Le Libre progrès

La méthode du Libre progrès (Free Progress)  Le Libre progrès, est une méthode pédagogique considérée aujourd’hui encore comme une des plus innovantes du point de vue de l’expérimentation en éducation. Originalement cette pédagogie a été élaborée sous ce nom en 1960 à l'Ashram de Pondicherry  (le SAICE, Sri Aurobindo International Center of Education) en Inde, inspirée par la consigne essentielle donnée par la Mère, la compagne spirituelle de Sri Aurobindo: « rendre les gens heureux ». C'est à ce moment que un enseignant de l’Ashram, élève de Mère, propose à titre d’essai un enseignement « libéré des programmes et des examens » L’expérience est donc baptisée Libre progrès : libre parce que l’élève, en effet, est laissé libre de s’orienter vers ses préférences propres pendant qu’il progresse vers l’expression la plus haute de son potentiel.    Dans le Libre progrès, l’enfant choisit ses sujets d’études sur la base de ses centres d’intérêt et il voit l’enseignant quand il besoin d’être guidé, conseillé sur un argument ou un autre. Ici, selon les principes de l’éducation intégrale, l’enseignant est un « gourou », selon l’étymologie sanskrite qui signifie «enseignant », « professeur », ou « celui qui dissipe les ténèbres », dans une position distante mais présente à la fois. Aujourd’hui le Libre progrès est encore adopté par des élèves du supérieur de l’école de l’Ashram et, avec une adaptation au contexte international et interculturel, dans des écoles d’Auroville.  A l'école de l'Ashram des grandes photos de Mère et Sri Aurobindo sont affichées sur les murs des classes et les références aux « gourous » sont extrêmement fréquentes, comme l’affirme par exemple cette enseignante :  « Il y a beaucoup d’indications écrites. Ca veut dire qu’il y a des livres où la Mère a dit exactement, ce qu’il faut faire à l’école avec les enfants – comment enseigner. () Mère dit dans ces écrits que le Libre Progrès ne veut pas dire qu’il n’y a plus de discipline ;  pour discipliner les enfants il y a des activités. Il faut les faire. » Dans un entretien avec A., ancien élève et jeune enseignant du SAICE, j’ai posé la question de l’influence de la présence de Mère qui me paraissait être encore très forte, par la citation de ses écrits ou encore, par les témoignages de ses anciens disciples qui sur tel ou tel sujet, rappellent ce que Mère a dit:  « Est-ce que les parents des enfants de l'école de l'Ashram ressentent cette présence comme un besoin ou, plutôt, comme les parents d'Auroville ils commencent à revendiquer une certaine liberté par rapport au passé ? », A. répondait : « Ses messages et commentaires servent certainement de guide dans l’école de l’Ashram. Mais peut-être que l’on pourrait examiner la question d’une perspective plus large, plus « intégrale » ? Mère a dépensé une partie importante de ses énergies pour enseigner, construire et guider l’école de l’Ashram pendant que les écoles d’Auroville, par la force des choses, étaient laissées à elles mêmes pour comprendre et mettre en œuvre le Pourquoi, le Quoi et le Comment de l’Education intégrale. Par ailleurs, il faut considérer les différences de culture entre Auroville et l’Ashram (l’influence de la culture sur l’esprit de l’Ashram et d’Auroville). L’Ashram, avec une majorité d’indiens parmi les parents, les professeurs et les étudiants, tend vers l’évocation de la Bhakti ou Dévotion, cela signifie que les parents ont la foi et la confiance que leurs enfants grandiront sous l’égide de la Mère dans l’école de l’Ashram.  Il y a un élément de lâcher prise très fort en eux. Les écoles d’Auroville, étant des organisations beaucoup plus jeunes avec une population en provenance de pays de culture occidentale, ont une tâche redoutable en voulant mettre en place un système d’Education intégrale. A cela il faut ajouter la difficulté du fait que la culture occidentale tend a rationaliser et douter de tout, ainsi la composante de confiance de la part de parents issus de cette culture est certainement moins forte. » Jean, français, qui aujourd’hui enseigne à Auroville, a participé à l’Ecole du Libre Progrès (de 1969  à 1977) et connu Mère qui suivait de près cette expérience pédagogique avec des enfants de 9 – 11 ans du cours primaire. Il parle de ces années comme des plus belles de sa vie. Je lui demande de me les décrire en allant dans ses souvenirs. Ses yeux prennent un air rêveur « C’était vraiment passionnant ! Nous étions libres et protégés en même temps: libres de faire cette expérience avec quelques élèves de notre école, leurs parents étant eux-mêmes dans l’Ashram, donc totalement confiants dans les décisions prises par Mère. Protégés, du fait que nous étions en dehors du système scolaire public, sans contraintes de diplômes ou d’examens à donner à la fin du cursus. Il faut savoir que tous les enfants ne pouvaient pas suivre le Libres Progrès, qui était (est) destiné seuls à ceux qui étaient « près de leur être psychique » comme disait Mère. Je pense que ceci est encore vrai car il y a des élèves qui ont besoin d’être encadrés par une structure ou un système, tandis que d’autres, s’ils sont accueillis dans un environnement propice qui les fais sentir libres de s’exprimer et confiants, sont assez rapidement en mesure de reconnaître ce qui les intéresse, ils savent par quoi ils sont portés et attirés à l’école comme dans la vie. »  Je lui demande comme savoir si un enfant est « prêt de son être psychique » ; comment fait-il pour le reconnaître ? Il me dit « ça dépend justement, de la capacité de l’enseignant de capter cet aspect dans l’enfant. Mère pouvait le faire tout de suite, moi, je me base sur mon expérience, ce que j’ai développé pendant toutes ces années. C’est donc une capacité de l’enseignant à être d’abord prêt de lui-même pour pouvoir reconnaître l’enfant qui l’est aussi. L’élève démontre en premier son potentiel, l’enseignant observe, « cueille » ce que l’enfant offre, comme dans un jeu à deux. Sri Aurobindo disait que le maître doit être avant tout un yogi, reconnaître son être intérieur et guider l’élève vers son épanouissement. C’est ce qu’on cherche à mettre en place ici, à Auroville».  [...]

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... un dossier Télérama:  UNE AUTRE ÉCOLE EST POSSIBLE Ils sont de plus en plus nombreux à étudier en dehors du système scolaire classique. Cours par correspondance ou écoles alternatives affirment mettre l'enfant au coeur de l'enseignement. Serait-ce l'éducation de demain ? On y parle des "enfants moteurs de leurs acquis",  de ces écoles Montessori, Steiner ou Freinet,  "qui n'ont jamais autant eu le vent en poupe", des interventions de Charlotte Dien, André Stern, Jean-Pierre Lepri, Antonella Verdiani, Sylvie Martin-Rodriguez... Et Audrey Maurin, Déléguée générale de la Fespi, de déclarer  - et nous sommes totalement en phase : "Les système peut reprendre à son compte cette offre alternative et être ambitieux pour ses élèves" et qui en appelle à "un courage politique fort".  D'autant plus indispensable, selon l'historien Bruno Poucet,  que "l'école est le lieu du vivre ensemble". A ne pas manquer, Télérama daté du 1er au 7 juin! [...]

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Rencontre avec  Antonella Verdiani, « Eduquer à la joie » Ces écoles qui rendent nos enfants Heureux   . Le Printemps de l’Education MARDI 4 JUIN 2013 18H30/22H30 (cocktail dinatoire) Accueil 18H30 – Conférence 19H – Diner 21H ESPACE FAUBOURG 70, rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 PARIS 2ème étage code B 1573 ______________________________________________________________________________________________________________ Antonella Verdiani,  Docteur en Sciences de l’éducation, Antonella Verdiani a travaillé près de vingt ans  à l’Unesco, responsable de programmes d’éducation à la paix. Actuellement consultante et formatrice, elle donne des stages pour enseignants, parents et grands-parents afin de les sensibiliser à une approche éducative tendue au bien-être (www.antonellaverdiani.com). Elle est à l’initiative de l’alliance citoyenne Printemps de l’éducation (www.printemps-education.org). Son livre Ces écoles qui rendent nos enfants heureux est paru en 2012 aux éditions Actes Sud. Titre de la conférence : « Eduquer à la joie » Nous sommes encore bien loin aujourd’hui de l’idée que l’éducation peut devenir un véhicule d’épanouissement, un chemin d’éveil des consciences. Pourtant, depuis des millénaires des maîtres, des pédagogues, des philosophes, en véritables éducateurs, nous ont montré qu’il est nécessaire non seulement de nous éduquer à acquérir des connaissances, mais aussi de nous connaître en tant qu’individus pour mieux vivre ensemble. Notre système scolaire pourtant ne semble pas retenu la vision de sagesse de ceux qui nous ont précédé, mais plutôt avoir fait le choix du formatage, de la sélection, de la réussite à tout prix, dans une société de compétion. Et si par contre nous commencions à inverser cette tendance ?  A nous éduquer à la paix, au bonheur, à la joie de vivre ? Les solutions existent, et des projets pédagogiques créatifs, innovants, originaux, commencent à fleurir partout.  Ainsi, en suivant ce mouvement de renouveau international, nous pourrions imaginer une nouvelle approche éducative : éduquer nos enfants dans, par et à la joie. BULLETIN D’INSCRIPTION INDISPENSABLE (NOMBRE DE PLACES LIMITE)  PAIEMENT EN LIGNE :  http://eduquer-a-la-joie.evenium.net Ou Chèque à l'ESPACE FAUBOURG - 70, rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS Nom Prénom Tel Email . Participation conférence suivi cocktail dinatoire 30 € Participation adhérents 25€ à l’association Espace Faubourg  à jour de cotisation (bulletin cotisation ci-dessous) _______________________________________________________________________________ ADHESION & COTISATION Association ESPACE FAUBOURG  PERSONNE PHYSIQUE 30 € (Trente euros) PERSONNE MORALE (association/entreprise) 150 € (Cent cinquante €) Le paiement de la cotisation donne droit pour les personnes physiques à : ·         Tarifs préférentiels pour participation événements : conférences, séminaires, ateliers. ·         Invitations vernissages. ·         Abonnement newsletter ·         Participation aux groupes de travail et événements internes, Thèmes : (Art, Bien Etre, Interculturalité, Développement personnel). Pour les personnes Morales : •         Tarifs préférentiels pour la location de l’Espace, et tous services y afférents. ·         Des conditions accés personnes physiques pour tous leurs représentants·           NOM PRENOM . Adresse postale .................................................... Téléphone  Email:..........................................@...............................  Bulletin à retourner accompagné du chèque 30€ ESPACE FAUBOURG - 70, rue du Faubourg Saint Honoré - 75008 PARIS Contact : Faubourg70@gmail.com   - Tel : 01 80 06 65 45  www.espacefaubourg.com [...]

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STAGE du 18 – 19 mai : il y a encore de la place !

  Éduquer à la joie© Module de base pour enseignants, éducateurs et parents (2 jours) La formation a pour objectif d'accompagner enseignants, parents et tous ceux qui sont dans le métier de la transmission de la connaissance et du savoir-faire, à s'orienter dans la recherche de solutions concrètes à adopter au quotidien avec les enfants et les jeunes.  A partir du partage des expériences des participants, le stage offrira des notions théoriques et des informations pratiques, mais surtout des exercices efficaces à proposer à l'école et à la maison pour vivre l'actuel moment de changement dans la perspective de la Joie de vivre, véritable tâche de l'éducation.  Ces deux jours constituent la formation de base pour acceder aux 2 modules successifs: Module 1- parents et Module 1 - enseignants.   Le stage sera animé par Antonella Verdiani,  docteur en sciences de l’éducation, formatrice, conférencière et Evelyne Girard, clown, art-thérapeute,  formatrice en expression vocale. Jour 1 : Présentation, cadre et règles de protection Mise en commun des expériences des participants (motivations, attentes, objectifs...) La Joie, c’est quoi ? L’approche de l’éducation intégrale et transdisciplinaire De la joie - émotion à la Joie - état : un parcours éducatif Exercices : vivre la Joie ! Les 4 étapes de l’éducation à la Joie : les 4R, reconnaître, résonner, révéler, réveiller ... 1. Reconnaître (comment reconnaître l’autre, ses passions, ses espoirs ? Se reconnaître ?) Exercices Mise en commun et clôture de la journée   Jour 2 : Eveiller la Joie intégrale 2. Résonner (« entendre avec l’oreille de l’autre ») Exercices 3. Révéler (lever le voile...) Exercices et mise en commun 4. Réveiller (le « maître d’éveillance ») Exercices et mise en commun Des outils pour éduquer à la joie Références pédagogiques en France et dans le monde Partage final et clôture du séminaire Où, quand, combien?  Lieu : Paris (14ème)    Dates: 18 - 19 mai 2013  (9h30 - 18h) Prix : 180€ Inscriptions et renseignements : girard.evelyne@wanadoo.fr  (ou laisser un message sur : www.antonellaverdiani.com )                                            ON DIT DE NOUS... "... j'ai participé au dernier stage "Education à la Joie" qui m'a enchanté, que je garde profondément à coeur depuis, et dont je ne cesse de faire les louanges à qui me semble concerné. ... Or ce WE a profondément résonné avec mes réflexions du moment en y apportant du concret et de la Joie extrêmement communicative !" Chantal "Merci à Antonella qui nous a apporté avec une grande simplicité, le fruit de ses précieuses années de recherches en sciences de l’éducation et qui nous a fait vivre de belles expériences. Si je suis en paix avec moi-même, l’enfant le sera aussi puisqu’il est mon miroir J’ai aimé votre élan et votre enthousiasme." Véronique. "Avec Evelyne, il y avait un bon équilibre entre le mental, le corps et l’émotionnel." Hugo "Merci pour cette belle grande bouffée d'oxygène enivrée de joie et de liberté à emporter toujours avec soi." Stéphanie Antonella Verdiani  Ces écoles qui rendent nos enfants heureux Actes Sud 2012 Page Facebook :  Ces écoles qui rendent nos enfants heureux Printemps de l’éducation :  www.printemps-education.org  [...]

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Mon entretien sur RFI « 7 milliards de voisins »

Voici l'émission d'aujourd'hui  que vous pouvez réécouter en cliquant sur le lien: http://www.rfi.fr/emission/20130426-1-ces-ecoles-rendent-nos-enfants-heureux Merci à la journaliste Sandrine Mercier qui a présenté l’émission ainsi que à Cécile Lavolot qui l'a préparée! [...]

