Nous pouvons changer le monde par l’éducation !

Dans le cadre du Sommet de l’éducation “Apprendre et grandir dans la joie” du 24 avril au 1° mai 2021, je vous propose mon webinar:

Nous pouvons changer le monde par l’éducation ! Exploration avec une globetrotteuse de l’éducation à la joie 🙂

le Samedi 24 avril 2021 (l’heure vous sera communiquée dès l’inscription)

Le Sommet de l’Éducation est un festival de découvertes, d’inspiration et de partage ! Nature, créativité, philosophie, coopération, CNV, projets, démocratie… Écoles innovantes pour tous, inspirations internationales, IEF, pédagogies alternatives.. 

Des outils et réflexions pour une enfance heureuse et des parents & enseignants détendus !

Des ateliers à partager avec vos enfants, des interviews, des témoignages… le tout, directement chez vous ! Une trentaine d’experts, enseignants, chercheurs, professionnels, au service de l’enfance. Pour vous. Pour eux. Pour demain.


Les 24 conférences et les ateliers seront diffusés GRATUITEMENT en ligne du 24 avril au 1er mai 2021. 3 conférences sont délivrées chaque jour, accessibles gratuitement pendant 48h, de même pour les ateliers, à raison d’un par jour.

C’est 100% en ligne, et c’est gratuit.

==> Réservez votre billet GRATUIT en cliquant ici 

Pourquoi cet événement ? 

Si vous rêvez de devenir un mentor inspirant, si vous rêvez d’enfants résilients et joyeux…si vous êtes parfois fatigué(e)s par un quotidien exigeant et l’impression de devoir en faire toujours plus… Parents, enseignants, éducateurs, thérapeutes, professionnels de l’enfance… Ce sommet est pour vous !

24 conférences et une semaine d’atelier pour :

  • S’outiller et vivre un quotidien joyeux
  • Faire des choix éclairés pour l’avenir de nos enfants
  • Trouver de la détente sur leur “réussite”
  • Découvrir des pédagogies et écoles innovantes

==> Découvrez le programme complet ici

Quand ? Du 24 avril au 1er mai. 

Je vous conseille de vous inscrire dès maintenant, cela ne prend que quelques instants et c’est gratuit. Ainsi vous pourrez prendre vos agendas et noter les dates des conférences et ateliers que vous ne voulez pas manquer. 
Vous recevrez une invitation pour le live d’ouverture (le 22 avril) avec plusieurs intervenants spécialistes de l’éducation
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 Réservez ici votre billet GRATUIT !

Au cours de cette semaine de Sommet, vous découvrirez aussi :
Des témoignages et des lives, et bien sûr une communauté Facebook et Instagram pour échanger.

A très vite !

Les pédagogies alternatives : on décode !

Les pédagogies alternatives se sont beaucoup développées depuis quelques années et connaissent un pic de popularité. Mais comment s’y retrouver ? Comment savoir si c’est qu’on veut pour notre enfant ? Comment faire le tri dans tous ces courants ?

Pour avoir des réponses, ou du moins, commencer à réfléchir sur la possibilité d’éduquer différemment nos enfants, voici le podcast SchoolMouv auquel j’ai eu la chance de participer. Il s’agit d’un enregistrement à distance (en ce qui me concerne, vraiment à distance, donc la qualité n’était pas excellente ) sur le thème des pédagogies alternatives, en compagnie de Caroline Sost de Living School, de Marjorie, maman et orthophoniste qui pratique Montessori à la maison, et de Philippe Coste qui a animé ce débat passionnant!

Vous pouvez retrouver le résumé de cet épisode et poser vos questions sur https://leblog.schoolmouv.net

Bonne écoute sur : https://podcast.ausha.co/le-podcast-schoolmouv/les-pedagogies-alternatives-on-decode

OSONS L’ENTHOUSIASME! Coaching et métier d’enseignant

Comment savoir éduquer en accompagnant, devenir celui qui sait qu’il ne sait pas ?

