La Joie comme choix d’insoumission

«Éduquer c’est donner aux gens les clés du monde, qui sont l’indépendance et l’amour, c’est offrir leur la force de marcher seuls, du pas joyeux qui est le propre des hommes naturels et libres. »  José Marti

Cela fait un peu plus d’une dizaine d’années que j’ai introduit la notion de joie à coté de celle d’éduquer. J’en ai fait une thèse de doctorat, ensuite l’objet de mes formations à travers le monde, dans un premier temps adressées uniquement à des enseignants et des éducateurs au sens large, puis ouvertes à tous ceux qui osaient faire de la joie un choix de vie.

Après toutes ces années, ce qui est devenu clair en moi, est que ce choix de vie n’était en rien un acte anodin. Non, on ne choisit pas la joie comme on achète un nouveau gadget sur les étagères du marché spirituel. Non, elle ne peut pas devenir non plus l’objet de l’énième méthode de développement personnel, ou du dernier outil de pensée positive en date, encore moins d’une formule magique pour attirer le pouvoir de l’intention. Car la joie est consubstantielle, elle est en nous à notre naissance, elle ne s’invente pas, elle nous accompagne tout au long de la vie comme une partenaire parfois silencieuse, mais elle est là. Toujours et pour toujours.

Et, si vous avez l’impression que vous l’avez oubliée, soyez certains qu’elle n’a pas fait de même. C’est seulement notre perception limitée d’humains affairés et distraits qui nous donne l’impression qu’elle ait disparue à jamais, au milieu de nos vies si semblables, comme le disait Christiane Singer, à « ces chambres mortuaires où s’essoufflent nos vies corsetées dans la norme, toutes occupées à ne pas fleurir, à ne pas rayonner, à ne pas dépasser les limites du possible et de l’impossible ».[1] Faire le choix de la joie devient ainsi un acte d’insoumission (j’utilise bien « insoumission » et pas « résistance » ou « militantisme » pour me détourner également de l’héritage d’un langage guerrier, dont il est grand temps aujourd’hui de se défaire). Je ne me soumets donc plus, j’arrête de me plier au dogme d’une vie tracée à l’avance, réglée par des institutions, l’école en tête, qui n’ont pour mission que de reproduire ce système malade. ….

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[1] Préface au livre de Marie Milis, Souviens-toi de ta noblesse. La pratique de l’autolouange ou l’accouchement du cœur, Le Grand Souffle, 2008.


Une réponse sur “La Joie comme choix d’insoumission”

  1. Sono perfettamente d’accordo
    È propio questa gioia che si trova e si condivide più facilmente con gli italiani nel anima.
    Madre italiana, ho sentito da piccola la differenza o libertà di condividere gioia più facilmente in Italia che in Francia
    Grazie per tutti loro, tutti gli francese capace di rinascere liberi del passato: “autorità”che impedisce di lasciare vivere l’intelligenza o facoltà a essere in gioia, per niente altro che essere in vita
    Sole a tè! Kleio

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