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L’EMPÊCHEMENT À APPRENDRE (REGARD CLOWNESQUE)

Je ne suis pas pareil from Daniel Gostain on Vimeo. http://vimeo.com/64486138 Du Blog de Daniel Gostain: Publié par Daniel Gostain Samedi, 30 Mars 2013 Comme vous le savez peut-être, depuis plus de vingt ans, je m'intéresse au personnage qu'est le clown dans son regard sur le monde, en particulier depuis quelque temps dans son regard sur l'acte d'apprendre. Jusqu'à présent, je l'ai fait dans son rapport aux savoirs à travers cettte "Encyclopédie clownesque des savoirs", projet bien avancé dans son idée (et ce n'est pas fini). Les clowns se mettaient dans la peau de personnages-savoirs pour y vivre leurs émotions, leurs envies, leurs peurs, offrant ainsi un regard de proximité complice à l'enfant apprenant. Aujourd'hui, j'ai, avec mes partenaires clowns, Marie-France (alias Chabotte Tripouille) et Christophe (alias Pépito), choisi d'explorer un nouveau versant de l'apprentissage, celui de l'"empêchement à apprendre". Versant peu exploré à l'école, notamment pour essayer de le comprendre, de le penser. En effet, on en  reste le plus souvent, face aux difficultés d'apprentissage, soit à un volontarisme forcené/forcé, soit à une relégation de ceux qui ne peuvent pas apprendre, "peuvent" qu'on transforme facilement en "veulent". Et si on donnait ça aux clowns ! Car ceux-ci connaissent eux aussi leurs difficultés sur scène, dans leurs injonctions à réussir et à plaire, dans leurs relations entre eux, dans les demandes de performance qui leur sont faites. Et si on offrait aux élèves cette sensibilité clownesque, pour leur permettre de réfléchir à ce qui fait obstacle pour apprendre,  et -rêvons un peu - à ce qui pourrait faire dés-obstacle. Dans mon idée d'utilisation de ces vidéos téléchargeables, il s'agirait de montrer ces scènes aux élèves et de s'arrêter après chaque partie (il y en a trois, la première sur la difficulté exposée, la deuxième sur le questionnement qui vient, la troisième sur les "solutions" apportées par les clowns) pour débattre en classe, pour réfléchir, pour imaginer des ouvertures, sans jamais bien sûr utiliser ces scènes pour accuser, juger, pointer le cas d'un élève qu'on voudrait faire changer. Plutôt offrir un regard décalé, sensible, propice aux réactions des enfants. Une sorte de miroir bienveillant et réfléchissant (dans toutes ses acceptions) Si vous souhaitez recevoir un dvd des scènes clownesques, je m'engage à vous l'adresser gratuitement à votre adresse postale, MAIS j'aimerais vraiment que vous me fassiez ensuite un compte rendu de comment vous les avez utilisées, de comment vos élèves ont réagi à ces scènes, et ce que ça a apporté à la classe. En effet, il ne s'agit que d'un projet et votre retour me serait très utile pour l'affiner. daniel.gostain@sfr.fr [...]

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Les bienfaits de l’Autolouange

A REGARDER :  Autolouange reportage - Vidéo Dailymotion « Souviens-toi de ta noblesse » nous dit Marie Milis qui enseigne les mathématiques et l’éthique à des jeunes en difficulté, confrontés à des problèmes normalement réservés aux adultes, tels le sida, l’alcoolisme, la drogue ou la pauvreté. Professeur dans une école technique et professionnelle en Belgique, elle leur apprend à allier « ... la rigueur de la science et la magie d’un autre monde que je rends possible » par la pratique de l’autolouange, une méthode d’écriture poétique qui leur permet de créer des liens positifs avec eux-mêmes et avec les autres. « Je suis l’exception à la règle qui dit que personne n’est parfait » écrit Zahra ; « je suis un idée qui germe dans la tête d’un génie » ajoute Xavier... Petit à petit, ces jeunes osent se regarder avec les yeux de l’émerveillement, ils sortent de la logique qui les voudrait pliés, ratatinés face à des destins tracés à l’avance et déjà pétris de difficultés. Aujourd'hui à la retraite, Marie Milis continue à donner des formations à cette pratique qui vient d'Afrique. Par l'Autoluange, formidable outil que j'ai introduit aussi dans mes stages et mes ateliers, les personnes se révèlent dans leur splendeur, faite de force et de faiblesse, tout en révélant la beauté du monde. Ce n'est rien d'autre que un "accouchement du coeur" comme elle l'appelle, une renaissance qui a redonné dignité et noblesse à tant d'élèves rejetés.  Car l’école, comme la société dont elle est le miroir, est championne dans les techniques de dévalorisation. De plus, notre éducation tend au formatage pour nous confiner, comme le disait bien Christiane Singer à « ces chambres mortuaires où s’essoufflent nos vies corsetées dans la norme, toutes occupées à ne pas fleurir, à ne pas rayonner, à ne pas dépasser les limites du possible et de l’impossible ». Dans la peur, ce sont nos faiblesses qui émergent, plutôt que notre grandeur. Pourtant, c’est bien notre grandeur qui nous anoblit et nous fait pousser les ailes qui nous élèvent au-dessus de toute misère ; c’est par elle que nous pouvons « grandir en humanité » et devenir des êtres heureux. (...)* *extrait de mon livre Ces écoles qui rendent nos enfants heureux, Actes Sud, 2012  Marie Milis, Souviens-toi de ta noblesse. La pratique de l’autolouange ou l’accouchement du cœur Le Grand Souffle Editions, Paris, 2008. Préface au livre Eloge de soi, éloge de l’autre, de Ngo Semzara Kabuta, Edition Peter Lang, 2003. [...]

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La joie est contagieuse… me voilà en Suisse!!

L'EDUCATION A LA JOIE avec Antonella Verdiani CAFÉS DÉCLIC DE MORGES, GENÈVE et SION  Et si on faisait de la joie le fil conducteur de notre vie ? L’école peut-elle rendre les enfants heureux? Pédagogie de l’escargot, éducation intégrale, Living school Retour sur les bancs de l’école pour une Classe déclic animée par une docteure ès sciences de l’éducation passionnée par les pédagogies innovantes...   Dimanche 14 avril à MORGES à 18h00 au Grenier bernois (Pl. du Casino 1)Lundi 15 avril à GENÈVE à 19h30 à Athénée 4 (rue de l'Athénée no 4)Mardi 16 avril à 19h00 à SION à la Rose des Vents (Rue des Remparts 10)La liberté est une composante nécessaire dans l'éducation, pour le développement intégral des dimensions physique, mentale et spirituelle de l’enfant. C'est de cette liberté que la joie de l'être peut ressurgir. Développer les capacités innées de l'enfant à apprendre, l’aider à se connaître, à gérer ses émotions, à se responsabiliser, à coopérer avec les autres plutôt que les combattre... de plus en plus d'enseignants s'inspirent des méthodes pionnières des Montessori, Freinet et autre Steiner. Et comme on sait qu'on monde nouveau commence par l'éducation des mômes  Profs, parents et grands-parents bienvenus !La joie est la manifestation de l'union de l'âme individuelle avec l'esprit universel. Consultante internationale, chercheuse et formatrice, Antonella Verdiani est Docteure en Sciences de l’éducation. Mère de trois enfants, elle a été fonctionnaire à l’UNESCO (1987-2005) où elle a travaillé pour l’éducation à la paix et la non-violence. Actuellement, au travers de conférences et ateliers, elle sensibilise parents et enseignants à une approche éducative dédiée au bien-être des enfants et des adultes. Auteure de plusieurs ouvrages dont  Ces écoles qui rendent les enfants heureux  (Actes Sud, 2012), Antonella a également initié Le Printemps de l'éducation, Alliance citoyenne pour un renouveau de l'éducation. Tour d'horizon joyeux des écoles de demain En savoir plus: le blog d’Antonella Verdiani + deux interviews d’elle: écrite sur Féminin Bio et filméesur Moodstep Participation: CHF 20.-/15.- (AVS, AI, Revenu minimum, AC, étudiants), une boisson offerte!A Genève: Petite restauration dès 19h00.A Sion: Possibilité de dîner sur place après la conférence.Réservation fortement recommandée SUR CE FORMULAIRE ou Tél: "022 340 59 70"  [...]

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Le Printemps de l’éducation et les rêves des enfants!

www.printemps-education.org  [...]

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RENOUVELER L’EDUCATION

L’éducation à la Joie : de Sri Aurobindo à l’éducation intégrale moderne.* Antonella Verdiani « Nous n’appartenons pas aux aurores du passé, mais aux midis de l’avenir» Sri Aurobindo 1. Invisibilité du possible et réalité : la Joie dans la recherche - action existentielle.  Ce texte part du constat qu’un changement majeur est en train de se produire actuellement concernant les paradigmes fondateurs de notre vie sur Terre, ce que le promoteur de ce livre collectif appelle des «enjeux anthropologiques nouveaux ». « L’axe du monde change, la pyramide s’inverse » : au cœur même de cette mutation, qui n’est pas à l’abri de ruptures violentes, mais aussi de progrès lumineux autant qu’inattendus, l’éducation a sa place centrale. Que nous soyons philosophes ou militants, enseignants ou parents, notre rôle d’éducateurs est d’accompagner cette mouvance et accueillir ce qui, de toute manière, est déjà là: une humanité naissante plus juste, solidaire, reliée. Ma contribution à une nouvelle philosophie de l’éducation se place dans cette prospective. Ce que j’écris, je l’écris à partir de mon expérience. Telle est ma posture dans la recherche, dans l’écriture, dans la vie. Passionnée, souvent incommode, elle est le reflet d’une nécessité constante d’être au plus près de la vérité. Une vérité qui est la mienne, donc relative, imparfaite, mais sincère. C’est une exigence qui me rend à la fois marginale face à l’Institution et à la fois libre, dans une radicalité qui me rappelle parfois celle de l’Art et de la création, domaines dans lesquels je place la recherche-action  existentielle. Ma vérité, mon chemin, sont pavés d’incertitude et de doutes. C’est l’incertitude liée à la connaissance, dont nous parle Edgar Morin dans sa théorie de la complexité, incertitude qui semble être étrangère à la culture et à l’école occidentale. Par elle, il s’agit de reconnaître « les zones d’ombre » que la réalité a pour nous, afin de « savoir qu’il y a du possible encore invisible dans le réel » et de reconnaître à quel point la connaissance peut être parsemée d’erreurs et d’illusions. Nous sommes de plus en plus à le dénoncer et nous le savons bien : le système éducatif dominant laisse peu de place au doute et à l’inattendu car il est bâti sur un ensemble de certitudes sociales et économiques, telles que le succès, la performance, le modèle gagnant, la sécurité du poste de travail, la compétition, le pouvoir Paradigmes sur lesquels nous avons bâti notre vision du développement et qui aujourd’hui sont systématiquement balayés par l’ouragan de la mutation collective en cours, avec tout ce qu’il peut provoquer de sentiments d’angoisse individuelle et instabilité sociale. Mais, en nous inspirant de la langue chinoise qui donne au mot de « crise » le double sens de danger et d’opportunité, nous savons bien que ce sont ces mêmes incertitudes qui, une fois accueillies, nous feront grandir en humanité. C’est aussi le doute qui s’empare de tout chercheur impliqué (le doute social, le doute scientifique et le doute ontologique). Le seul questionnement possible étant existentiel, c’est à partir de ceci que « je (me) cherche » en tant qu’être humain d’abord et en tant que professionnelle de l’éducation en suite. « Un jour vient où nous ne savons plus vraiment qui nous sommes » nous dit René Barbier  « de plus en plus et de mieux en mieux, nous apprenons à dire "je ne sais pas"(). Dans un tel processus, nous devenons "autre" par les autres et le monde ». J’ai donc fait du « je ne sais pas », la devise de départ de mon travail, dans un processus qui n’est pas sans rappeler l’autorisation noétique  de Joëlle Macrez - Maurel: « un voyage intérieur (et/ou extérieur) durant lequel un processus interne et continu de transformation de Soi démarre lorsque l'individu s'ouvre (suite à un flash existentiel, une prise de conscience de son ignorance et de sa souffrance, ou à un questionnement sur le sens de la vie) à un profond désir de changement et se confronte à l'inconnu, rencontre des archétypes ou symboles numineux qui le touchent, l'ébranlent et lui dévoilent le réel derrière la réalité, l'esprit derrière la psyché, le monde ontologique derrière le monde des apparences, le monde de l'intelligence derrière le monde de la signification.» C’est donc par ce nouveau regard épistémologique intégrant l’existence d’autres plans de réalité, projeté au delà et à travers les connaissances, trans disciplinaire, que j’ai commencé à guetter « l’impossible réel » de et dans la Joie. Absolue, la quête sur la Joie en éducation exige, tel un acte de foi, un abandon à l’existence et à son sens caché. Pour moi la question de ma posture dans la recherche a été des plus simples : comment rechercher, communiquer, éduquer à la Joie sans être joyeux ? Sans, comme le disent les tibétains, entreprendre le chemin pour aller contacter de plus près ce « fond lumineux de l’être » qui nous habite tous ? Chaque explorateur des profondeurs le sait bien : le processus alchimique de transformation de la matière en or ne se fait pas sans douleur.  En ce qui me concerne, c’est par l’acte de l’écriture que j’arrive graduellement à éclaircir mes zones d’ombre. Ecrire sur la joie devient ainsi un acte d’auto formation par excellence, s’éduquer à la Joie. 2. Suivre le fil de la Joie : l’éducation intégrale ... ... * extrait de mon article paru dans Renouveler l'éducation. Ressources pour des enjeux anthropologiques nouveaux. Sous la direction de Jean-Daniel Rohart, Chronique Sociale, mars 2013   Cité par Joshi Kireet Philosophy and yoga of Sri Aurobindo dans une conférence donnée à Rajendra Bhawan, Deen Dayal Upadhayaya Marg, New Delhi, 23 novembre 1998. Milis Marie Exercices pratiques d’autolouange Payot, Paris, 2010. Marie Milis, professeur de mathématiques et d’éthique à Bruxelles, enseigne et pratique l’autolouange avec ses élèves et aussi au sein de l’association Initiations. Morin Edgar, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Le Seuil, Paris, 2000 Barbier René, art. « À propos de la recherche en éducation » dans Journal des chercheurs, 24 septembre 2006 (http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=651) Macrez- Maurel Joëlle, S'autoriser à cheminer vers soi : Aurobindo, Jung, Krishnamurti, Vega Editions, 2004 Ce qui rappelle la belle expression de Gaston Pineau : « Lointaine est encore l’époque où la science pourra rendre compte des consciences les plus conscientisées pour lesquelles la nuit est le fond lumineux de l’être éclairant le jour »  in G. Pineau Produire sa vie : autoformation et autobiographie, Montréal, Albert St-Martin/ Paris, 1983 [...]