Quand on parle d’accompagnement en éducation, on pense tout de suite aux dispositifs pédagogiques alloués et on oublie qu’on n’a pas le même public ; les enseignants se trouvent, alors, face à plusieurs défis, notamment le repérage des besoins des élèves.

« Le coaching est le métier de l’accompagnement du dialogue entre le client et son coach » on peut lire dans une des définitions du coaching. Qu’est-ce que donc ce métier, qu’il serait mieux appeler un art, partage avec celui de l’enseignant, de l’éducateur au sens large? Qu’est ce que l’enthousiasme enfin, qui est le thème de ce sommet, vient faire là-dedans ?

Beaucoup d’éléments rapprochent, je crois, ces « artistes » qui sont les coaches et les éducateurs, et dont les compétences devraient, j’en suis plus que convaincue, se compléter dans des formations communes (les enseignants notamment en gagneraient beaucoup !). Car la véritable question pour l’enseignant est celle de savoir éduquer en accompagnant, devenir celui qui sait qu’il ne sait pas… tout en sachant !

Que dire enfin de l’enthousiasme, cette « possession » divine qui nous traverse lorsque, accompagnés par ce coach inspirant ou guidés par cet enseignant aimant, nous contactons cette partie de vérité en nous, la nôtre, celle qui nous rend si uniques et si semblables aux autres ?

C’est à ce moment que l’enthousiasme touche la joie d’apprendre, de questionner, de créer… une joie de vivre dont les enfants sont les ambassadeurs en ce monde, mais l’on oublie au fur et à mesure qu’on avance dans les diplômes et l’âge.

La bonne nouvelle est que nous avons le pouvoir de la réveiller à chaque instant si nous en faisons le choix, même à l’école.

Je vous invite donc à voir et écouter ce dialogue entre moi et Sanaâ MIKOU, coach ICF et PCC, qui a organisé en décembre 2020 le premier Sommet du coaching marocain sur le thème « Osons l’enthousiasme! » :

www.insightcoaching.ma et www.coachingnews.ma

Youtube: https: //www.youtube.com/channel/UCqViH_CUG0FTJB8KBd1lmJA/

Sacrée forêt *

La forêt qui se reflète dans l’eau du fleuve Ogooué, Gabon

Cri de détresse, d’alarme… Elle crie, la forêt, et son cri est plus haut que l’aigle qui la survole, plus profond que les racines des ses arbres. Elle dit : « pour le temps qui m’est encore donné, je vous implore, qu’on arrête de me désosser, me dépouiller, de réduire en sang mes membres, de déraciner mes troncs millénaires, détruire la couronne sacrée de ma canopée ! ». Cri de détresse, mais aussi d’éveil pour ceux qui veulent et savent prêter l’oreille. Les mêmes qui, sur la pointe des pieds, le regard tourné vers les cimes, savent écouter le silence. C’est un silence feutré, presque ouaté, rompu selon une partition musicale parfaite, par les cris des oiseux forestiers cachés dans les branches inatteignables.

On rentre dans une forêt comme on rentre dans une cathédrale. Un temple sacré dont les piliers sont les ozigos, les okoumés ou les fromagers avec leurs troncs au diamètre éléphantesque qui abritent des cités de singes et des villages d’insectes.  Mais il y a danger. Par ici, le silence est interrompu par le bruit strident des pelleteuses déracinant ces géants millénaires pour faire place aux plantations des palmes à huile. Par là, les scies mutilent le bois pour charger des camions d’essences rares destinées aux meubles des riches. Ailleurs, le feu brule la forêt et, avec elle, ce sont des siècles de l’histoire de l’humanité qui s’en vont en fumée.

