eux et en plus on risque de faire du favoritisme et des jaloux. () Les élèves risquent de s’attacher à nous, ce n’est pas bon, ils auront du mal quand ils devront se séparer de nous à la fin de l’année». La recherche sur la question des émotions à l’école est relativement récente. De nombreux chercheurs s’accordent aujourd’hui à considérer comme une nécessité que l’école prenne en charge également la construction de compétences diverses. Telles que les capacités des élèves à interagir avec leurs pairs et leurs enseignants par l’intégration de valeurs et de règles relationnelles ; de même à éprouver de l’empathie pour autrui, gérer des affects négatifs (frustration, colère, etc.) ou encore, gérer les conflits interpersonnels. A l’encontre de ceux qui considèrent ce « savoir-être » comme une mission uniquement dévolue aux parents, on affirme ce qui suit : « () l’école n’est pas qu’un lieu de transmission des savoirs et savoir-faire intellectuels mais également un lieu de relation chargé d’affects, source possible d’incompréhensions réciproques, de ruptures de la communication, de violences d’attitude ou délinquantes (Jaouadi, 2000). C’est un truisme que de rappeler que certains élèves rencontrent des difficultés à gérer leurs émotions, à établir une relation avec leurs pairs et avec leur enseignant. Dans les cas les plus graves, l’enfant, d’une part, n’offre pas de disponibilité aux apprentissages scolaires et, d’autre part, détériore singulièrement le climat de la classe au point que l’enseignant ne peut plus enseigner». Ces recherches focalisent l’analyse des émotions « négatives » et l’incapacité des élèves à les contenir comme cause de la violence à l’école ; pour ma part, je mettrai l’accent également sur l’impossibilité ou l’interdit d’exprimer aussi des émotions « positives » comme la joie, l’empathie, l’amour ou l’affection pour les autres ou la passion pour un sujet d’étude. « Nous sommes ici pour travailler, disait un de mes professeurs, pas pour nous aimer », comme si l’équation amour-travail, était interdite, voire impossible : on comprend pourquoi, en ayant entendu ces mots depuis l’enfance, nos lieux professionnels aujourd’hui sont caractérisés par un manque total non seulement d’amour, mais aussi bien souvent d’attention et de respect entre les individus. La recherche sur les émotions humaines couvrant les domaines des neurosciences, de l’éthologie, de la biologie, de la psychologie et de la psychanalyse, il me semblerait important du point de vue des sciences de l’éducation d’amener les enseignants à apprendre à vivre leurs émotions pour qu’ils puissent à leur tour éduquer leurs élèves à les vivre, les gérer et les diriger en écoute avec leur corps, le « grand absent » de l’école. [...]