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SMILE!!!

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Eduquer à la joie: ils restent encore des places pour le week-end du 16 et 17 mars!

Stage  EDUQUER A LA JOIE©  Ce stage propose de découvrir, par un parcours interactif et ludique, les étapes de l’Éducation à la Joie© à travers des moments de partage de connaissances, des exemples de pédagogies différentes et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser avec vos élèves, vos enfants et petits-enfants ainsi que dans toute autre situation éducative. Cette approche est basée sur la participation active et sur le vécu des participants. Animé par Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, conférencière et co-fondatrice du Printemps de l’éducation www.printemps-education.org et Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale. "Merci à Antonella qui nous a apporté avec une grande simplicité, le fruit de ses précieuses années de recherches en sciences de l’éducation et qui nous a fait vivre de belles expériences. Si je suis en paix avec moi-même, l’enfant le sera aussi puisqu’il est mon miroir J’ai aimé votre élan et votre enthousiasme." Véronique. "Avec Evelyne, il y avait un bon équilibre entre le mental, le corps et l’émotionnel." Hugo "Merci pour cette belle grande bouffée d'oxygène enivrée de joie et de liberté à emporter toujours avec soi." Stéphanie Stage d’un week-end à Paris : 16-17 mars / 6-7 avril / 18-19 mai / 15-16 juin 2013   Tarif 180€ Inscriptions et renseignements : girard.evelyne@wanadoo.fr  www.antonellaverdiani.com Antonella Verdiani Ces écoles qui rendent nos enfants heureux Pédagogies et méthodes pour éduquer à la joie Actes Sud 2012 Page Facebook : Ces écoles qui rendent nos enfants heureux [...]

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Elle décide d’enseigner du bonheur à ses élèves

Elle décide d'enseigner du bonheur a ses élèves moyenne version - Vidéo Dailymotion Vous avez peut être déjà vue cette vidéo qui passe sur Facebook et dans les réseaux sociaux depuis quelques jours, mais ça vaut la peine de la revoir ... rien que pour se ressourcer à la beauté (et je ne parle pas seulement de celle physique, mais de son attitude si harmonieuse et centrée) de cette enseignante! Elle nous apprend que le bonheur et la joie d'apprendre sont au centre de l'acte éducatif, elle répond à chacune des questions qui lui sont posées par des propos qui semblent si évidents et si à la portée de tous. Son objectif: c'est de rendre ses élèves heureux!  Espérons qu'elle puisse faire des émules dans les écoles françaises et du monde entier... [...]

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Interview sur Myboox

Réforme de l'école : la Finlande, le modèle de Vincent Peillon ?  Article de Lauren Malka http://www.myboox.fr/actualite/reforme-de-l-ecole-la-finlande-un-modele-pour-la-france--20617.html 22/01/2013 Le système éducatif finlandais apparaît visiblement comme le modèle à suivre pour Vincent Peillon. De quelle méthode s’agit-il ? Antonella Verdiani, auteur du livre Ces Ecoles qui rendent nos enfants heureux, paru en septembre 2012 chez Actes Sud, nous  éclaire.  "Nous allons faire comme la Finlande. Il y aura parfois deux enseignants dans une classe de CP ou de CE1 pour apprendre à lire où à écrire", a déclaré le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon au Grand Journal sur Canal + lundi 21 janvier, à la veille de sa première grève d’enseignants, ce mardi.  Que signifie "faire comme la Finlande" ? Et pourquoi le modèle nordique revient-il de façon aussi récurrente dans les discours liés aux réformes de l’éducation ? Pour Antonella Verdiani, docteur en science de l’éducation, responsable pendant 18 ans des questions d’éducation à l’UNESCO et auteur d’un livre récent intitulé Ces Ecoles qui rendent nos enfants heureux(Actes Sud, 2012), le modèle finlandais devient clairement l’un de ceux auxquels les chercheurs s’intéressent le plus. "Des cars entiers de professeurs de toute l’Europe vont en Finlande pour y faire leur stage". La Finlande : des enseignants valorisés, un système éducatif plus coopératif Comment expliquer une telle popularité ? "Tout d’abord, nous explique Antonella Verdiani, le système finlandais valorise le métier d’enseignant. La formation dure environ 5 ans ou plus, la sélection est importante et le salaire est intéressant dès le début de carrière. C’est une profession reconnue socialement. Ensuite, leur façon d’enseigner est bien moins directive que dans d’autres pays. En France par exemple, le mobilier du professeur est symboliquement très hiérarchique, en particulier dans les universités ou les amphithéâtres sont très intimidants, tant pour le prof que pour les élèves. En Finlande, par exemple, les élèves sont mobiles et travaillent dans un esprit plus coopératif, par projets collectifs et non par performance individuelle. Je pense par exemple à une école expérimentale située à Joensuu".  Au Canada, un modèle d'école alternatif et public Mais la Finlande n’est pas le seul pays à proposer ce type de méthode et n’est d’ailleurs pas central dans l’enquête d’Antonella Verdiani. Le Canada apparaît, aux yeux de cette spécialiste, comme un exemple tout aussi pertinent : "A Jonathan par exemple, une école publique située au Québec, les élèves sont libres d’établir leur propre programme scolaire, de travailler sur les sujets qu’ils choisissent. Les élèves ne sont pas compartimentés par niveaux de classes mais coopèrent tous pour des projets communs, dans des logiques collectives. Les plus grands aident les plus petits. C’est une méthode qualifiée ici d’"alternative" mais qui est "publique" au Canada".  Antonella Verdiani : "Je suis déçue par le rapport de l'éducation" Peut-on espérer que les projets de loi de Vincent Peillon tendent dans le sens d’un développement similaire à celui de la Finlande ou du Canada ? Pour Antonella Verdiani, difficile à dire pour l’instant. "A ce jour, il n’y a que des projets de loi qui tentent de mettre tous les syndicats d’accord, ce qui est très difficile, je le reconnais. Cependant, je suis déçue par le rapport que je viens de lire. J’attendais plus de réflexion sur le rapport pédagogique. Ce n’est pas une demi-journée en plus qui changera quelque chose. Je serai plus optimiste le jour où je verrai un projet de réforme qui s’inspire davantage des modèles alternatifs et expérimentaux en supprimant les notes et en introduisant plus de coopération entre les élèves". Aucune proposition de ce type ne se dégage pour l’instant des projets de loi.  Vincent Peillon s’appuie pourtant sur des principes proches de ceux des pays cités par la spécialiste, en évoquant l’importance du plaisir d’apprendre et de la valorisation de l’enseignant. On en saura plus en découvrant le livre-programme du ministre-philosophe Vincent Peillon à paraître le 23 février prochain.   L.M. [...]

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Qu’est ce qu’on propose dans nos stages?

A la demande de plusieurs d'entre vous, voici quelques précisions sur le contenu des stages "Eduquer à la joie" que je co-anime avec Evelyne Girard, clown et art-thérapeute, sur Paris et en France métropolitaine ainsi qu'en France Outremer (par exemple à l'île de La Réunion avec Alida Jeu -Den Ouden, musicienne et sono-thérapeute).                                                                        Stage à l'île de la Réunion, mars 2012 Le déroulé ci-dessous présenté est un programme général pour un public d'enseignants, éducateurs, parents et grands-parents. Cela dit, nous nous réservons d'adapter le contenu en ciblant à chaque occasion le profil de nos inscrits: par exemple, pour les enseignants et les écoles, nous faisons davantage référence aux pratiques pédagogiques et au vécu scolaire. Pour les parents, nous insistons plus particulièrement sur les aspects de la relation parent-enfant (l'enfant que j'étais, le parent que je suis...). Dans les deux cas, l'alternance entre des aspects théoriques et d'autres plus pratiques est respectée, en donnant toujours une place fondamentale à la présence de chacun, au corps, au souffle et au mouvement en musique.                                                                   Stage en region Lyonnaise, octobre 2012 Eduquer à la joie Déroulé La formation, sur 2 jours, a pour objectif d'accompagner enseignants, parents et tous ceux qui sont dans le métier de la transmission de la connaissance et du savoir-faire, à s'orienter dans la recherche de solutions concrètes à adopter au quotidien avec les enfants et les jeunes. A partir du partage des expériences des participants, le stage offrira des notions théoriques et des informations pratiques, mais surtout des exercices efficaces à proposer à l'école et à la maison pour vivre l'actuel moment de changement dans la perspective de la Joie de vivre, véritable tâche de l'éducation. Jour 1 : Eduquer à la joie Présentation des 2 journées Cadre et règles de protection Mise en commun des expériences des participants (motivations, attentes, objectifs...) Cadre conceptuel de référence : la Joie, c’est quoi ? L’approche de l’éducation intégrale et transdisciplinaire De la joie - émotion à la Joie - état : un parcours éducatif Exercices : vivre la Joie ! Les 4 étapes de l’éducation à la Joie : les 4R, reconnaître, résonner, révéler, réveiller ... 1. Reconnaître (comment reconnaître l’autre, ses passions, ses espoirs ? Se reconnaître ?) Exercices Mise en commun et clôture de la journée   Jour 2 : 2. Résonner (« entendre avec l’oreille de l’autre ») Exercices 3. Révéler (lever le voile...) Exercices et mise en commun 4. Réveiller (le « maître d’éveillance ») Exercices et mise en commun Des outils pour éduquer à la joie Références pédagogiques en France et dans le monde Partage final et clôture du séminaire RAPPEL IMPORTANT! Le séminaire est interactif; l’expérience professionnelle et le vécu des participants constituent la richesse de ce stage au même titre que l’expérience des animatrices. C’est pourquoi nous demandons aux personnes inscrites de « jouer le jeu » de l’éducation à la joie en participant activement!    [...]

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POUR COMMENCER 2013 DANS LA JOIE !!!

STAGE Éduquer à la joie© Pistes et outils pour devenir (ou rester!)  des adultes créatifs et heureux           Parents, grands-parents, éducateurs, enseignants... et si nous mettions du  BONHEUR et de la JOIE DE VIVRE, au cœur de l’éducation et de la relation adulte‐enfant ? Ce stage propose de découvrir, par un parcours interactif et ludique, les étapes de l’Éducation à la Joie© à travers des moments de partage de connaissances, des exemples de pédagogies différentes et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser avec vos élèves, vos enfants et petits-enfants ainsi que dans toute autre situation éducative. Cette approche est basée sur la participation active et sur le vécu des participants. Formatrices
 Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, conférencière, auteure de Ces écoles qui rendent les enfants heureux  Actes Sud, 2012 Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale Ils ont dit de nous... "Merci à Antonella qui nous a apporté avec une grande simplicité, le fruit de ses précieuses années de recherches en sciences de l’éducation et qui nous a fait vivre de belles expériences. Si je suis en paix avec moi-même, l’enfant le sera aussi puisqu’il est mon miroir  J’ai aimé votre élan et votre enthousiasme." Véronique. "Un grand merci (...) Chacun est reparti nourri et joyeux ! " Pascale "Merci pour cette belle grande bouffée d'oxygène enivrée de joie et de liberté à emporter toujours avec soi."  Stéphanie Informations pratiques Dates 2013 :
 19 et 20 janvier  (stage pour parents, grands-parents) 23-24 février   (stage pour enseignants) 16-17 mars  (parents, grands-parents) 6-7 avril  (enseignants) 18-19 - mai (enseignants) 15-16 juin (parents, grands-parents) Lieu : 
 Paris Tarifs : 180 euros le week-end Inscriptions et renseignements : girard.evelyne@wanadoo.fr  ou www.antonellaverdiani.com [...]

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Proposer la philo en maternelle, pas au bac !

Article soumis par Anne Leguy dans son blog "Heureux à l'école! "  (http://www.heureuxalecole.com) La philo, ou l’absurde logique scolaire Prenez des ados bien mûrs, vérifiez qu’ils n’ont jamais trempé dans le moindre exercice de questionnement et placez-les sur le grill stressant de la terminale pour découvrir d’un seul coup : les philosophes Grecs et Romains, (pas les Indiens, ni les Arabes ou les Chinois, pas les autres, pas le temps), les concepts énoncés au fil des siècles (à raison d’une séance par semaine sur moins de 6 mois, on survole). Sans oublier quelques astuces de rhétorique, thèse, anti-thèse, synthèse pour avoir au moins 10. Ce n’est pas de la philosophie mais du gavage. Le but étant d’apprendre par cœur des tonnes de trucs, sans formation initiale, sans imprégnation de l’expression, sans incorporation lente de l’exercice de philosopher. Sans aucun goût découvert au fil du temps pour le débat, l’écoute, l’art du contre pied ou celui de l’élaboration. C’est tout simplement idiot et parfois néfaste. La plupart des adultes qui découvrent les sujets du bac philo de l’année le confessent : rien qu’un énoncé leur rappelle le haut-le-cœur de leur jeunesse à l’idée de plancher sur de telles phrases complexes. Offrez aux futurs bacheliers de vrais atouts Les futurs bacheliers et les jeunes diplômés ont un challenge de taille dans leur viseur : leur capacité d’adaptation à la vie réelle qui les attend. La philo en conserve de leur terminale ne leur sera d’aucun secours, en imaginant même qu’ils en retiennennt une seule once. Si l’Education nationale investissait tout de suite et dès la seconde dans des modules pratiques prodigués sur 3 ans, tels que : prendre la parole en public, rédiger une note de synthèse, savoir se relire, négocier par l’écoute relationnelle Les jeunes seraient plus efficaces, moins perdus pour entamer leur premier job, ou tout simplement pour communiquer et prendre leur place. La philosophie, ça doit commencer tout petit Ce sont nos amis québécois qui ont inauguré cette démarche et elle contient une puissance insoupçonnée, tant pour les individus que pour les communautés où ils progressent. Commencer la philosophie dès la maternelle, c’est possible, si les enseignants sont un peu formés. Et ça marche ! Car tout petit déjà, on s’en pose des questions ! La justice (« C’est pas juste !»), la liberté, la propriété (« C’est à moi ! »), le temps, qu’est-ce qui est bien ? ou mal ? Et puis peut-être aussi apprendre à écouter d’autres points de vue, douter, remettre en cause. Au fil des années, s’ajoutent la citoyenneté, plus tard l’éthique. Mais ce travail est l’œuvre d’une enfance, d’une adolescence, d’années de pratique. Pas d’une logique de presse-purée avec de jeunes adultes stressés par une note finale. Dans les quartiers difficiles, entamer un dialogue pourrait reprendre sens. En général, il y aurait peut-être enfin une autre perspective que de réduire nos enfants à des consommateurs qui appuient sur des boutons. C’est une invitation aux débats, à la rhétorique, à la palabre qui crée du lien. La philo au bac, oui mais pas comme ça ! La philo au bac à sable, là vraiment oui ! Pour aller plus loin, je vous recommande les « Goûters Philo » de Milan éditeur. Par Brigitte Labbé, Michel Puech et Jacques Azam. [...]