Alors qu’ils pleurent, le cri des arbres est muet pour ceux qui ne savent plus comment les entendre.  Ceux qui ont perdu la connaissance des nos ancêtres, le savoir millénaire dont les anciens nous parlent. Toutes les civilisations traditionnelles, des forêts pluviales d’Amérique du Nord à l’Amazonie, des bois des régions tempérées en Europe à la canopée tropicale, toutes elles se rejoignent dans une culture commune : celle du respect et de l’observance de rituels sacrés pour honorer et remercier les dieux qui vivent dans la forêt. Ces cultures savent que la nature des humains, et donc leur équilibre et leur santé, sont intimement liés à celle des arbres, des plantes, de la mer, de l’eau des rivières, du vent…

Dans une telle connaissance de la nature, comme celle qui vit encore au Gabon et dans toute l’Afrique centrale, le contact avec la forêt est direct. Vivre dans et avec la forêt demande à nous élever, nous encourage à être nous-mêmes, ne pas être un rouage dans une machine, mais à trouver notre propre unicité. Or c’est cette unicité que l’on est en train de perdre actuellement, par un rythme de plus en plus accéléré.

Les enfants sont les premiers a en payer les conséquences : tout comme dans les pays occidentaux, nous assistons à la naissance de générations nées « hors sol » aussi en Afrique, comme ces enfants de Libreville qui n’ont jamais mis les pieds dans la forêt, pourtant si proche.

Je suis la forêt

Dans l’Arboretum de Libreville, Gabon

L’arbre est le symbole de la vie, en perpétuelle évolution. En ascension vers le ciel, il symbolise la verticalité et incarne le cycle de l’évolution cosmique : vie, mort et régénération. Mais également le cycle de la vie humaine avec ses quatre saisons : naissance, jeunesse, maturité et vieillesse.

Par lui, tous les niveaux du cosmos communiquent intimement: les entrailles de ses racines souterraines dialoguent avec la terre où son tronc s’érige vers la lumière qui nourrit ses hauteurs. L’arbre « connaît » le langage entre la terre et le ciel. En ce sens, il nous sert de « passeur » entre ces deux dimensions : c’est pour cela que par lui, dans nos cultures traditionnelles, il est considéré comme le chemin vertical par lequel transitent ceux qui passent du visible à l’invisible. 

Les arbres et la forêt ont eu une grande place dans la vie des gardiennes de la tradition. En tant que femme, je suis une forêt. Tout comme elle, je produis, je donne la vie, je nourris, je porte la charge de ma progéniture. Mais aussi je soigne et je sauve des vies grâce à ses énergies. Ma connaissance vient d’elle. Femme initiée, j’ai pu découvrir quelques uns de ses secrets que je transmets avec amour aux générations nouvelles.

Dans ma lignée de connaissance féminine, je suis la forêt. Car ce sont les femmes qui savent mieux garder et perpétuer ses secrets. En totale symbiose avec elle, si la forêt se meurt, je meurs avec. Et avec moi mourront des milliers d’êtres vivants et des êtres invisibles s’éloigneront également. Peu nombreux sont ceux qui le savent, encore moins ceux qui le croient.

La question : qui es-tu ?

Pendant le rite de passage, l’initiée est placée devant un miroir. Un dernier regard à son ancienne identité avant de renaitre à la nouvelle.

« Qui es tu ? » me demande Grande Manou, ma Grande Mère africaine pendant mon initiation. « Qui es tu? » demande la forêt. Je suis le vent, la pluie, répond l’initié… je suis celui qui comprend le langage de la nature, je suis l’animal poursuivi par le chasseur, le hibou qui chante la nuit, je suis la rivière qui coule, je suis le caméléon qui change, la fleur qui s’épanouit au soleil, le crapaud qui coasse. Je suis la corne de l’antilope qui appelle et rassemble les humains autour du feu.  

« Qui es tu ? » on demandait à Socrate. Il répondait : « je ne sais pas » en créant la surprise dans l’interlocuteur qui lui, croyait tout savoir. Le proverbe africain dit : « celui qui sait, ne parle pas » : savoir qu’on ne sait rien, se taire, ou oser dire « je ne sais pas » sont ainsi des manifestations de grande sagesse universelle. Posée par la forêt, cette question me renvoie à ma propre humilité, à mon humus intérieur.