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Un temps, trois mouvements…

Le terme mouvement évoque immédiatement le corps : les articulations qui bougent, la gymnastique, le jeux, la danse, les arts martiaux et à l’école, l’éducation physique. Par rapport au corps, le mouvement (du latin movere), indique toute « action par laquelle un corps ou quelqu'une de ses parties passe d'un lieu à un autre, d'une place à une autre » et « il est successivement présent en différentes parties de l'espace. » Mais le mouvement n’est pas seulement physique ou corporel ou musical, il peut également concerner la sphère métaphysique quand il est abstraitement considéré, indépendant des causes qui le produisent et sur lequel les savants « disputèrent beaucoup pour savoir s'il est essentiel à la matière » nous dit toujours le dictionnaire. D’autres champs de la connaissance explorent ce concept, de la physiologie à la musique à la politique : ce que nous intéresse ici est la place du mouvement en pédagogie et plus en général, dans l’acte éducatif entendu comme animation, geste, déplacement et présence. Une précision est tout d’abord nécessaire : même en éducation, le mouvement est à entendre comme une action qui sort de la sphère purement physique, mais investit aussi celle du mental et de l’esprit. On bouge des nos membres mais on fait « bouger les neurones », dit-on. Aussi, pour un chercheur spirituel, on « évolue » et on progresse avec notre esprit vers des champs de conscience de plus en plus élargis. En général, la pédagogie et l’école considèrent surtout les deux premiers domaines, le mouvement du mental et de l’intellect, en laissant le troisième, le mouvement de cheminement de l’esprit, plus l’apanage des religions et des écoles spirituelles. Des exceptions existent que l’on peut trouver dans des pédagogies à l’approche intégrale. Dans les pédagogies de l’Ecole nouvelle par exemple, sous laquelle on pourrait inclure des pédagogues bien connus en France comme Freinet, Decroly ou Montessori, ou des moins bien connus, comme Paul Robin ou Dewey, toutes les dimensions de l’élève sont prises en considération dans une vision globale de l’être humain. D’autres écoles encore, comme celles de Rudolf Steiner, de Krishnamurti ou de Sri Aurobindo et Mère mieux connues en dehors de la France, ont donné une place importante à la spiritualité (ou au questionnement sur la spiritualité) dans leur pédagogie. Cet article s’efforcera d’analyser les trois mouvements ci-dessus énumérés, tête/cœur, cœur /corps, corps /esprit à la lumière d’un seul temps, celui de l’acte éducatif. Cet article, qui sera publié en parties séparées, a été écrit à l'occasion de l'atelier sur le mouvement en pédagogie qui s'est tenu à l'Université d'été de la CCIP, à l'initiative du CIRPP, le Centre d'Innovation et de Recherche en Pédagogie de la Chambre de Commerce de Paris, le 29 et 30 juin 2009 (www.universite-enseignants.ccip.fr) [...]

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Une monde plus conscient (de Marie de Hennezel)

  J'ai croisé Marie de Hennezel à Die, aux Rencontres de l'écologie où j'ai animé un atelier et une conférence avec Roberto Crema d'UNIPAZ "Eduquer à la paix, Eduquer à la Joie" en janvier dernier. Lorsque, des années auparavant, j'avais lu quelques uns des travaux de Marie sur la fin de vie, je n'avais pas encore eu une expérience directe de l'accompagnement à la mort, personne de ma famille ou de mes amis n'ayant pas fait le passage. Et puis, l'année passée, mon cher père m'a accordé la chance de passer avec lui sa dernière nuit sur cette terre: une nuit hors du temps, que nous avons traversé dans une qualité de présence que seule l'approche de la mort peut donner. J'ai chanté pour lui, prié, recité des mantras, habité le silence et gouté à cet amour qui nous relie encore, au delà et à travers tout. J'étais dans un état de grâce rare, précieux, où la joie de vivre était présente. Ce n'était pas une allégresse de réaction névrotique, encore moins de la bonne humeur, non: c'était, comme il est dit dans cet article, de la gratitude. "Gracias a la vida" était, par ailleurs, une des chansons que j'ai osé chanter dans la chambre de son hôpital à Rome en cette nuit de début février. Nous sommes, tous sans aucune exception, de plus en plus obligés de revoir notre façon d'apprehender le monde, de reconsidérer les valeurs qui avaient bâti la civilisation actuelle, d'aller au delà des limites de la réalité que nous connaissons, de comprendre la mort comme une autre forme de vie. Personnellement j'ai choisi la joie pour compagne, la joie quoi qu'il arrive, la joie malgré tout... Je crois qu'elle est la voie la plus simple pour nous les humains, les enfants en particulier, car c'est de cette substance que nous sommes pétris. Merci à Marie de Hennezel d'avoir cité mon travail (et ce blog) dans son article sur "Psychologies Magazine"  de ce mois d'avril.  [...]

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Leadership et management

Cette fois-ci j'avais complètement oublié la sortie de ce livre...voyez-vous, les gens fameux (!!!).  J'ai contribué à cette publication avec un article issu d'une expérience pédagogique innovante réalisée en 2009 dans une école de la Chambre de Commerce. C'était une expérience d'escalade en montagne avec des jeunes pour les confronter au risque et les amener à se dépasser, une belle expérience! J'ai eu beaucoup de plaisir non seulement à écrire l'article mais surtout à suivre l'expérience, comme d'ailleurs les jeunes qui y ont participé. Je suis sure que le livre est passionnant pour ceux qui, comme moi, s'intéressent à une autre façon de vivre l'école, avec de l'aventure, du dépassement de soi et bien sûr, du plaisir et de la joie de vivre... [...]