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   STAGE d'hiver le 8 et 9 décembre 2012 à Paris  Éduquer à la joie© Pistes et outils pour devenir (ou rester...) des parents et grands-parents créatifs et heureux Éduquer devrait être synonyme de bien être,  pour les parents et encore plus pour les enfants... Et si nous faisions du bonheur et de la joie de vivre,  les  buts véritables de l’éducation et de la relation parent-enfant ? Contenu de la formation : Ce stage propose de découvrir, par un parcours interactif et ludique, les étapes de l’Éducation à la Joie© à travers des moments de partage de connaissances, des exemples d’approches éducatives différentes et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser à la maison, avec vos (petits)- enfants et dans toute autre situation.  Cette formation est basée sur la participation active et sur le vécu des participants. *********** Formatrices : Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, conférencière, écrivain www.antonellaverdiani.com Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale Date : 8 et 9 décembre 2012 à Paris (14° arrondissement) Tarifs: 180 euros (nous contacter si difficultés) Inscriptions et renseignements :  antonellaverdiani@gmail.com girard.evelyne@wanadoo.fr [...]

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De quelle éducation avons-nous besoin pour co-évoluer et changer de paradigme ?

Bonjour, je partage l'annonce de cette journée de l'Université Intégrale du Club de Budapest que j'ai aidée à organiser :   __________________________________________________________________________ EDUCATION ET CO-EVOLUTION De quelle éducation avons-nous besoin pour co-évoluer et changer de paradigme ? UNIVERSITE INTEGRALE __________________________________________________________________________ Vendredi  30 novembre 2012 - 8h30 – 18h00 Forum 104 - 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide   Quelle éducation souhaitons-nous pour le « bien-être » de nos enfants et des générations futures ? Quel modèle éducatif permettrait-il de co-évoluer en harmonie avec nos environnements humains et écologiques (ou « avec notre écoumène ») Quelles innovations éducatives existent déjà ?   La crise systémique que nous subissons aujourd'hui de plein fouet oblige nos sociétés à  puiser dans nos inspirations les plus globales (sociales, économiques, écologiques, culturelles, artistiques, spirituelles) pour accompagner la réinvention d'une nouvelle vision  sociétale et permettre un profond changement de paradigme. Le modèle éducatif de nos enfants n'échappe pas à cette remise en question. Il apparaît décalé à la fois dans son contenu (absence de vue systémique et pluridisciplinaire, insuffisance générale des arts, des humanités, de l'expression corporelle, etc.. ) et dans sa forme (inadaptation de l'architecture et des lieux d'apprentissage etc.). Il est également inadapté pour faire face à la crise civilisationnelle sans précédent à laquelle l'humanité doit trouver réponse rapidement. Souvent en mésalliance avec le reste du vivant, il n'est plus en mesure de répondre aux besoins de nos enfants (créant ainsi un état de souffrance chez les élèves et le corps enseignants).  Or  dispensée du plus jeune âge et tout au long de la vie, une éducation appropriée dans ses contenus et formes, orientée vers le « bien-être » des enfants  et la joie d'apprendre,  constitue un moteur essentiel vers la co-évolution harmonieuse et pacifique entre les êtres humains, et avec l'ensemble du monde du vivant. Relier l'éducation au monde du  vivant, c'est aussi garantir une certaine forme d'éducation plus écologique, respectueuse des rythmes de tous (enfants comme enseignants) tout en valorisant l'importance du cadre (nourriture, lieu d'apprentissage etc.). Alors quelle éducation donner à nos enfants qui  leur permettrait d'exister, de vivre, de grandir, de  se construire,  d'être, afin de devenir des citoyens planétaires émancipés, actifs et responsables de leur vie future ? De quelles  expériences, en France et à travers le monde,  pouvons-nous  nous inspirer? Paléontologues, philosophes, pédagogues, formateurs, chercheurs, et instituteurs viendront partager avec nous leurs visions et actions novatrices pour accompagner la refondation du système éducatif.  Vous trouverez ci-joint, le programme et les modalités d'inscription, et une présentation des intervenants. Ces informations sont également disponibles sur notre site internet : clubdeBudapest.org   Chaleureusement,  Club de Budapest France               contact@clubdebudapest.org   http://clubdebudapest.org Equipe Organisatrice : Carine Dartiguepeyrou (Présidente – Club de Budapest), Bénédicte Fumey (Vice Présidente - Club de Budapest), Dominique Marty (Membre du comité exécutif du Club de Budapest), Nadine Outin (Ode), Martine Roussel-Adam (chemins d'enfances), Antonella Verdiani (Printemps de l'éducation). ____________________________________________________________________________ PROGRAMME 8h30               Accueil 9h00                 Introduction à la journée Pourquoi le thème éducation et co-évolution ?, De l'importance de l'enseignement des humanités, Carine Dartiguepeyrou                        9h10-10h40     Table ronde 1: Education et co-évolution ·       Savoir être et savoir vivre ensemble pour une société éducative, Patrick Viveret ·       Education et co-évolution, une approche anthropologique, Pascal Picq ·      L'enfant et le chercheur : nouveaux modes de co-construction du savoir, François Taddei ·       Co-évolution, réciprocité et éducation émancipatrice, Claire Héber-Suffrin Animation : Bénédicte Fumey 10h40-11h00  Pause café 11h00-11h15  Intermède « surprise » avec Evelyne Girard 11h15-13h00   Table ronde 2 : Education et changement de paradigme : d'une culture de la guerre à une culture de la paix ·      Nos enfants sont des merveilles, les clés du bonheur d'éduquer, Denis Marquet ·      La paix avec soi, les autres et le monde, Unipaz, Roswitha Lanquetin ·       La pédagogie des droits de l'enfant : le socle de la paix durable, Jonathan Levy ·      La pratique de la CNV dans les écoles, Catherine Schmider Animation : Antonella Verdiani                                    13h00-13h45  Pause déjeuner- repas bio végétarien servi sur place 13h45-14h00  Reprise avec  « le Yoga dans l'éducation des enfants » 14h00-15h30  Table ronde 3 : Les initiatives innovantes émanant de l'école (« le dedans ») ·      Panorama d'écoles construites sur un nouveau paradigme scolaire (les Amanins, Ecole de la 2eme chance, la ferme des enfants etc.), Antonella Verdiani ·      Living school et ses enjeux de développement, Caroline Sost (fondatrice) ·      Brockwood (éducation inspirée par Krishnamurti), Lionel Claris ·      L'éducation à l'environnement, Philippe Nicolas                    Animation : Dominique Marty 15h30-15h45  Intermède ludique avec Evelyne Girard 15h45-16h00  Pause 16h00-17h30   Table ronde 4 : Les initiatives innovantes provenant de la société civile  et des entrepreneurs sociaux (« le dehors ») ·       Empathy et Compassion in Society, Vinciane Rycroft, fondatrice de Mind with Heart ·       Promouvoir le vivre ensemble chez les 8-11 ans, Marine Quenin ·       Un programme de développement éthique pour les 5-7 ans, Camille Perrin ·       Eduka 3000, Karine Mavezet Animation : Martine Roussel-Adam 18h00  Clôture de la journée ____________________________________________________________________________ MODALITÉS D'INSCRIPTION Tarifs Particuliers Entreprises 100 € 200 € Un tarif préférentiel de 50 € est envisageable (étudiants, personnes en difficulté financière). Nous vous invitons à nous écrire pour que nous étudiions cela ensemble. Nous vous rappelons que l'association est constituée de bénévoles et que les recettes des journées servent à couvrir les frais (réservation de salle et frais d'organisation) ainsi que le repas (bio et végétarien) qui est servi sur place. Les inscriptions sont nécessaires au préalable. Pour vous inscrire, 2 possibilités : 1.     Règlement en ligne (règlement sécurisé, recommandé) : http://www.weezevent.com/education-et-co-evolution 2.     Envoi de votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest France", accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales, à l'adresse suivante : André Copin, 51 bis Avenue des Boulards, 45500 GIEN En parallèle, il est nécessaire d'envoyer un mail de confirmation d'inscription à :                   andre.copin2@cegetel.net ____________________________________________________________________________ PRÉSENTATION DES INTERVENANTS Justine Caulliez : Diplômée du CESEM-RMS School en France et au Mexique, cadre en stratégie commerciale pour une multinationale, elle choisit, après une expérience profondément révélatrice, de changer de vie. Elle devient tout d'abord praticienne de massage et professeur de Kundalini Yoga, et s'investit pour le développement d'associations qui font sens pour elle, et notamment l'Association pour la Communication NonViolente (CNV).Coach certifiée, en formation intensive à la CNV depuis 2006, complétant avec les bases de l'intelligence Conscience et Sagesse Collective, de la Sociocratie et de l'HolacratieTM, elle développe ensuite son activité de formation. Elle transmet aux particuliers et aux étudiants (INALCO 2010-2011) ces principes de communication bienveillante et d'organisation intelligente qui facilitent la coopération et donnent du plaisir à vivre et agir ensemble. En 2012, elle devient partenaire d'In Principo, société de conseil en management collaboratif. Lionel Claris, Ed.M., a fait ses études en France jusqu'à l'âge de 16 ans. Puis il a alors souhaité partir étudier à l'école Krishnamurti de Brockwood en Angleterre, et ce, pendant 4 ans. Il a fait ce choix, non seulement parce qu'il n'était pas satisfait du système éducatif français, en partie en raison de la rigidité de celui-ci, mais aussi à cause de sa passion grandissante pour les enseignements de « K ». Lionel est un ardent défenseur de la pensée critique et réflexive au sein même de l'expérience de l'école. Ses réflexions gravitent autour de l'idée que le processus scolaire offert aux étudiants est habituellement limité à une accumulation plus ou moins imposée de connaissances. Ce savoir, si il n'est pas contesté passe pour la vérité--quelque chose qui est supposé être accepté et suivi--plutôt que quelque chose qui est construit et qui doit donc être déconstruit et réinventé. Après 10 ans passés aux Etats-Unis durant lesquels il a poursuivi ses études et a travaillé en tant que chercheur à l'université et professeur des écoles, Lionel est de retour à Brockwood depuis 2010 et enseigne notamment le français et la rédaction de dissertations. Carine Dartiguepeyrou : Présidente du club de Budapest (France) depuis fin 2007. Docteur en sciences politiques et prospectiviste. Son domaine d'intervention est la prospective managériale et socioculturelle (www.carinedartiguepeyrou.com). Elle a notamment contribué et coordonné pour le  Club de Budapest trois ouvrages collectifs Prospective d'un monde en mutation (2010), Au-delà de la crise financière, nouvelles valeurs, nouvelles richesses (2011), Les voies de la résilience (2012) parus chez L'Harmattan Recherches & Prospective. Elle est également membre du Conseil d'administration de Chemins d'enfances et du Printemps de l'Éducation. Bénédicte Fumey : Vice-présidente du Club de Budapest France, et Porte-parole du Pacte civique. Issue de diverses formations en management et sciences-po Paris (MBA), elle a un parcours de cadre international dans le secteur des nouvelles technologies. Passionnée par le développement soutenable de la civilisation humaine, elle mène depuis plusieurs années des recherches concernant les mutations sociétales en cours, notamment en économie, en politique et la résilience de notre civilisation humaine. Elle est aussi très impliquée dans la société civile dans divers projets pour faire advenir une « civilisation soutenable » (la gouvernance démocratique, l'évolution de l'éducation, la responsabilité sociétale des entreprises, le bio mimétisme,  l'agro foresterie et l'agriculture bio-dynamique). Evelyne Girard : Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale. Claire Héber-Suffrin : Docteur en sciences de l'éducation. Institutrice de formation (diplômée en 1964). Fondatrice et animatrice du mouvement des "Réseaux d'échanges réciproques de savoirs" (en 1993). Elle a écrit de nombreux ouvrages dont Les Savoirs, la réciprocité et le citoyen, L'Ecole éclatée (Stock), Savoir & Réseaux, se relier, apprendre, essayer (éditions Ovadia).http://www.heber-suffrin.org Roswitha Lanquetin : Éducatrice et socio-pédagogue, présidente de Unipaz-France, Roswitha LANQUETIN s'est interrogée au cours de ses nombreux séjours à l'étranger sur les conditions permettant aux hommes de vivre en paix malgré leurs différences. Sa rencontre avec Pierre Weil, universitaire français établi au Brésil, créateur de l'Université Holistique Internationale Unipaz, fut pour elle une révélation : la seule démarche efficace est pédagogique.
 Jonathan Levy : Psychopédagogue, formateur en pédagogie pour des enseignants et éducateurs. Né en Angleterre, où il a fait ses études en pédagogie et Sciences de l'Education, il vit et travaille en France depuis 31 ans. Il conçoit et anime des dispositifs de formation pédagogiques dans les secteurs de l'éducation, du travail social, des organisations intergouvernementales et  des ONG. Il est Conseiller  pédagogique pour l'UNESCO sur les stratégies et approches pédagogiques pour les droits de l'enfant. Il est responsable pédagogique pour le programme Education à la paix pour Initiatives et Changement en France, responsable de la Commission pédagogique de l'association française de Janusz KORCZAK (AFJK) et responsable de la Commission pédagogique de La Coordination pour l'éducation à la non- violence et à la paix. Denis Marquet : Philosophe, thérapeute, écrivain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Colère (2001), Eléments de [...]