A mon niveau, je me permets d’ouvrir les portes de la connaissance, c’est une voie vers l’éveil. La rencontre avec les ancêtres se fait dans le temple et dans la forêt : ce sont les retrouvailles avec notre propre âme. La voie de l’âme amène à l’invisible et, à son tour, le monde invisible nous conduit à nous rencontrer dans nos profondeurs.

Tout comme dans la forêt, les dimensions du souterrain, de la terre et de la lumière, se rencontrent dans ce parcours d’union et d’accueil. La forêt veille sur moi et sur nous : elle nous aime.  

  • Ce texte est ma contribution au livre (en cour de publication) de Rose Bernadette Rebienot, Grande Prêtresse Mpongwé du Djembé et du Mabanji féminin. Elle est une grande initiatrice du Bwiti Dissumba. Elle vit à Libreville, au village d’Oyenano qu’elle a elle-même créé avec sa communauté.  

POUR LA LIBERTÉ ET LA DIVERSITÉ PÉDAGOGIQUES

Au nom de la lutte contre l’islamisme radical, Emmanuel Macron a annoncé que l’instruction à domicile serait désormais « strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. L’instruction à l’école sera rendue obligatoire. C’est une nécessité. » Le projet de loi, qui doit être examiné le 9 décembre en Conseil des Ministres, indique que « les enfants de 3 à 16 ans ne pourront plus être instruits à la maison, sauf exception soumise à l’accord de l’administration et accordée pour un an. » Nous, professionnels de l’éducation, parents d’enfants instruits à la maison, membres d’associations, sommes convaincus que l’instruction en famille doit faire partie des options possibles. Avec les différents modes d’éducation alternatifs, elle participe à la richesse et au pluralisme de la citoyenneté française. 

Liste des cosignataires : Gregory David (Responsable de la Communication, association Colibris), Ramïn Farhangi (Collectif Enfance Libre), Muriel Fifils (fondatrice de l’école Caminando, Drôme), Isabelle Peloux (fondatrice de l’École du Colibri, Drôme), Marie-Hélène Pillot (co-coordinatrice de l’association Colibris, membre du réseau « Tous Dehors France »), Sophie Rabhi-Bouquet (fondatrice de l’école la Ferme des Enfants, Ardèche), Caroline Sost (Fondatrice de l’école Living School, Paris), André Stern (auteur, conférencier), Antonella Verdiani (auteure, conférencière, fondatrice du Printemps de l’éducation)

Nous pensons que l’éducation doit permettre à l’enfant la découverte de lui-même, des autres, ainsi que des savoirs et connaissances dont il aura besoin pour s’épanouir dans la société, et pour contribuer à relever les défis du siècle. Une éducation bienveillante, respectueuse et porteuse d’autonomie. C’est une aventure dans laquelle des milliers d’enseignants, de parents et d’enfants se sont déjà lancés, aux quatre coins du territoire. Et ce, sous différentes formes : au sein de l’école publique, dans les écoles privées sous ou hors contrat, ou par l’instruction en famille.

Le courant de l’école à la maison est confidentiel en France, avec environ 50 000 enfants concernés, sur plus de douze millions. Cette pratique légale et rigoureusement encadrée par l’État, depuis la loi Jules Ferry de 1882, est largement méconnue du grand public, certainement du fait de la confusion entre « instruction obligatoire » et « scolarisation obligatoire ».

Les parents qui choisissent ce type d’instruction le font pour différents motifs. La majorité est guidée par la recherche du bien-être et de l’épanouissement de leur enfant, au travers notamment de la mise en valeur de la coopération plutôt que de la compétition ; d’une pédagogie adaptée à leur enfant en particulier ; d’une plus large place accordée à l’éducation à la nature ; du développement des savoirs manuels et de l’autonomie ; et du respect des rythmes d’apprentissage différents selon les enfants.