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L'EDUCATION à la JOIE sera présenteau 24e Forum de Terre du Ciel Bâtir l'Avenir  les 11, 12 et 13 juin 2011 au Centre des Congrèsd'Aix-les-Bains Je donnerai une conférence /atelier "Eduquer à la joie" le samedi 11 juin de 17 h 30 à 19 heures. Je vous attends nombreux! Renseignements : infos@terre-du-ciel.fr 0385604033 [...]

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La Voie de la Joie

Le psychanalyste québécois Guy Corneau intervient sur la Joie, regardez la vidéo en cliquant sur le tire www.repere.tv/?p=8315 [...]

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M’éduquer à la Joie

Le véritable motif de notre existence est d’être,seule perspective contenant une promesse de joie, de liberté, de paix.Jean Klein M’éduquer à la Joie Depuis quelque jour, je m’interroge sur le pourquoi de cette volonté de communiquer, par mes conférences, mes formations et mes articles, sur la Joie. D’où me vient ce besoin de dire aux autres « soyez joyeux, la Joie existe malgré tout, quoi qu’il arrive » ? Je m’en souviens, ce fut un matin d’il y a très longtemps lors que je fis la première rencontre (consciente) avec la Joie : j’étais assise dans la posture du lotus, en méditation, en train de mener un véritable combat, non seulement avec mes genoux endoloris, mais surtout avec les pensées qui n’arrêtaient pas de traverser ma tête, l’une après l’autre, implacables, compulsives et inutiles. Et plus je les jugeais « inutiles » voire « mauvaises » pour mon processus annoncé de libération de l’esclavage du karma (forte d’avoir lu un tas considérable de livres au sujet), plus elles arrivaient ponctuelles et méchantes, à me distraire du Nirvana promis. Diversion : Il faut savoir que je suis coriacée : « elles ne m’auront pas, je me disais, il ne faut pas que je pense » sans comprendre que ce « il ne faut pas » allait renforcer les murs d’une nouvelle prison. Des murs plus beaux, peut être, plus clairs et dans l’air du temps, mais il s’agissait bel et bien encore de murs. L’idée du control de sa propre vie cédait la place à celle du lâcher - prise, la compétition et la rapidité à celle de solidarité et de lenteur et le succès remplaçait le principe suprême et ultime de l’éveil ! Dans mon fonctionnement ces « nouvelles idées » risquaient tout bêtement de remplacer les impératifs catégoriques qui étaient les piliers fondateurs de ma vie jusque là, pour devenir d’autres catégories immobiles au gouvernail de mon existence. Il existe en italien une expression courante, « col senno di poi » qui veut dire « avec la raison de l’après » pour indiquer l’éclairage apporté par le temps sur les faits de la vie.