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« J’ai déscolarisé mon fils », article sur Psychologies magazine

David, 60 ans, est écrivain et critique de cinéma à Toronto, au Canada. À l’adolescence, son fils Jesse décroche du collège. En désespoir de cause, David décide de le déscolariser et de poursuivre son instruction à partir de ce qu’il connaît le mieux : le cinéma. Valérie Péronnet Sommaire Le déclic Le cinéma comme support de réflexion Mes angoisses Mes remises en question Son envol David Gilmour a raconté son aventure avec Jesse dans un livre, Le Film club(Leduc.s éditions, 2010). « Le jour où j’ai proposé à mon fils de 15 ans de quitter le collège, ça m’a échappé. Depuis des mois, nous cherchions une solution à ses problèmes scolaires, sa mère et moi. Mais nous n’avions jamais, au grand jamais, envisagé de le déscolariser. Et puis c’est sorti de ma bouche, comme ça, sans préméditation. Il m’a regardé avec l’air méfiant, comme s’il se demandait où était le piège. Moi, j’avais l’impression que mon coeur allait exploser d’angoisse. Une partie de moi était soulagée d’avoir enfin trouvé une solution pour Jesse, et l’autre, terrifiée de lui avoir ouvert cette possibilité. Je ne savais pas si j’étais en train de lui sauver la vie ou de la lui gâcher à tout jamais. Le déclic Jesse a toujours été un garçon gentil, tendre, charmant, rêveur, vivant. Un fils merveilleux que j’aime infiniment. Mais quand il a eu 13 ans, il a complètement arrêté de travailler, et même d’aller à l’école. Pourtant, il n’est ni stupide ni paresseux. Et ses professeurs étaient de bons professeurs. Mais quelque chose ne fonctionnait pas entre le collège et lui, et je n’arrivais pas à comprendre quoi. Aucun des profs ni des spécialistes que nous avons consultés, sa mère et moi, n’a été capable de nous aider. Nous avons tout essayé : la négociation, la menace, la supplication, l’explication, rien n’y faisait. Un jour, j’ai découvert que mon fils me mentait, alors que ça ne lui était jamais arrivé. Il disait qu’il travaillait, il ne travaillait pas. Il disait qu’il allait à l’école, il n’y allait pas. Il n’avait plus de cahiers, ne prenait plus de notes, n’apprenait plus rien. Il a commencé à avoir peur de moi parce que je me mettais violemment en colère contre lui. Et j’ai commencé, moi aussi, à avoir peur, très peur. J’ai senti que non seulement je ne pourrais pas gagner cette bataille-là, mais qu’en plus j’allais le perdre, lui. Je savais, au plus profond de moi, que personne ne pourrait l’obliger à aller en classe ; on pourrait seulement l’obliger à faire semblant, et à devenir un menteur et un tricheur Alors je lui ai proposé cette chose insensée à laquelle je n’avais même pas réfléchi : il n’irait plus au collège, à la seule condition que nous regardions ensemble au moins trois films de cinéma par semaine... Plus sur:  http://www.psychologies.com/Famille/Education/Scolarite/Articles-et-Dossiers/J-ai-descolarise-mon-fils [...]

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Emission sur France Culture

Le bonheur, un projet d'école?  en Podcast sur:  http://www.franceculture.fr/emission-rue-des-ecoles-le-bonheur-un-projet-pour-l-ecole-2012-10-13 L'Ecole peut-elle ou doit-elle rendre les enfants heureux ? Ce sont les questions auxquelles nos deux invités tenteront de répondre au cours de cette émission. Antonella Verdiani, Docteur en sciences de l'education, Fondatrice du Collectif "Printemps de l'éducation", auteur de l'essai "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux - Pédagogies et méthodes pour éduquer à la joie" (Actes Sud - Coll. Domaine du possible , sept 2012). François Meroth, Président de l'association "les Amis et Défenseurs de l'Ecole Publique" (ADEP), en duplex depuis Chambéry, sa région. [...]

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STAGE A PARIS

le 17 et 18 novembre Éduquer à la joie© Pistes et outils pour devenir (ou rester!) des parents et grands-parents créatifs et heureux Éduquer devrait être synonyme de bien être,  pour les parents, les grands-parents et  encore plus pour les enfants... Et si nous faisions du bonheur et de la joie de vivre,  les  buts véritables de l’éducation et de la relation parent-enfant ? Ce stage propose de découvrir, par un parcours interactif et ludique, les étapes de l’Éducation à la Joie© à travers des moments de partage de connaissances, des exemples d’approches éducatives différentes et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser à la maison, avec vos (petits)- enfants et dans toute autre situation.  Cette formation est basée sur la participation active et sur le vécu des participants. *********** Formatrices : Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, conférencière, écrivain  Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale Date : 17 et 18 novembre 2012 Lieu :  Paris intra muros (l'adresse vous sera communiqué une semaine avant) Tarifs: 180 euros (nous contacter si difficultés) Inscriptions et renseignements :  antonellaverdiani@gmail.com girard.evelyne@wanadoo.fr [...]

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Le Printemps de l’éducation est né!!!

L'alliance PRINTEMPS DE L'ÉDUCATION est née de rencontres entre enseignants, éducateurs, parents, grands-parents, mais aussi enfants, ainsi que représentants d'associations, d'organisations, d'entreprises, de collectivités partageant un même constat, une même envie et une même vision.Il s'agit d'une nouvelle association d'intérêt général, indépendante, à but non lucratif, non politique, non confessionnelle, créée en mai 2012.Son conseil d'administration et son équipe sont composées de personnalités liées au changement de l'éducation. REJOIGNEZ-NOUS !                                                          http://www.printemps-education.org/ Le constat Des problèmes de plus en plus préoccupants s'accumulent (échec scolaire, difficulté d'insertion dans la vie professionnelle, perte de sens, sentiment croissant d'impuissance des enseignants et des éducateurs au sens le plus large, violence à l'école, etc.) sans qu'aucune réforme ambitieuse et innovante ne soit vraiment à la hauteur des enjeux. Repenser, réinventer l'éducation sont donc pour nous des priorités absolues. L'envie Nous souhaitons construire une nouvelle société plus humaniste, plus coopérative, plus solidaire,véritablement orientée vers le vivre mieux tout en renforçant l'intérêt général, la démocratie, la multiplicité des savoirs et de l'information, l'égalité des chances et la diversité culturelle.Or, pour nous, le renouveau de la société passe nécessairement par un renouveau de l'éducation. Mais pas n'importe quelle éducation !Notre vision de l'éducation est que c'est l'enfant en tant qu'Etre à part entière, et ses intérêts, qui doivent être au cœur de celle-ci. Elle doit lui permettre de devenir acteur conscient, créateur, responsable et autonome face à son avenir, de s'épanouir individuellement et collectivement, et apprendre à être en paix avec soi-même, avec les autres et avec son environnement.Nous voulons donc plus particulièrement promouvoir les approches éducatives globales et transdisciplinaires dans lesquelles : l'enfant est à la fois enseigné et enseignant, son désir, sa joie d'apprendre sont sans cesse stimulés, ses rythmes de vie et d'apprentissage sont respectés, son épanouissement personnel est encouragé sur tous les plans (physique, émotionnel, social, éthique, multiculturel, écologique, santé, artistique, cognitif), sa connaissance de lui-même et son savoir-être sont développés au même titre que les savoir-faire et les savoirs, sa relation aux autres est privilégiée à travers le lien entre les générations, le travail en groupe, l'apprentissage de la coopération, son lien avec la nature et le vivant est préservé et cultivé, son apprentissage de la citoyenneté, de la démocratie, de la santé, de l'alimentation, de l'environnement, de la solidarité, du développement durable sont accompagnés, sa maîtrise des outils de communication est assurée... Les approches éducatives que nous encourageons - qui ne sont plus seulement le monopole de l'école mais bien une mission collective impliquant l'ensemble de la société et de ses acteurs - doivent permettre de lutter contre l'échec scolaire et de prendre en compte les spécificités des nouvelles générations tout autant que des enfants en situation de handicap.Groupes de parents, réseaux associatifs, collectifs, écoles, porteurs de projets éducatifs divers, élus, organisateurs de conférences et de rencontres, etc., nombreux sont ceux qui œuvrent déjà pour ce«renouveau de l'éducation» dont nous venons de décrire les grandes orientations. Cependant, nous constatons trop souvent que ces initiateurs se sentent isolés et fragiles face au système actuel, qu'ils se connaissent peu, que l'énergie et les informations sont trop dispersées.C'est pour rompre cet isolement, pour relier tous ces acteurs entre eux, pour encourager les transmissions d'expériences et leur démultiplication que nous avons créé le Printemps de l'éducation, alliance indépendante, apolitique, non confessionnelle. Les objectifs Les objectifs du mouvement sont les suivants : Identifier les acteurs du « renouveau » éducatif, les pratiques innovantes et les recherches les plus significatives en la matière ; Encourager la transmission des pratiques existantes et la mise en œuvre d'expériences éducatives nouvelles ; Animer un réseau destiné à relier les acteurs, favoriser les échanges autour de cette nouvelle conscience et ces savoir-faire, activer toutes les intelligences collectives et susciter des coopérations éducatives ; Rassembler le plus grand nombre pour devenir un acteur significatif du renouveau éducatif capable de mener une action politique. Les actions Pour ce faire nous comptons mettre en place des actions aussi diverses que :  organiser des rencontres Printemps de l'éducation, initier des campagnes de communication et informer les médias, participer à des salons, représenter les acteurs du mouvement auprès des pouvoirs publics et nourrir les politiques éducatives, organiser des ateliers de formation pour les enfants, les parents et les enseignants, publier des livres et coproduire des documentaires, créer une plate-forme web de ressources, d'actualités média et de réseau social, créer des commissions de travail thématiques, animer des comités locaux dans toute la France, mettre en place des collaborations internationales, soutenir les recherches, les expériences innovantes et la création d'écoles, ... et écouter les rêves des enfants ! [...]

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Ils restent encore des places pour le stage de fin octobre!

Éduquer à la joie© Pistes et outils pour devenir des parents et grands-parents  créatifs et heureux Éduquer devrait être synonyme de bien être,  pour les parents, les grands-parents et encore plus pour les enfants... Et si nous faisions du bonheur et de la joie de vivre,  les  buts véritables de l’éducation et de la relation parent-enfant ? Contenu de la formation : Ce stage propose de découvrir, par un parcours interactif et ludique, les étapes de l’Éducation à la Joie© à travers des moments de partage de connaissances, des exemples d’approches éducatives différentes et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser à la maison, avec vos enfants, vos petits-enfants et dans toute autre situation.  Cette formation est basée sur la participation active et sur le vécu des participants. *********** Formatrices : Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, conférencière, écrivain Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale Dates :  27-28 octobre 2012 - 69440 Saint Laurent d'Agny (Rhône-Alpes, 35 km au Sud-Ouest de Lyon):  Espace La Bâtie – 519 route de Mornant  Inscrivez-vous auprès de l'association Graine d'école:  grainedecole@sfr.fr  ou Pascale : 04 78 44 91 66 / Amandine : 06 68 55 40 98  17-18 novembre 2012 - Paris   15-16 décembre 2012 - Paris  19-20 janvier 2013 - Paris  23-24 février 2013 - Paris  Inscriptions et renseignements :  www.antonellaverdiani.com antonellaverdiani@gmail.com [...]

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De plus en plus de nouvelles écoles…

....naissent en France et dans le monde, malgré la lourdeur du dossier administratif pour fonder une école. Si l'on se fie à cette carte (du site : Veille Education) on peut observer que la grande majorité sont des écoles Montessori, suivies par des établissements catholiques. Ma question : pourquoi laisser les écoles Montessori en dehors du système public et ne pas les intégrer petit à petit dans l'éducation nationale comme on fait dans d'autres pays? Pourquoi faut-il que des pédagogies actives, ouvertes et épanouissantes comme celle Montessori s'adressent toujours à une frange de la population privilégiée?  [...]

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Un article sur Le Nouvel Observateur

Le guide des écoles "différentes" Créé le 25-09-2012 à 17h25 - Mis à jour le 26-09-2012 à 16h41 Par Arnaud Gonzague Un panorama réjouissant de ces écoles où les enfants ont le droit de rêver, d’expérimenter, de choisir et même de  se tromper. Mots-clés : école, écoles alternatives, Montessori, Freinet PARTAGER RÉAGIR0 Abonnez-vous auNouvel Observateur Non,le classement, la notation et la compétition ne sont pas des fatalités scolaires. SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA A l’heure où l’Education nationale planche sur la refondation de l’école, on ne peut que lui suggérer de chausser ses bésicles pour lire Ces écoles qui rendent nos enfants heureux, aujourd’hui en librairie. Ce petit guide réalisé par Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, examine en effet plusieurs exemples français et mondiaux d’écoles dites « nouvelles » ou « alternatives ». Lesquelles, pour la plupart, ne sont pas tellement nouvelles et ne devraient plus être alternatives en 2012. Car ces établissements qui ont « du sens » s’appuient surtout... sur du bon sens. Que disent ces adeptes des pédagogies Montessori, Freinet, Living School, ces partisans de l’Education lente ? Une vérité quasi inaudible au pays de Jules Ferry : une classe accueille  des personnes avant d'accueillir des élèves. Des personnes avec des goûts spécifiques, des dispositions, un rythme à soi, des phobies, des lacunes... Bref des identités à part entière, ignorées – sinon piétinées - par une institution verrouillée par le classement, la notation, la sélection et la compétition. Autant de marottes qui conduisent naturellement à l’exclusion des plus fragiles, des moins scolaires, qui sont aussi souvent les plus modestes. Autrement dit, une machine à fabriquer des cancres. Cultiver le « trésor intérieur » Dans les écoles listées par Antonella Verdiani, les enfants travaillent en groupe plutôt qu’en rivalité, apprennent à leur rythme, s’auto-évaluent plutôt que de passer dans les « grilles » imaginées en haut lieu, donnent leur avis et se lèvent en classe pour chercher des feuilles quand ils en ont besoin. Ils pratiquent aussi la non-violence, le jardinage ou le recyclage au même titre que l’algèbre ou la grammaire. N’apprennent pas par cœur les strophes de Maurice Carême, mais imaginent les leurs. Ne gribouillent pas des faux Paul Klee, mais dessinent ce qui leur passe par la tête – et même ne dessinent rien si rien ne leur passe par la tête. Ces pédagogies douces, à l’écoute, qui s’efforcent de cultiver le « trésor intérieur », ce potentiel qui sommeille en chacun plutôt que d’imposer à tous les mêmes horizons. On entend d'ici les doutes : est-il bien envisageable d’imposer aux 15,2 millions d’écoliers,  collégiens, lycéens et étudiants hexagonaux une école onéreuse, pensée pour une poignée de rejetons venus le plus souvent de familles favorisées ? C’est oublier ce que rappelle Antonella Verdiani : que ce que nous nommons « pédagogie alternative » est, à peu de choses près, l’ordinaire pour les petits Scandinaves – champions du monde dans les classements scolaires mondiaux.  Antonella Verdiani, Ces écoles qui rendent nos enfants heureux, Actes Sud, 188 p., 22 euros   [...]