La grande majorité des parents pratiquant l’instruction à la maison sont attachés aux valeurs républicaines, et les transmettent à leurs enfants : principe de laïcité, respect d’autrui, tolérance… Ils accomplissent, certes différemment, leur devoir d’accompagner les enfants dans leur construction en tant que citoyens. Ils forgent aussi leur esprit critique qui, loin de nuire à leur intégration dans la société, leur donne les clés pour transformer cette dernière — et non la reproduire — vers plus de solidarité, et plus de respect du vivant.

Nous sommes convaincus de la nécessité de lutter contre l’islamisme radical, et nous participons à ce combat contre l’obscurantisme et la violence en inculquant à nos enfants des valeurs d’empathie, de liberté et de non violence. Les dérives totalitaires de certains individus, quel que soit le cadre dans lequel leurs enfants sont instruits, vont à l’encontre de ces valeurs qui nous permettent de faire société. Nous les percevons comme un danger, pour les enfants concernés au premier chef, et pour la société toute entière. Mais aujourd’hui, aucun lien n’est établi entre instruction en famille et radicalisation religieuse. D’après le Ministère de l’Éducation Nationale lui-même, dans son vademecum « Instruction dans la famille »[1] paru en octobre, « les cas d’enfants exposés à un risque de radicalisation et repérés à l’occasion du contrôle de l’instruction au domicile familial sont exceptionnels. »

En visant toutes les familles pratiquant l’instruction à domicile, au nom d’une lutte contre l’islamisme radical, l’État se trompe de cible, tout en faisant fi de leur droit à instruire leurs enfants par eux-mêmes. Nous souhaitons que cessent les préjugés et les amalgames. La France ne doit pas avoir peur des différents modes d’instruction, mais bien plutôt y voir des innovations qui peuvent nourrir le système traditionnel, et qui participent à la richesse et à la diversité de la citoyenneté française.

Nous vous invitons à signer la pétition pour le maintien du droit à l’instruction en famille, dans l’intérêt supérieur de l’enfant, et dans l’intérêt de la République.


[1]  Vademecum « Instruction dans la famille », p38, Ministère de l’Éducation Nationale, octobre 2020. https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Actualites/30/6/VDM_IEF_1338306.pdf


LE KASALA, UN EXERCICE D’IMMUNO-ELEVATION POUR LA SAISON ACTUELLE

En ce moment, pour ma santé, je m’abstiens d’allumer la télé, ou d’écouter la radio (sauf des radios indépendantes), ou d’acheter des journaux. Sur Internet et les réseaux sociaux, je sélectionne soigneusement les sources (et parfois je me trompe aussi) et les informations auxquelles je veux accéder (par ailleurs, je ne suis ni sur Twitter, ni sur Instagram et je réfléchis sérieusement à partir de Facebook). Au cinéma, je ne supporte plus (au sens  physique du terme) aucune scène de violence, celle des l’actualité médiatisée me suffit, pas besoin d’en ajouter davantage.

Et lorsque de parle de « santé » je me réfère surtout à ma santé mentale, de laquelle mon équilibre psychique, psychologique et physique dépendent. Car tout est mis en œuvre pour que moi, vous et nous tous rentrions sous l’emprise de la PEUR. Une fois tombés dedans et devenus ainsi anxiogènes, stressés et carrément malades, nous devenons de plus en plus manipulables, petits et obéissants.

[Parenthèse : Je ne vais pas me lancer ici dans l’arène des commentaires sur l’actualité C*. Par contre j’ai besoin de dire que non seulement je ne suis pas convaincue de ce qu’on nous raconte, mais je me sens même révoltée par l’absence de débat contradictoire sur la question, subtilement gérée de façon à que nous soyons dépossédés de notre capacité de jugement. Et donc de notre souveraineté, de notre sens critique, notre capacité de décider, de nous faire une idée et de l’exprimer … en un mot, de notre LIBERTE’. C’est aussi le moment propice, pour les gouvernants de nos pays de sortir d’autres annonces liberticides, comme celle sur l’instruction obligatoire pour tous, à l’école et non à domicile. Une décision carrément anticonstitutionnelle, qui va contre la Convention des droits des enfants et la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen (art 26) : Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants…]  

A chacun de nous, de prendre position et d’agir en conscience. Car, comme le disait  Viktor Frankl (récemment cité par mon amie Maryvonne Pietri) : « Chaque jour et à chaque instant nous avons l’opportunité de prendre une décision, une décision qui déterminera, si continuer d’être sujet aux mêmes circonstances, comme un jouet dans les mains du destin, ou si agir avec une dignité authentique en écoutant notre vrai « moi ».