(1) C’est donc avec la raison de l’après d’aujourd’hui que je vois le combat de la femme d’avant : sûre de moi, enthousiaste et pleine d’envie de communiquer mes découvertes existentielles et, bien sûr, un tantinet arrogante, je m’apprêtait à appréhender le monde par une nouvelle grille (qui dit grille dit barreaux) de valeurs. Alors que « col senno di poi », il s’agit au contraire de faire sauter les barreaux ! Flash back à nouveau sur moi assise (les genoux me font de plus en plus mal) : non seulement les pensées ne s’arrentent pas, mais elles se transforment en angoisses subtiles dans un flux ininterrompu « tu n’as pas fait ce rapport au bureau, répondu aux e-mails, tu es en retard sur la thèse de doctorat, tu as une conférence en anglais et ton anglais est loin d’être parfait (oui, je suis perfectionniste), tu as un deadline(2) à respecter et en plus, t’es nulle, me dis mon mental, tu n’y arriveras pas, tu n’y arriveras pas», il répète, comme si je n’avais pas bien saisi l’importance de la menace qui pèse sur lui/moi. Non seulement je n’arrive pas à « faire le vide » comme « il faudrait », mais je me sens de pire en pire, le corps aidant, la gorge serrée et la peur au ventre « J’arrête ! je lâche !» je me dis et soudain, au moment même de cette déclaration d’autodéfaite, quelque chose arrive qui n’est plus de l’ordre de la pensée, quelque chose qui n’est pas une idée mais qui EST tout court : une étincelle, particule lumineuse surgissant du noir le plus obscur, un éclair venu de je ne sais pas où. Morceau de pure lumière échappé d’une traine tissue de fils d’or, cet éclair est fait de JOIE. Et là, pour un instant de plus, je goute (je comprends l’adjectif « tantrique » car tous les sens y sont convoqués) à la « Joie sans objet » de Jean Klein : « ce qui est vécu est au-delà de toute représentation, couleurs, formes, sensations, durée, () dépourvu de tout contenu conceptuel, (et qui) correspond à ce que nous sommes dans le non-temps et se révèle comme éternité dans une perception transcendante.”(3) Merveille et limites des ces mots qui tentent d’expliquer l’inexplicable, de décrire l’indescriptible. Quand à moi, tout en restant toujours assise en tailleur, là je bouge dedans : cette étincelle est dynamique, elle court, elle danse en moi, elle est le mouvement même, le mouvement de l’âme. J’ouvre les yeux et je me lève : les pensées sont toujours là, mais je les regarde d’une autre perspective, celle d’une joyeuse et constructive insouciance, en gardant en moi les effets bénéfiques de ce baume de bonheur pour la journée à venir. Je ne suis pas spéciale, je ne suis pas différente, je suis une chercheuse – trouveuse de ce genre d’expériences qui me font croire que nous TOUS nous sommes des êtres de Joie. Et que cette Joie est la source et le moteur même de notre essence humaine. Alors, comment ne pas le dire aux autres ? 1. Dans ce cas, j’ai traduit « poi » qui veut dire « puis », par « après ». 2. En anglais deadline signifie « délais, date limite » (littéralement « ligne de mort »). Une ligne de mort m’attend avec urgence 3. Jean Klein La Joie sans objet, Amora, 2009 (réédition de trois livres de Klein La joie sans objet, L'Ultime réalité, Sois ce que tu es) [...]