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Interview sur Terrafemina.com

L'école autrement :  les pédagogies du bonheur expliquées par Antonella Verdiani Docteur en sciences de l'éducation, Antonella Verdiani signe Ces écoles qui rendent nos enfants heureux, en librairie le 26 septembre. Elle y décrit les « pédagogies et méthodes pour éduquer à la joie » qu'elle a pu observer en France mais aussi ailleurs dans le monde, notamment lors de sa mission de responsable des questions d'éducation pour l'UNESCO. Un ouvrage précis et argumenté qui explique les différentes pédagogies alternatives existantes et leurs valeurs. Entretien.   Terrafemina : Que peut-on reprocher au système d’éducation traditionnel français ? Antonella Verdiani : Tout d’abord, il est bien trop rigide. Il n’y a pas assez de passerelles entre les matières Et l’apprentissage par cœur est au centre du système, sans laisser à l’enfant l’occasion de s’exprimer. La discipline seule ne sert à rien ; c’est la discipline dans la joie qui peut faire avancer. Le système italien par exemple, celui que j’ai connu enfant, est beaucoup plus basé sur l’oral ; en philosophie, tous les cours étaient parlés. Tf : Comment penser l’évaluation scolaire sans système de notation ? A. V : Toute l’école traditionnelle est basée sur la compétition, qu’entraîne le système de notation. Et on en oublie la coopération. C’est comme le capitalisme. Avec la méthode du Libre Progrès, les enfants s’auto-évaluent, et c’est beaucoup plus positif.  Tf : Dans les différentes écoles alternatives que vous évoquez dans votre livre, quels sont les éléments pédagogiques qui « rendent les enfants heureux » ? A. V : Tout d’abord, l’enfant est mis au cœur de l’enseignement, et tout est fondé sur la liberté. La liberté pour l’enfant de s’exprimer à l’oral, mais aussi physiquement ; il n’est pas obligé de rester assis par exemple. Dans ces méthodes, on donne également de l’importance au corps, il y a un équilibre entre le développement mental et physique. Sans pour autant aborder la religion, ces pédagogies alternatives sont ouvertes à la dimension existentielle de la vie ; on n’aura pas peur d’aborder la question de la mort par exemple, face à un enfant qui perd un proche. La place est laissée aux émotions, contrairement à l’école traditionnelle où il ne faut pas pleurer ou trop rire. Tf : Quelle expérience personnelle avez-vous de l’école, en tant qu’ancienne élève et mère ? A. V : Moi j’ai suivi mon cursus en Italie, qui était déjà beaucoup influencé par le système Montessori. Avec mes enfants, j’ai eu l’occasion grâce à leurs choix de voir différentes méthodes : mon premier est allé dans une école publique à Paris, le deuxième dans une école nouvelle, au fonctionnement très proche du système Freinet, et la troisième à l’école alternative de Brockwood Park en Angleterre. Tf : D’après vous, comment vont évoluer les systèmes d’éducation alternatifs qui existent actuellement ? A. V : On en est au début, mais il y a déjà beaucoup d’expériences qui se font dans le domaine des pédagogies alternatives, et également au niveau de l’université. Le problème, c’est peut-être que ces initiatives sont trop isolées. Tf : Comment voyez-vous l’école du futur en France ? A. V : J’espère que la réforme de l’école par le gouvernement qui est en cours ira dans ce sens-là Je suis confiante, il y a quelques représentants des écoles alternatives parmi les experts qui réfléchissent à la réforme. On verra ce que ça donnera...« Ces écoles qui rendent nos enfants heureux », Antonella Verdiani, éditions Actes Sud – Domaine du possible, 22€. Crédit photo : Fanny Dion Retrouvez notre dossier spécial consacré à l'Ecole autrement. VOIR AUSSI Dossier – Révolutions numériques : l’école est-elle has-been ?Ecole à la maison : des parents en guerre contre l’Education nationaleEcole : « peut mieux faire », le bilan côté parents [...]

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L’école autrement :  Living School, école du savoir être Il n'y a pas que les maths et la géo dans la vie, et pour absorber compétences et connaissances, Living School (Paris, XIXe) mise plutôt sur la confiance en soi et l'épanouissement. Une école primaire bilingue et écocitoyenne qui a fait ses preuves. Comment ça marche ? Dans les classes de Living School, on ne va pas au coin quand on a volé la gomme du voisin : on fait un exercice de respiration et on calme son crocodile –comprenez sa colère-, seul, au calme, ou en déversant sa rage sur un punching-ball. Caroline Sost, ex-responsable RH dans un grand groupe, s’est reconvertie en 2007, pour monter un projet qui lui ressemble. C’est un master pour le développement du leadership éthique qui lui a mis la puce à l’oreille. « Cette formation s’adresse aux cadres dirigeants qui veulent combiner performance et sens, épanouissement et responsabilité », explique Caroline Sost. Une prise de conscience globale s’opère en elle, sur l’état de la société, des entreprises, du monde. Elle y découvre aussi la psychologie d’évolution et le concept de savoir être : «  cette discipline nous enseigne que nos qualités, nos défauts, nos croyances et notre personnalité ont un impact sur nos savoir-faires ». Concrètement, tout comme un manager mal dans sa peau peine à insuffler de l’énergie à son équipe, un prof qui n’a pas confiance en lui ne peut pas aider un enfant à s’épanouir. Tout se tient. Elle décide de s’investir dans un projet éducatif. Les notes remplacées par l’auto-évaluationAprès avoir fait le tour des méthodes pédagogiques et des écoles alternatives, Caroline Sost ne trouve pas le concept qui la botte. Qu’à cela ne tienne, elle décide de monter sa propre école. Objectif : mettre en place un programme épanouissant pour donner confiance à chaque enfant. L’envie d’apprendre et de créer doit découler naturellement de cette émulation. « Chaque enfant a un énorme potentiel créatif, on ne part pas des lacunes, mais des réussites », explique la fondatrice de l’école. En effet, le système de notes est aboli, on progresse par ceintures de couleur : l'enfant quand il se sent prêt peut décider de passer sa ceinture bleue dans une matière, il va alors s'auto-évaluer. S'il réussit, il se met à découvrir les compétences suivantes pour passer la ceinture suivante. S'il échoue, il revoit les points bloquants et peut repasser sa ceinture à tout moment. « Nous sommes contre les notes qui créent de la compétition et un rapport tordu à la connaissance », justifie Caroline Sost. Ici, on fête plutôt les succès dans un « cahier de réussites » ; une éthique qui va dans le sens de bon nombre de recommandations récentes pour une réforme de l’école. Plus d’encouragements, moins de sanctions. Ce credo ambitieux et idyllique émane de l’expérience personnelle de Caroline Sost : « je pense qu’il faut reprendre notre système scolaire à la base. Les standards où j’ai étudié, prépas et grandes écoles, m’ont appris à être une bonne exécutante, à obéir à mes boss, mais pas du tout à être créative et à répondre aux enjeux relationnels et humains de cette société ». Séance de défoulement pour un élève de Living School 150 écoles en 20 ansConfiance en soi, esprit critique, gestion de sa relation aux autres, mais aussi écocitoyenneté et anglais, font partie intégrante du programme de l’école élémentaire Living School. « Les enfants apprennent à analyser leurs émotions et leur agressivité, ils sont plus matures et capables de dire ce qu’ils ressentent », au point parfois de canaliser leurs professeurs emportés par leur « crocodile » Ceux-ci reçoivent d’ailleurs, en plus de la formation classique, une formation « savoir être et éducation », destinée à s’étendre au plus grand nombre, pour diffuser la bonne parole. Seul point noir, Living School est agrémentée par l’Etat mais ne dispose pas encore du contrat qui lui permettrait de se décharger d’une partie des salaires. Réservée, donc, aux familles CSP+, mais plus pour longtemps, promet Caroline Sost, qui projette d’ouvrir 150 Living School en 20 ans. Une « masse critique nécessaire » pour faire bouger la société. Vidéo de présentation Living School Plus d’infos sur livingschool.fr ... et aussi dans mon livre qui sort demain, le 26 septembre 2012 :  Antonella Verdiani Ces écoles qui rendent nos enfants heureux, Actes Sud http://issuu.com/actes_sud/docs/ces_ecoles_qui_rendent_nos_enfants_heureux?mode=window&backgroundColor=%23222222 Article publié par : www.terrafemina.com [...]

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STAGES per genitori ed insegnanti

Educare alla gioia© Pistes e strumenti per diventare dei genitori e degli insegnanti  creativi e felici  Educare dovrebbe essere sinonimo di benessere,  per i genitori, per gli insegnanti et  ancor più per i figli, gli alunni... E se facessimo della felicità e della gioia di vivere, i veri obbiettivi dell'educazione ?   Contenuto della formazione : Questo stage propone di scoprire, tramite un percorso ludico e interattivo, le tappe dell'Educazione alla Gioia© attraverso dei momenti di condivisione, degli esempi d'approcci educativi diversi et degli esercizi pratici che potrete riutilizzare a casa, con i vostri figli o alunni, e in tutte le situazioni. La formazione  si basa sulla partecipazione attiva e sul vissuto dei partecipanti. *********** Formatrice : Antonella Verdiani, dottore in scienze dell'educazione, autrice, conferenziere, formatrice Secondo il tipo di stage (per insegnanti o per genitori) la formazione sarà co-animata da un secondo formatore.  Inscrizioni e informazioni su richiesta  :  antonellaverdiani@gmail.com [...]

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STAGES « Collection Automne /Hiver » 🙂

STAGE pour parents et grands-parents  Éduquer à la joie© Pistes et outils pour devenir des parents et grands-parents  créatifs et heureux Éduquer devrait être synonyme de bien être,  pour les parents, les grands-parents et encore plus pour les enfants... Et si nous faisions du bonheur et de la joie de vivre,  les  buts véritables de l’éducation et de la relation parent-enfant ? Contenu de la formation : Ce stage propose de découvrir, par un parcours interactif et ludique, les étapes de l’Éducation à la Joie© à travers des moments de partage de connaissances, des exemples d’approches éducatives différentes et des exercices pratiques que vous pourrez réutiliser à la maison, avec vos enfants, vos petits-enfants et dans toute autre situation.  Cette formation est basée sur la participation active et sur le vécu des participants. *********** Formatrices : Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, conférencière, écrivain Evelyne Girard, clown, art-thérapeute, formatrice en expression vocale Dates :  27-28 octobre 2012 - 69440 Saint Laurent d'Agny (Rhône-Alpes):  Espace La Bâtie – 519 route de Mornant (inscrivez-vous vite!!!) 17-18 novembre 2012 - Paris   15-16 décembre 2012 - Paris  19-20 janvier 2013 - Paris  23-24 février 2013 - Paris  Tarifs: 220 euros (nous consulter si difficultés) Inscriptions et renseignements :  www.antonellaverdiani.com antonellaverdiani@gmail.com [...]

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Article paru sur FemininBio.com

ARTICLE Antonella Verdiani : "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux" Article du : 24/08/2012 Réalisé par :  Propos recueillis par P-A Ruquier Au moment où des millions d'écoliers reprennent le chemin de l'école, rencontre avec Antonella Verdiani, auteur de "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux", un livre qui sort fin septembre. Docteur en sciences de l'éducation, Antonella Verdiani a travaillé durant plus de dix-huit ans à l'UNESCO, où elle était responsable des questions d'éducation. FemininBio : Votre histoire personnelle a-t-elle été déterminante dans votre choix de vous consacrer au formes d'éducations alternatives ?  Antonella Verdiani : C'est toujours une histoire personnelle, dans tous les domaines. En ce qui concerne l'éducation bien-sûr, il y a une dimension de l'être et donc j'aurais aussi bien pu devenir psychothérapeute ou psychanalyste ! Ma formation d'origine c'est l'architecture, et grâce à un programme d'éducation de l'Unesco et à un travail de développement personnel, je suis arrivée à l'éducation. FB : Vous avez trois enfants, ce qui a dû aussi influer sur vos choix ?  AV : Oui en effet. Le premier a été dans une école publique du cursus italien. Le deuxième a été dans une école privée sous contrat en France. La troisième est dans une école alternative en Angleterre. J'ai donc une expérience en tant que parent. J'étais déterminée de ne pas mettre mes enfants dans le système scolaire public français, bien que je sois partisane de l'éducation publique. Ce n'étais pas un choix élitiste. Je me suis rendue compte que les enfants souffraient dans le système public et je ne voulais pas que mes enfants souffrent. FB : Quelles sont vos critiques à l'encontre du système éducatif traditionnel ? AV : Je ne voudrais pas être trop pessimiste car il y a une ouverture en cours. J'espère qu'elle interviendra sur la pédagogie. La première critique c'est que tout est axé sur une vision assez traditionnelle et vielle de l'enseignement. C'est l'enseignant qui connaît tout et l'élève rien. Il pose des questions aux enfants dont il sait déjà les réponses. Le programme est prédéterminé et les élèves doivent s'y adapter. Il n'y a aucune partie de liberté, ni de créativité. Il y a aussi la discipline : les enfants doivent bien se tenir, se retenir. Dans ce type de programme l'élève n'a pas le droit de découvrir quelque chose.  Il ne se prend pas en charge, il se responsabilise très peu, il doit obéir alors que dans les autres pédagogies il a plus de liberté et la possibilité de co-construire avec l'enseignant. FB : Il y a aussi une notion de compétition dans l'enseignement traditionnel ?  AV : Oui, le système est basé sur la compétition et non sur la coopération. Ce qui donne de bons petits soldats. Il y a aussi une question de rythme qui est prédéterminé. S'il y a des élèves qui n'arrivent pas à suivre ce rythme imposé, c'est tant pis pour eux. C'est donc une école qui exclut et qui marginalise. FB : Vous avez rapproché les mots "éduquer" et "joie". Comment est-ce que vous y avez pensé ? AV : C'est le sujet de ma thèse. Dans ce cadre j'ai été amenée à visiter des écoles dans lesquelles les enfants et les enseignants sont heureux. Je suis notamment allée à Auroville en Inde (ndlr : ville expérimentale créée par une française en 1968). J'y ai découvert qu'aller à l'école peut être une source de bonheur et de joie. FB : Comment définissez-vous l'éducation alternative ? AV : C'est un univers très mouvant et très changeant en ce moment et dieu merci ! Nous sommes dans une période de mutation et cela investit tous les domaines dont l'éducation. Cet univers est en train justement de sortir de l'alternatif et ça c'est très important. Il y a de plus en plus d'écoles nouvelles qui utilisent des pédagogies particulières comme Montessori, Freinet et Steiner comme base. FB : C'est encore très marginal ?  AV : J'enlèverais le "très". C'est marginal, oui, et de moins en moins. Il y a par exemple de plus en plus de parents qui n'envoient pas leurs enfants à l'école. Ils font l'école à la maison. On peut trouver tous les outils pour cela très facilement notamment sur Internet. FB : Comment mesure-t-on la réussite d'une méthode ? AV : Il faudrait se mettre d'accord sur la réussite. Quand vous avez en face de vous quelqu'un qui est bien dans sa peau, c'est une réussite. Les diplômes arrivent après. Donc si vous avez un être humain heureux d'être au monde, bien avec les autres, c'est une réussite. C'est quoi le bon élève ? Doit-on se demander si un élève est bon ou s'il est un bon être humain ? Les méthodes d'éducation alternatives portent une attention au développement de toutes les dimensions de l'être humain. Même la dimension spirituelle. FB : Le reproche que l'on peut faire à ces écoles est d'être peu accessibles car chères ? AV : Oui en effet. En Inde certaines écoles Montessori sont gratuites. FB : Pensez-vous que l'école évoluera vers ces éducations alternatives ? AV : Je suis assez confiante, oui. L'Education Nationale évoluera. Le "mammouth" ne s'effondrera pas. L'éducation du futur sera quelque chose de beaucoup plus riche. Ce sera original, les parents auront plus de choix. Ce sera un peu comme les différents modes de vie. Je crois que l'avenir sera à la richesse des choix. C'est déjà une tendance et pas seulement en France. En Angleterre par exemple une nouvelle loi permet de créer une école comme on veut. Antonella Verdiani a fondé le "Printemps de l'éducation", un collectif de représentants de la société civile, dont l'objectif est d'organiser des rencontres entre les acteurs qui oeuvrent au changement d'éducation. "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux", ed. Actes Sud, coll. Domaine du possible [...]