Cependant pour agir, je crois que la première décision est celle de ne pas laisser la place à la peur! Il nous faut donc vite booster notre immunité non seulement par des vitamines, mais aussi par la mise en valeur de notre « souveraineté intérieure ». Comment ? Voici une recette qui nous vient directe d’Afrique centrale (où je fais des séjours fréquents) et que je pratique dans mes formations d’adultes, parents ou enseignants, pour qu’ils la pratiquent avec les enfants : le kasàlà ou autolouange.

L’autolouange que je présente ici, sous sa forme auto-panégyrique (la même qui est utilisée par Marie Milis[1] depuis des décennies, elle-même l’ayant apprise du professeur Jean Ngo Semzara Kabuta [2]) est la forme la plus puissante d’IMMUNO-ELEVATION (un antonyme de Immunodépression !) qui va nous aider à booster nos défenses car elle nous  permet de nous affirmer tels que nous sommes, d’exister : elle va révéler « la merveille que je suis».

Mais attention ! Il ne s’agit pas ici de faire un éloge égocentrique ou narcissique de soi-même ! Au contraire, à travers l’autolouange, transparaît une conception particulière de l’homme, selon laquelle il n’existe que par rapport à l’autre. C’est une pratique est universelle et nous enseigne la fierté d’être humain et d’appartenir à l’humanité. Voici comment…

Atelier de femmes animé par Jean Kabuta au Congo RDC

MODE D’EMPLOI 

« Il s’agit, nous dit Marie Milis, d’écrire un texte poétique, en toute liberté, dont la proclamation éveille l’admiration des autres […] : Ouah ! Quelle chance ai-je de connaître celui-ci ou celle-là!»

Il va s’agir d’écrire un texte en « je » et de se décrire avec authenticité, audace et amplification. Dire « je, je suis, moi… » revient à se reconnaître, à se découvrir et à s’appeler à l’existence en énonçant son propre nom. Puis, il faudra, pour le faire vivre et lui donner toute sa puissance, que ce texte soit proclamé devant des autres, condition indispensable à sa réussite.

Prenez un papier. Installez-vous dans un endroit calme, instaurez le silence autour de vous. Donnez-vous du temps : d’un minimum d’un quart d’heure à une demi-heure pour la première fois.

Choisissez une ou plusieurs de vos qualités. Ne mentez pas ; appuyez-vous sur celles qui vous distinguent, les dons que les autres vous reconnaissent, ou que vous vous reconnaissez.

Ne soyez pas modeste ! Exagérez, osez ! Si vous êtes sage, vous êtes le Bouddha ; si vous aimez l’aventure, vous êtes Ulysse ; si vous êtes courageuse, vous êtes la lionne qui défend ses petits…

Vous êtes unique! Amplifiez les images, faites appel à la mythologie, à la nature, aux astres, aux animaux, aux plantes, aux pierres et aux fleurs… laissez libre cours à la fantaisie.

Nommez des héros, mais aussi des personnes normales, de votre famille, de votre entourage, celles qui vous inspirent. Soyez poétique, soyez lyrique, allez chercher des images et des mots dans la mythologie, l’allégorie, les arts, la musique, les chansons, les poèmes, les chefs-d’œuvre. Sachez utiliser l’humour !

Si rien ne vient, amplifiez le néant, décrivez-le, le silence est fécond.