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Mini seminario « Educare alla Gioia »

Mini seminario "Educare alla Gioia" Firenze, Facoltà di scienze della formazione 3 febbraio 2011 Sulla scia dell'entusiasmo e della gioia (!) in seguito alla presentazione del modulo "Educare alla gioia" agli incontri dell'Ecologia di Die (Francia) il week-end scorso, animero' una mini formazione per i futuri insegnanti, studenti della prof.ssa Silvia Guetta, alla Facoltà di Scienze della formazione, Università di Firenze, il 3 febbraio prossimo (alle 15, orario da confermare).   [...]

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GRANDIR EN HUMANITE’

Les 9èmes Rencontres d'Ecologie au Quotidien J'interviendrai à la Table Ronde du Dimanche 30 Janvier avec Roberto Crema "Eduquer à la Paix, Eduquer à la Joie" à 14 heures, suivi par un atelier "Eduquer à la Joie" à 17 heures. Venez nombreux!  Contact: Ecologie au Quotidien 04 75 21 00 56www.ecologieauquotidien.com [...]

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Trouver Davantage de Joie   Comment pouvons-nous entretenir la joie et l’expérimenter davantage dans notre vie? La première chose que nous pouvons vous dire, c’est que vous êtes censés faire davantage l’expérience de la joie dans vos vies. Certains d’entre vous croient qu’ils ont  besoin d’une permission pour ressentir de la joie, ou qu’ils ont besoin de la gagner avant de pouvoir en faire l’expérience. Bien sûr, comme toutes choses dans la vie de l’homme, la joie va aller et venir — mais dans l’ensemble vous êtes censés la ressentir beaucoup plus que ne le font la plupart d’entre vous. Pour ceux d’entre vous qui pensent avoir besoin d’autorisation pour ressentir de la joie, qu’ils considèrent que c’est un impératif divin provenant des dimensions supérieures : vous êtes libres de ressentir plus de joie ! Ne résistez pas à la joie — embrassez-la ! La manière de connaître davantage de joie est de tourner plus pleinement votre attention sur le moment présent. Vous ne pouvez pas connaître la joie lorsque votre attention est dispersée — lorsque votre esprit est en train de penser à autre chose que ce que vous êtes juste en train de vivre. Un moyen rapide et simple (mais pas toujours facile) de trouver la joie est de commencer par expérimenter les sentiments du moment présent. Ce que vous pourriez avoir besoin de faire dans l’immédiat est de reconnaître tout ce qui est désagréable — parce que la vraie joie existe sur l’autre versant de cette difficulté. Vous ne pouvez pas enjamber la chose difficile pour trouver la joie ; vous devez la traverser. Si vous ressentez de la douleur en ce moment — si vous vous sentez isolé, désespéré, ou tout simplement débordé  — le premier pas vers la joie est de vous installer dans ce que vous ressentez et d’en faire l’expérience jusqu’à ce que ça soit terminé. Une fois que c’est terminé, alors il y aura de la place, et vous pourrez ressentir de la joie. Ce que beaucoup d’entre vous font, au lieu de cela, c’est d’éviter consciemment ou inconsciemment ce qu’ils ressentent dans le moment présent. Vous vous écartez du sujet. Si vous êtes seuls, il se peut que vous allumiez la télé pour ne pas le remarquer. Si vous êtes accablés, il se peut que vous mangiez quand vous n’avez pas faim. Quel que soit ce que vous êtes susceptibles de faire pour vous distraire, cela garantit seulement que l’émotion va rester avec vous plus longtemps que nécessaire. L’émotion ne disparaît pas quand vous vous en distrayez. L’émotion s’en va uniquement lorsque vous la ressentez complètement. Une clé pour trouver la joie est d’abord de vous autoriser à ressentir complètement ce que vous ressentez dans le moment présent. Lorsque vous aurez fait le tour de cette émotion en la ressentant jusqu’au bout — une fois que vous aurez pleuré jusqu’à ne pas pouvoir pleurer davantage, ou hurlé jusqu’à ne pas pouvoir crier davantage, ou rire nerveusement jusqu’à ne pas pouvoir ricaner davantage — alors vous serez prêts à vous rafraîchir dans l’expérience suivante. Et cette expérience nouvelle sera naturellement la joie, parce que la joie est votre état naturel. Observez un enfant qui est aimé et bien soigné et vous verrez — vous êtes nés pour ressentir de la joie. La clé pour ressentir quotidiennement davantage de joie est de vous rappeler l’habitude que vous aviez, enfant, d’être attentifs à votre moment présent. Prenez l’habitude de ramener votre attention sur votre moment présent. Cela demande de ressentir toute la gamme d’émotions et de sensations qui existent en vous. La joie de l’homme ne vient pas majoritairement de grands changements énormes dans la vie. Par exemple, elles ne vient pas parce que vous gagnez à la loterie ou parce que votre petit-fils est né. La joie humaine se manifeste plutôt lorsque vous prenez des moments de calme au sein de ces expériences, pour admirer réellement la beauté de ce petit-fils, ou quand vous prenez le temps nécessaire pour sentir réellement la joie du soulagement d’avoir l’argent dont vous aviez besoin. Le même niveau de joie est disponible lorsque vous prenez un moment tranquille pour apprécier la nourriture dans votre assiette, pour savourer son goût délicieux. C’est dans ces moments calmes et simples que se manifeste le plus la joie humaine. L’espace occupé par la joie dans votre vie, c’est le moment présent. Voila la clé. Vous êtes censés vous en souvenir. Commencez aujourd’hui ; commencez dès maintenant. Cherchez tout de suite quelque chose de délicieux et de merveilleux dans votre vie et prenez le temps de le savourer. Aimez-vous la couleur de votre chemise ? Aimez-vous la sensation de la lumière du soleil sur votre visage ? Sentez-la. Ça sera la première étape sur le chemin qui vous mène à ressentir chaque jour de la joie dans votre vie. (Décembre 2010) Publié le 29 décembre 2010 par Arcturius [...]

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