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CES ECOLES QUI RENDENT NOS ENFANTS HEUREUX, le livre!

... je suis moi même très heureuse de vous présenter mon premier livre grand public, qui sortira dans le courant du mois de septembre, aux éditions Actes Sud : L'une des significations du mot "éduquer" est "tirer hors de", c'est-à-dire soustraire à l'ombre la partie la plus généreuse et la plus ingénieuse des individus pour les accompagner vers leur épanouissement. Atteindre ce but par l'éducation et l'école semble le chemin le plus simple pour faire des adultes responsables, autonomes et libres, engagés dans des parcours de vie choisis plutôt que subis. En France et dans le monde entier, des initiatives éducatives novatrices naissent tous les jours. De plus en plus d'écoles publiques ou privées, à la maison, à la ferme, en communauté, autogérées, démocratiques, ouvertes, libertaires, osent aujourd'hui se détourner d'une conception de l'éducation imposée par les institutions. Partout, des gens s'organisent pour trouver des alternatives au système éducatif actuel : des enseignants qui aiment leur métier et qui, au sein de l'école publique, tentent des expériences épanouissantes ; des parents qui se fédèrent pour créer des écoles dans leur village, des mères qui enseignent leurs savoir-faire traditionnels au sein de l'école de leurs enfants... Des jeunes aussi, qui inventent de nouvelles façons de s'éduquer par l'autoformation ou l'apprentissage par les pairs, comme à la Brockwood Park School en Angleterre ou à Last School à Auroville, en Inde, où ils décident librement d'étudier les matières qu'ils aiment, sans se préoccuper de notions d'évaluations, d'examens ou de niveau scolaire. Ainsi, naissent des mouvements et des courants nouveaux, basés sur des pédagogies alternatives. Si certaines d'entre elles, quoique mal connues, sont relativement familières, comme les pédagogies Steiner, Montessori ou encore Freinet, d'autres se développent et sont à découvrir, comme celle de l'éducation lente (la "Slow School" ou la pédagogie de l'escargot), de l'éducation démocratique inspirée par les idéaux libertaires (EUDEC, Aero, etc.), de l'école à la maison ou de l'instruction en famille... Ce livre, richement documenté, propose un tour d'horizon de toutes ces initiatives éducatives innovantes, en détaillant à la fois la spécificité et l'originalité de chacune d'elles. Conçu de manière pratique, il fournit aux parents, citoyens et enseignants des informations et références pour découvrir des écoles qui replacent l'enfant et son épanouissement au coeur du processus éducatif. http://issuu.com/actes_sud/docs/ces_ecoles_qui_rendent_nos_enfants_heureux?mode=window&backgroundColor=%23222222 [...]

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En feuilletant une revue…

               Je tombe sur un article « La Chinoise, une mère supérieure ? » où il est question d’Amy Chua, une Sino-Américaine mère de deux filles, dont le livre Battle Hymn of a Tiger Mother  (Hymne de bataille d’une mère tigre) a provoqué des nombreuses réactions aux États-Unis et mêmes chez nous.  Dans un ton catégorique, froid et, en apparence, totalement démuni d’ironie, elle nous explique en quoi le modèle éducatif ainsi que le modèle de mère chinoise qu’elle représente, sont supérieurs à ceux que l’on connaît en occident. Dans l’article, elle se fait un plaisir d’égrener la liste d’interdictions qu’elle a imposées à ses deux filles, comme par exemple : « participer au théâtre de l’école et se plaindre de ne pas y participer » ; ou « choisir leurs activités extrascolaires » ; ou encore « jouer d’un autre instrument que le piano ou le violon »...  Ce que cette mère dit est le contraire exact de tout ce que ce je propose. Mais ce qui frappe, ce n’est pas de lire ses argumentations. Non, ce que cet article provoque est le constat d’un monde divisé en deux, avec d’un coté ceux qui partagent son point de vue (ils sont des milliers, et non seulement en Chine), et de l’autre tous ses opposants (des milliers aussi, à en juger des réactions vives qu’elle a provoqué dans les medias du monde entier). Des raisons historiques existent qui font que le modèle éducatif en vigueur en Chine, ne peut pas en principe, se classer parmi les plus « épanouissants » pour les enfants. Faut-il prendre au pied de la lettre le proverbe « Le bonheur issu du bonheur n'est pas le vrai bonheur, le bonheur né de la souffrance est le vrai bonheur» comme un distillé de la philosophie éducative de ce pays ? Ce qui est intriguant dans le fait, est la façon que le cri de cette mère-tigre  a de nous renvoyer à nous - mêmes et notre histoire... Elle ramène surtout à une idée de l’éducation, et de la vie, comme chemin de souffrance ; une idée qui a construit des générations d’enfants pendant des siècles d’une histoire dont nous sommes issus; une idée qui est encore bien enracinée dans notre inconscient collectif à tous.  Personnellement je n’ai pas envie de choisir, comme elle le fait dans le titre évocateur de son livre, la bataille. Mais plutôt de me souvenir des leçons apprises de tous les éducateurs éveillés, parents comme enseignants qui sont à l'oeuvre dans la création d'un monde nouveau : dépasser les divisions c’est aller dans le sens de la joie. Paru sur Clés, Avril-mai 2011 Amy Chua Battle Hymn of a Tiger Mother, Penguin Press, 2011 [...]

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L’école, telle qu’elle est aujourd’hui, elle n’est pas nécessaire….

Je tiens à apporter cette petite nuance sur l'école, (telle qu'elle est aujourd'hui) pour clarifier mes propos, pourtant très bien reflétés dans le corps de l'interview publiée dans le magazine KAIZEN (n°3 juillet-aout 2012). L'école est importante, mais elle n'est pas le seul et unique lieu d'apprentissage. Surtout dans le monde actuel qui offre des multiples occasions d'apprendre et se former, par des experiences éducatives différentes (l'école à la maison, le réseau alternatif, etc.), mais aussi via l'Internet, la télévision, bref, tout ce qui concerne l'éducation informelle. D'où le titre l'école n'est pas nécessaire... [...]

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Montessori, des beaux quartiers aux enfants pauvres de Noisy

 Depuis un an et demi, une trentaine d’enfants de Noisy-le-Grand profitent de la pédagogie Montessori. Objectif : lutter contre la reproduction de l’échec scolaire. Mercredi matin, 10 heures. Chacun de leur côté, une liste de prénoms dans la main, Sylvain Lestien, Morgane Jacinto-Gavira, Agathe Henri et Yveline Picart font du porte-à-porte parmi les bâtiments roses de la cité du Château de France, rebaptisée par ses habitants le « 116 », à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Chacun vient chercher quatre enfants, âgés de trois à six ans, pour les emmener au « pré-pivot » d’ATD (Agir tous pour la dignité) Quart Monde . Sylvain Lestien, animateur dans cette association, explique: « C’est comme au basket : le pivot reçoit et relance. Le pré-pivot prépare au pivot où on veut donner le goût de l’art, de la peinture, de la lecture aux enfants. » Objectif du « pré-pivot » : proposer des activités culturelles selon la pédagogie Montessori pendant une demi-journée, deux fois par semaine, afin d’aider l’enfant à s’adapter à l’école. L’échec scolaire se cristallisant souvent dès le CP, il est important que l’enfant prenne confiance en lui en vivant des expériences positives et en réussissant avant ses six ans. Quatre adultes pour onze enfants La pédagogie Montessori, conçue par le médecin italien éponyme , repose sur les sensibilités et les centres d’intérêt de l’enfant qu’il faut laisser s’épanouir. L’apprentissage se fait à son rythme et en fonction de ses particularités, de façon à ne pas le décourager ou l’ennuyer. Il faut conserver son enthousiasme et qu’il devienne autonome. Cette méthode s’appuie sur son besoin de grandir et d’apprendre. Au « pré-pivot », quatre adultes sont présents pour onze enfants. « Il s’agit de s’adapter au rythme de chacun afin qu’il travaille en fonction des ses envies. Il n’y a pas de programme prédéfini », précise Sylvain Lestien. Ces enfants sont souvent stigmatisés à l’école parce qu’ils parlent moins bien ou parce qu’ils sont moins habiles de leurs mains. L’animateur ajoute : « Nous n’avons pas un objectif d’apprentissage mais plutôt un objectif de construction de la personne. L’enfant doit avoir l’estime de lui-même et bâtir sa relation aux autres. Le but n’est pas d’obtenir un diplôme mais de devenir un homme construit, un citoyen engagé capable de prendre des décisions. A aucun moment il ne doit se sentir jugé, si ce n’est positivement. » Sortir Montessori des beaux quartiers En 2007, des pédagogues de l’Association Montessori France ont commencé à travailler avec ATD Quart Monde. Patricia Spinelli, secrétaire de l’Association Montessori France et directrice de l’Institut supérieur Maria Montessori , retrace : « L’idée est née en 2005, au moment des émeutes dans les banlieues. L’Association Montessori France a décidé de sortir cette méthode des beaux quartiers pour aider les jeunes. Elle a alors contacté plusieurs associations, dont ATD Quart Monde. » Depuis un an et demi, l’association expérimente donc cette méthode, qui vient en renfort de l’école, avec une trentaine d’enfants les mercredis et les samedis. Ils viennent tous d’une famille défavorisée qui a connu l’errance et qui a été relogée dans la cité du « 116 ». Au total, ce sont une cinquantaine de familles qui ont perdu un logement dans le passé ou qui n’en ont jamais eu. Des foyers blessés qui doivent se reconstruire. Dans cette cité, 120 enfants ont moins de quatorze ans. Sylvain Lestien détaille : « La misère se transmet souvent de génération en génération. L’école pourrait casser cette chaine mais beaucoup d’enfants des familles très pauvres y sont en échec. C’est dur de travailler à l’école quand on s’y sent mal parce qu’on a honte de l’endroit où on habite ou honte de ses vêtements. C’est également difficile quand les parents ne s’y investissent pas du tout parce que, étant jeunes, ils y ont trop souffert ou parce qu’ils ne peuvent pas aider leurs enfants à faire leurs devoirs. » L’objectif est de soutenir la famille et de travailler avec elle pour le bien-être de l’enfant. Avec une méthode utilisée majoritairement en école privée hors contrat en France, faute de financements par l’Etat. Cette pédagogie correspond aux préceptes d’ATD Quart Monde qui mène des actions culturelles en faveur des plus démunis. Pour le père Joseph Wresinski , fondateur de l’association en1957, la culture était la clé pour que ces familles sortent de la misère. Atelier couture ou pelage de pommes Arrivés au « pré-pivot », les enfants choisissent eux mêmes ce qu’ils vont faire pendant deux heures. Du côté du coin « jeux », les enfants ont l’embarras du choix : livres, ardoises, jeux en bois, lettres, cubes de différentes tailles... le but est de les préparer à l’apprentissage de l’écriture et des mathématiques. A côté, une salle ronde baptisée « salle de vie pratique», propose des plateaux de vaisselle, un arrosoir... Les enfants peuvent faire de la mousse, transvaser de l’eau d’un récipient à un autre. Comme des grands. Nawel, 4 ans, nettoie des chaussures à l’aide d’une brosse et de la cire pendant que Jahnyce, 6 ans, coud. Dans la cuisine, Obed épluche des pommes. Sylvain Lestien souligne : « A cet âge, ils ont envie d’imiter leurs parents. Il faut qu’ils puissent le faire pour de vrai parce qu’on apprend en faisant. Le but, c’est qu’ils soient autonomes, qu’ils prennent confiance en eux et qu’ils sentent que les autres leur font confiance. » Une des particularités de cette méthode est le mélange des âges. Les plus jeunes apprennent en regardant les grands et les plus âgés apprennent en expliquant aux plus petits. L’enrichissement est mutuel. « Reda commence à s’exprimer un peu » Pour le moment,c’est un « projet pilote », selon Sylvain Lestien. Les accompagnateurs et les bénévoles n’ont pas suffisamment de recul pour s’assurer de l’efficacité de cette méthode. « Ce qu’on permet aux enfants de vivre dans leur petite enfance, on espère que ça portera ses fruits dans leur vie d’adulte », insiste l’animateur. Déjà des progrès sont visibles. Morgane Jacinto-Gavira, devenue bénévole à la suite d’un stage effectué à ATD Quart Monde, sourit : « Je vois des évolutions chez des enfants qui s’expriment de mieux en mieux. Il y a un petit garçon de cinq ans qui ne prenait jamais de crayons car il n’arrivait pas à les utiliser. Maintenant, il dessine tout seul. Il est fier de nous montrer ses requins et ses dinosaures. » Sandrine Pereira est responsable de la petite enfance au centre d’hébergement et de réinsertion sociale d’ATD Quart Monde de Noisy-le-Grand : « Nesta , 5 ans, est un bon exemple. Avant, il courait dans tous les sens. Il était incapable de se poser. Au bout de trois semaines, il a réussi à rester immobile pendant quinze minutes devant des lettres rugueuses. » Linda est la maman de Reda, 3 ans. Le petit garçon va au « pré-pivot » depuis septembre. Elle aussi a pu constater les progrès faits par son fils : « Reda ne parlait pas car il avait fait un blocage suite à la naissance de sa petite sœur. Maintenant, il commence à s’exprimer un peu. »  Reste à savoir ce qui des progrès relève de la méthode Montessori en tant que telle, ou de l’attention apportée à ces petits. « Il ne faut pas oublier que les enfants évoluent aussi à l’aide de l’école et de leurs parents », rappelle Evelyne Picart, bénévole à ATD Quart Monde depuis vingt ans. Liens noisylegrand.fr | Ville de Noisy-le-Grand: Accueil | http:// bit.ly/JeLLQH atd-quartmonde.fr | http://bit.ly/jQT4CE psychologies.com | La pédagogie Montessori, c’est quoi ? |Psychologies.com | http://bit.ly/JeLLQJ psychologies.com | Maria Montessori | Psychologies.com | http://bit.ly/JeLNYM montessori-france.asso.fr | L’Association Montessori de France et L’Institut Supérieur Maria Montessori | http://bit.ly/JeLLQM montessori-france.asso.fr | L’Association Montessori de France et L’Institut Supérieur Maria Montessori | http://bit.ly/JeLNYQ atd-quartmonde.fr | Joseph Wresinski (1917-1988) - Mouvement ATD (Agir Tous pour la Dignité) Quart Monde France | http://bit.ly/JeLLQN Article et photos de Jennifer Delrieux pour RUE89- 14/05/2012  http://www.rue89.com/2012/05/14/montessori-des-beaux-quartiers-aux-enfants-pauvres-de-noisy Merci à Aline PIRES, éducatrice Montessori et bénévole à ATD Quart Monde de me l'avoir transmis! [...]