Si quelque chose que vous jugez négatif arrive, dites-le. Nommez les difficultés et amplifiez-les « jusqu’à ce qu’apparaisse au bout de votre plume ce héros que vous êtes qui a survécu à pareille agression d’un sort néfaste », dit Marie Milis.

N’ayez pas peur de vous tromper. L’erreur n’existe pas dans cette pratique ! Enfin, ayez confiance dans votre intuition, elle vous guidera dans ce chemin de descente en douceur au cœur de vous-même.

Pour nous laisser vivre l’essentiel, libérés de nos peurs et de nos freins.


[1] Marie Milis, Souviens-toi de ta noblesse, Le Grand Souffle, 2008. Par cette méthode, Marie Milis, enseignante à la retraite et formatrice, a appris à des centaines d’élèves l’art de créer des liens positifs avec eux-mêmes et avec les autres. Petit à petit, ces jeunes ont osé se regarder avec les yeux de l’émerveillement et sortir d’une logique qui les voulait prédestinés à des vies difficiles déjà tracées à l’avance. 


[2] Jean Ngo Semzara Kabuta, Atelier Kasàlà. Manuel de l’animateur, 2013, http://www.entre-vues.net/ LinkClick.aspx?fileticket=fi6LntUDVXg%3d&tabid=619. Du même auteur Le Kasàlà : une école de l’émerveillement, Jouvence, 2015.

Auroville 2020 (en préparation de 2046…)

Vue sur le Matrimandir et la forêt de la terrasse de Citadines, le jour de Pâques 2020.

Je connais (un peu) Auroville pour y avoir séjourné plusieurs fois, la dernière étant au moment de la pandémie Covid 19, entre mars en mai 2020. Invitée par le pur hasard (!) à passer cette période de confinement planétaire à l’un des endroits que je chéris le plus au monde, celui où je viens me ressourcer l’âme et l’esprit, j’ai découvert une autre Auroville.

J’ai probablement vécu ce que mon amie Débora a décrit dans son récit Auroville 2046 * d’une façon très visionnaire, comme le début de la période d’effondrement de notre civilisation, le géant Goliath de l’empire d’occident terrassé par un coup de fronde du petit David-Coronavirus. Dans ce conte , elle y décrit cette période comme celle, beaucoup plus chaotique, qui va préparer l’exode spectaculaire des habitants des villes, à la recherche d’un nouvel Art d’habiter la terre.

« Nous y voilà. Nous y sommes » nous prévenait en 2008 l’écrivaine écologiste Fred Vargas dans ce texte tout autant visionnaire,[1] que nous avons réécouté en ces jours confinés, y compris à Auroville. Oui, cette fois-ci, nous y sommes pour de vrai, je le crois aussi. Nous sommes à l’aube de celle qu’elle appelle « la Troisième Révolution » dont le programme colossal est « sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde », dit-elle. Un beau programme aussi pour la cité de l’Aurore, qui ne vise dans sa Charte fondatrice, rien d’autre que la solidarité par l’unité humaine.

Peut-être bien que l’Auroville de 2020 se prépare à devenir [2] la cité décrite par Débora en 2046, réalisation du rêve des cinquante mille habitants voulu par Mirra Alfassa, la Mère. Pour moi, le point n’est pas là. Mais il est dans la capacité que ce projet humain a d’exister tel qu’il est aujourd’hui, avec la même –inexplicable et surprenante – force qui l’a fondé en 1968 et qui fera, sans aucun doute, qu’il sera là encore en 2046 et plus. C’est une énergie qui échappe à toute logique de compréhension humaine, donnée sans doute par la force supramentale que ce projet renferme dans ses racines spirituelles, avec la certitude que oui,  un autre monde est possible et réalisable pour ceux qui le veulent.

