Le facteur « SI » : une balle courbée qui arrête la joie sur son parcours

Le facteur  » SI  » est cette
situation nécessaire qui nous rendrait heureux. Prenons l’exemple, « Si je
rencontre LA personne, je serai complète ». Le problème est le suivant :
jusqu’à ce qu’on libère ce « SI », on ne pourra jamais être complet.
Puis on croit : « Cela veut dire que je dois abandonner mes rêves pour être
heureux ? Je ne veux pas faire ça. À quoi la vie sert-elle sans rêves ? » ; ou
une autre pensée semblable. Et c’est ainsi que le facteur « SI » nous
attrape. Vous voyez, ce n’est pas le résultat visé dont on doit se libérer,
c’est la dépendance au résultat ; c’est le « SI » que l’on veut
laisser aller afin d’être complet.
Notre résistance est notre refus à être
heureux, ou complet – à MOINS QUE l’on obtienne le rêve convoité. C’est comme
si on punissait quelqu’un ou quelque chose, le retenant jusqu’à ce qu’on ait
notre manière de faire. On pourrait aussi bien dire « Je refuse d’être complet
jusqu’à ce que je rencontre LA personne ». Au moins, cette façon de penser a le
mérite d’être plus honnête. Et si on changeait pour dire « Je suis complet et
prêt à rencontrer LA personne. Cette résistance à libérer le rêve, le rêve qui
est le  » SI  » extérieur qui nous rendra heureux – ce refus de laisser
aller la condition pour devenir heureux et complet – voila l’énergie qu’on doit
traiter.
La plupart d’entre nous avons une longue liste
de  » SI  » à compléter avant de devenir complet. Par exemple :
Je serai heureux si je gagne à la loterie.
Je serai complet quand mon corps sera mince,
masculin, féminin, parfait …
Si j’ai un enfant.
Si je divorce.
Si la pluie s’arrête.
Si j’étais plus psychique.
Si je rencontre mon âme sœur.
La liste pourrait continuer ici.
Évidemment, il y a des choses dans notre
environnement, ou manquant dans notre environnement, qui peuvent nous rendre
malheureux. Manque de nourriture, d’eau, d’abris, de chaleur humaine ; tous des
besoins humains de base. Mais le niveau de confort qu’on en retire est
physique. Quelques-uns sont nécessairement pour notre survie ; on ne peut s’en
passer. Ils n’ont pas à être là pour nous, pour que l’on soit heureux ou
complet. Toutefois on a trébuché sur un programme culturel, social ou autrement
appris, et qui nous dit qu’ils sont absolument requis pour notre bonheur. Le
refus de laisser aller ce programme, ce rêve, est ce qui nous empêche
d’accomplir notre plénitude.
Vous voyez : c’est le besoin du rêve ; c’est
le besoin qui nous retient ; pas le rêve lui-même.
Le truc est de ne pas chercher la plénitude à
l’extérieur de soi. Par exemple, au sujet de l’âme-sœur. Il est mieux d’être
heureux et complet, et de vouloir partager le bonheur et la plénitude avec
quelqu’un qui veut aussi partager cette plénitude et ce bonheur avec soi.
Plutôt que d’exiger de quelqu’un qu’il nous rend heureux, ou qui nous offre de
le rendre heureux. Même si ce n’était que par leur seul présence. Ces deux
derniers ne fonctionnent JAMAIS très longtemps.
Une autre balle courbée est dans la
manifestation de croyances dans la culture. On pense que si « je laisse aller
le rêve, je ne pourrai pas le manifester ». Ou, « quand je réalise le rêve,
cela ne me rendra pas aussi heureux qu’il aurait dû ».
Voici l’exemple parfait qui illustre comme
cela fonctionne. Prenons un  » SI « . Pensez au plus gros souhait, au
rêve du  » SI  » de votre vie aujourd’hui. À présent, libérez-le.
Voyez-vous la résistance ? Trouvez-la dans votre corps et, regardez-la. Ne
faites que la regarder. Il s’agit en fait de la résistance à libérer le  »
SI  » qui vous empêche d’accomplir le rêve.
Au fond de soi, on sait qu’il n’y a aucune
influence extérieure qui nous rendra heureux ou complet ; pas pour très
longtemps, de toute façon. Donc quand on a le bonheur rattaché au résultat
visé, on n’atteindra jamais ce résultat.
Un meilleur exercice est, pendant quelques
minutes par jour, fermez les yeux et sautez dans la plénitude et dans le
bonheur. Ne regardez pas ce qui en est la cause ; plutôt, être simplement dans
cet état-là. On peut atteindre cet état en imaginant avoir réalisé notre  »
SI  » . C’est le temps, maintenant. Puis, en ressentant notre bonheur et
notre joie, on libère le  » SI  » ; et fusionnez simplement avec le
bonheur et la joie ressentis, devenant en état de plénitude. Ceci permet à
notre moi supérieur, à l’univers et à la vie de manifester la joie, le bonheur
et la plénitude de plusieurs façons, de toutes les façons ; toujours ; et de
façons qui sont 100 fois meilleures que le  » SI  » dont nous avions rêvé.
Pouvez-vous libérer vos rêves afin de recevoir
quelque chose tellement plus gros que ce que vous pouviez rêver d’obtenir ?
Texte de Inelia Benz : http://www.inelia.com

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