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Programme d’été

Stages, formations, conférences...  Eduquer à la joie 29 Juin : Diner - rencontre Joie d'être au restaurant "Le puits des légumes", 18 rue Cardinal Lemoine, 75005 Paris, (19h30 - 23h).  Contact: gisele.gendron@yahoo.fr  30 Juin : Atelier Eduquer à la joie en co-animation avec Evelyne Girard dans le cadre des Dialogues en humanité de Roanne (14h-16h, cour d'honneur du Lycée Jean Puy).  Programme: http://www.agglo-grandroanne.fr  6-7-8 Juillet : Témoignage/débat L'éducation comme émancipation et joie de vivre le 7 juillet de 18h à 19h dans le cadre des Dialogues en humanité de Lyon au Parc de la Tête d'Or.  Programme : http://dialoguesenhumanite.org 9-10 Juillet : Stage Eduquer à la joie à Saint Martin en haut (Mairie) . Programme: http://www.grainedecole.com 10 Juillet : Conférence Eduquer à la joie à 20h à Orliénas.  Programme: http://www.grainedecole.com ...pour un été joyeux! [...]

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Rencontre Nationale du Réseau pour l’Education Démocratique, Rimini, Italie, 26-27 mai 2012

Incontro Nazionale della Rete per l'Educazione Libertaria   Rimini, 26-27 maggio 2012 Si terrà  a Rimini da sabato 26 e domenica 27 Maggio 2012  il Quarto Incontro Nazionale della Rete per l’Educazione Libertaria. Ci troveremo per due giornate di intenso confronto riflessione e discussione su argomenti e problematiche relativi all’educazione libertaria e alle scuole democratiche, in Italia e nel mondo. L’appuntamento è fissato per sabato 26  alle 15 presso il camping Maximum di Rimini in Viale Principe di Piemonte 57.  L’incontro finirà domenica 27 maggio nel pomeriggio. PROGRAMMA DELL’INCONTRO Sabato 26 maggio ore 15.00: Saluti e introduzione alla giornata (a cura di Ass. Zero in condotta e Gabriella Prati) ore 15.45: Intervento/intervista ai genitori e agli insegnanti della scuola democratica Kapriole - Friburgo, Germania (a cura di Irene Stella) ore 16.30: Pausa caffé ore 17.00: Avvio dei Gruppi di lavoro: Presentazione EUDEC – rete europea per l’educazione democratica (moderatori Colin Hirsch e Marco Murdolo) Come la ricerca universitaria affronta l’educazione libertaria (moderatrici Ilaria Milanesi e Sara Gioia) Discussione sull’educazione libertaria a partire dal libro “Liberi di imparare” (moderano gli autori Francesco Codello e Irene Stella) Il ruolo dell’insegnante in una scuola democratica (modera Marina Noussan, insegnante della scuola Kapriole di Friburgo) ore 19:00: Chiusura dei gruppi di lavoro e condivisione conclusioni ore 20:00: Cena dalle 21:00: Balli, chiacchiere, canti, risa, sonno Domenica 27 maggio ore 8.00: Colazione ore 9.15-11.00: Avvio dei Gruppi di lavoro – prima parte: La quotidianità in una scuola democratica - Proiezione documentario Kapriole Essere genitori libertari (modera Francesco Codello) Educazione libertaria e scuola statale: perché e come? (modera Maurizio Giannangeli) Realtà in partenza o partite, spazio per confronto e scambio di esperienze (moderano Gabriella Prati – Saltafossi e Giulio Spiazzi – Kiskanu ) La scuola che vogliamo (interventi/testimonianze di bambine/i & ragazze/i delle scuole libertarie) ore 11.15-13.00: Avvio dei Gruppi di lavoro – seconda parte: Riflessioni su natura e tecnica nell’educazione libertaria (modera Filippo Trasatti) Esperienze di scuole libertarie in altri paesi (modera Antonella Verdiani) Il ruolo dei genitori nelle scuole libertarie (moderano i genitori di Friburgo) Philosophy for children: una possibile esperienza di pensiero libero (modera Silvia Bevilacqua) ore 13:00: Pranzo ore 14:30: Conclusioni e saluti (modera Francesco Codello) Chiusura gruppi di lavoro, condivisione conclusioni e presentazione del sito della rete Sono previste pause caffè nell’ arco della giornata e uno spazio gioco per bambini. CONTATTI Per informazioni sull’incontro scrivere a incontronazionale@educazionelibertaria.org. [...]

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Les voies de la résiliance

...la (belle) photo!  Le 4 juin 2012 on fêtera la sortie du dernier livre collectif auquel j'ai participé  (avec le chapitre "Le bien-être des enfants à l'école):  Les voies de la résilience  sous la dir. de Carine Dartiguepeyrou, Préface d'Ervin Laszlo,  Avant-Propos d'Edgar Morin  aux Editions L'Harmattan - Recherches & Prospective.  Ce livre regroupe les contributions de Mathieu Baudin, Danièle Darmouni,  Carine Dartiguepeyrou, Vincent Devictor, Jean-Claude Devèze, Philippe Durance,  Jean-Baptiste de Foucauld, Thierry Gaudin, Ervin Laszlo, Edgar Morin,  Michel Saloff-Coste, Charlotte de Silguy, Antonella Verdiani, Patrick Viveret. Venez donc nombreux tisser les chemins de la Voie! le 4 juin 2012 de 8h30 à 18h00  au Forum 104 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris  Quelles sont les tendances à venir dans un monde en mutation ? Quelles sont les solutions d'avenir, les actions à entreprendre ? La résilience met l'accent sur la réaction en cas de choc, la capacité de transcender une difficulté et de se transformer.  Ce livre met en lumière ces chemins qui demandent créativité et réinvention de notre part, c'est un appel à la conscience planétaire et un hymne à notre interdépendance avec le monde du vivant. Cette journée cherche à contribuer à ce mouvement qui paraît aujourd’hui inflexible, celui de la métamorphose.  La résilience met l’accent sur la réaction en cas de choc, la capacité de transcender une difficulté et de se transformer.  ISBN : 978-2-296-97026-7 • mai 2012 • 204 pagesPrix éditeur : 21 € 19,95 € / 131 FF [...]

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Bon voyage, Michel!

Etonnée, choquée, surprise... je ne sais pas quoi dire à la nouvelle du départ de Michel Valentin, hier matin. Je tiens seulement à le remercier, avec sa compagne Isabelle Peloux, de cette magnifique oeuvre qui sont les Amanins, où j'ai eu le privilège de me rendre tout récemment : un lieu plein de vie et de force, tout comme lui. Bon voyage Michel! 14 Mai 2012 La Drôme a perdu un homme hors du commun, qui avait donné un sens à sa vie avec l’écologie « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort tragique et prématurée de Michel VALENTIN lors d’une randonnée au pied des Trois Becs. Mes premières pensées et toutes mes condoléances vont à sa famille. Michel VALENTIN était quelqu’un d’extraordinaire, qui n’avait pas hésité à changer sa vie pour lui donner un sens. C’est en créant ce lieu magnifique des Amanins qu’il a permis à des milliers de gens, toutes générations confondues , de se rencontrer, d’apprendre, d’expérimenter, d’échanger des idées sur l’écologie, et notamment sur sa mise en œuvre avec l’agriculture biologique et locale. C’est une lourde perte pour nous tous, en Drôme et au délà. Je souhaite lui rendre hommage et la meilleure façon de le faire sera de continuer à porter ses idées et à faire vivre le lieu des Amanins comme il a su si bien le faire. » Communiqué de Michèle RIVASI Michel Valentin meurt au pied des trois Becs Ce dimanche au petit matin, un randonneur d’une cinquantaine d’années-originaire de la Roche-sur-Grâne- est décédé au pied du Veyou (1589m). Il était accompagné de son fils lorsqu’il a été victime d’un malaise. Un hélicoptère du Samu, dépêché sur place, n’a pu atterrir, les rafales de vent mettant l’équipage en danger. Les sapeurs-pompiers sont parvenus sur le site de l’accident en 4x4, mais ne sont pas parvenus à le réanimer. Le Dauphiné Libéré Michel Valentin, directeur des amanins par femininbio-com [...]

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Non, l’école n’est pas indispensable…

L‘éducation, hors des sentiers scolaires L‘école est l’institution centrale du système éducatif et le lieu d’instruction par excellence. Mais peut-on apprendre en dehors des salles de classes? Portraits de ces apprenants non scolarisés, qui ont fait le choix de s’instruire ailleurs et autrement. Allemagne : plan de sortie du système éducatif Dale J. Stephens a quitté l‘école vers l‘âge de 11 ans. Fort d’une série d’expériences diverses, il crée à 20 ans le mouvement social Uncollege. L’idée fondatrice : le diplôme n’est pas l’unique clé de la réussite. A Berlin, un projet similaire a vu le jour. Intitulé Playducation, il propose des méthodes d‘éducation alternatives. dalejstephens.com *France : la famille Stern * André Stern n’a usé son pantalon sur les bancs d’aucun établissement scolaire et c’est aujourd’hui sa fierté. Une fierté inébranlable, pour preuve : lorsqu’ on lui a demandé, à l’armée, de cocher la case “analphabète”, il s’en est à peine offusqué. Arno, le père, est le créateur du “Closlieu” à Paris. Accueillant des enfants d‘âges divers, cet espace est un havre d’expression personnelle sans contrainte ni compétition, en marge de ce qu’Arno Stern caractérise de “pollution scolaire” . andrestern.com *Etats-Unis : vers un enseignement libre et ludique * Le nombre d’enfants bénéficiant d’une instruction à la maison est estimé à plus d’un million dans le monde. Chez les Emerson, famille qui se revendique éduquée plutôt que diplômée, l’apprentissage est guidé par les choix et les motivations des enfants. The Albany Unschoolers www.naturalchild.org sandradodd.com Unschooling Sudbury Education [...]

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DES ECOLES DIFFERENTES DANS LE MONDE

DES ECOLES "DIFFERENTES" DANS LE MONDE 3 Reportages de la chaine TV "Euronews Learning World" en collaboration avec WISE Grande-Bretagne - Ecole Summerhill - Liberté individuelle dans l'apprentissage  Italie - Méthode Réggio (école maternelle Diana) - Enseignement proactif (l'enfant pose sa demande de savoirs) Inde - Ecole Rishi Valley (créée par Krishnamurti en 1926) - Créer des hommes bons [...]

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Eduquer pour élever les consciences… Bâtir l’école de demain !

les photos du stage  du mercredi 18 avril 2012 à partir de 17H00 au lundi 23 avril 2012 jusqu'à 14H30 Forum"Ecologie et Coopération" :  EDUQUER POUR ELEVER LES  CONSCIENCES  Si nous réfléchissions ensemble à ce qui est important à transmettre en éducation dans l’urgence écologique actuelle Les questions suivantes emergent : Quels savoirs ? quels savoir-être ? Quels savoir faire ? Un séminaire d’intelligence collective UNIQUE dédié aux professeurs, enseignants, éducateurs et citoyens parents accompagné par > Isabelle PEL0UX (Fondatrice et directrice de l’école du Colibri)  > Pierre RABHI (Philosophe paysan)  > Marc VELLA(Pianiste, écrivain, voyageur)  > Antonella VERDIANI (Docteur en science de l’éducation - ex  fonctionnaire UNESCO)  > Henri DAHAN(Délégué général de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf)  > Roswitha LANQUETIN (Co-Fondatrice et Animatrice UNIPAZ France) Avec en plus un concert de Marc Vella et Morice Benin le dimanche 22 avril pour fêter la journée internationale de la TERRE >>> Télécharger le programme du forum >>> Télécharger la fiche d’inscription Inscrivez-vous à la newsletter des Amanins pour rester informé. http://www.lesamanins.com/IMG/pdf/Forum_Eduquer_Amanins_2012.pdf [...]

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