Alors, me demandent beaucoup d’amis, comment Auroville réagit à la pandémie ? A cette période de transmutation ? Est-ce que le fait d’être au cœur d’un projet né pour expérimenter la transformation interne et externe rend les gens différents, spéciaux, plus spirituels, plus conscients? Je suis désolée de ne pas pouvoir répondre à ces propos car ces deux mois ont d’abord été pour moi une aventure intérieure. Par contre, ce que j’ai pu observer se situe dans la diversité des réactions des Auroviliens rencontrés car sur les 3000 habitants actuels, il pourrait y avoir 3000 réactions différentes.

Parce que rien n’a épargné Auroville 2020 de la foulée de questions, commentaires, réactions de peur ou comportements rebelles, hypothèses complotistes à l’appui, qui a ébranlée la planète entière.  Comme tout le monde. Et comme peut-être d’autres gens sur cette planète, j’ai l’impression que l’occasion a été aussi pour Auroville de saisir cette période comme un temps de reconnexion à soi, de recueillement intérieur. Mais aussi de reconnexion aux autres, dans les actes de solidarité que les Auroviliens ont mis en place pour venir en aide aux villages environnants (et par la même occasion, à moi-même, obligée à un confinement privilégié dans un tel endroit, Merci!).

La Troisième Révolution, celle du cœur, a besoin d’un temps d’incubation nécessaire pour que l’on se retrousse les manches et l’on puisse construire l’Auroville de 2046 partout sur cette planète : découvrir les besoins de ses voisins, devenir solidaires, manger les produits locaux, économiser l’eau, l’énergie, redonner du sens à nos actes, retourner aux fondamentaux… Un temps qui résonne avec le propos d’Auroville, de vivre la spiritualité dans la matière, « faire avec » le plomb du quotidien, du matériel, des tracas, et des problèmes de tous les jours pour le transformer en or, notre or à nous. Et puisque, comme le dit si bien Débora, rien n’est déjà plus normal dans le normal d’autrefois, à Auroville comme ailleurs « rien ne nous empêche de danser à nouveau le soir venu, ce n’est pas incompatible ».[3]


[1] Nous y voilà, nous y sommes ! http://www.yvesmichel.org/nous-y-voila-nous-y-sommes-texte-de-fred-vargas

[2] Ou pas ! Personnellement – et je ne veux pas par là ajouter de la zizanie au conflit entre les « pour » le Master plan et les « contre » des écologistes qui s ‘y opposent- je me demande comment on fera pour tenir un tel monde dans un si tout petit périmètre…

[3] Nous y voilà, nous y sommes ! Voir note 1.

* Auroville 2046 est un conte que Débora Nunes et Pressenza mettent à disposition des lecteurs en 4 langues (espagnol, portugais, français et anglais). A lire et partager.

JOIE! Atelier de danse et d’exploration de la joie en nous

Ces temps-ci, la vie nous oblige de plus en plus à faire des choix déterminants. Nous avons fait celui de la Joie, qui devient ainsi un acte d’insoumission à l’idée que la vie est souffrance. C’est donc la joie de vivre, d’être libres, la joie simple et spontanée que nous avons tous en nous, que nous vous proposons d’explorer pendant cet atelier de danse et parole. Nous vous invitons à cet atelier qui aura lieu le 2 février, fête de la chandeleur, mais aussi du dieu Pan!

Les animatrices:
Antonella Verdiani , avec un doctorat en sciences de l’éducation ayant pour titre “Éduquer à la joie”, elle donne depuis des années des formations sur ce même sujet. Son dernier livre est Renouer avec la joie de l’enfance aux éditions Eyrolles, 2017 https://antonellaverdiani.com

Régine Petit, depuis toujours passionnée par l’intelligence et la sagesse du corps “relié”, sa palette d’enseignements est riche en danse, en éveil spirituel, en lien avec la nature, la vie…

Dimanche 2 février 2020 de 14h30 à 17h30 à l’Espace Villa d’Orléans, 3 Villa d’Orléans, 75014 Paris – M°Alésia
Tarif : 30€ – inscription avant le 05 janvier 2020, 35€ après


Places limitées, inscription souhaitée par sms: 06 25 80 73 28 ou email: info@danse-ta-vie.com

Bienvenue à toutes et tous!